Indridason, Arnaldur - Hypothermie
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Il avait attrapé Maria sous les aisselles pour la sortir du jacuzzi d’un coup sec, l’avait enveloppée dans une couverture, portée à l’intérieur du chalet et couchée sur le sol, au pied du plus gros radiateur. Elle ne présentait plus aucun signe de vie. Il avait commencé à lui faire du bouche-à-bouche et un massage cardiaque. Il savait qu’il avait très peu de temps devant lui. Peut-être l’avait-il laissée trop longtemps dans l’eau. Il lui avait gonflé les poumons d’air, avait écouté son cœur et repris le massage.
Il avait posé son oreille contre sa poitrine.
Le cœur s’était remis à battre, faiblement. Il lui avait frotté le corps avec la couverture et l’avait approchée du radiateur.
Les battements s’accéléraient. Sa respiration s’était remise en route. Il était parvenu à la ramener à la vie. Sa peau n’était plus bleue de froid. Elle avait repris une teinte légèrement rosée.
Soulagé, Baldvin s’était assis par terre et l’avait longuement regardée. On aurait dit qu’elle dormait à poings fermés.
Puis, elle avait ouvert les yeux, un peu désorientée. Elle avait tourné la tête vers lui, l’avait longuement dévisagé. Il souriait. Elle s’était mise à trembler vigoureusement.
– C’est… terminé ? avait-elle demandé.
– Oui.
– Je… je l’ai vue. Je l’ai vue… elle venait vers moi…
– Maria…
– Tu n’aurais pas dû me réveiller.
– Ça a duré plus de deux minutes.
– Elle était… tellement belle, avait dit Maria. Mon Dieu, ce qu’elle était belle. Je… j’avais envie de la prendre dans mes bras. Tu n’aurais pas dû… me réveiller. Tu n’aurais pas dû.
– Il le fallait.
– Tu… n’aurais pas dû… me réveiller.
Baldvin adressa à Erlendur un regard grave. Il s’était levé et se tenait à côté du radiateur au pied duquel il disait avoir allongé Maria quand il l’avait ramenée à la vie après son séjour dans le jacuzzi.
– Je n’ai pas pu la laisser mourir, expliqua-t-il. Ça m’aurait été très facile. Rien ne m’obligeait à la ramener à la vie. J’aurais pu la coucher dans la chambre et elle aurait été retrouvée morte le lendemain. Personne n’aurait rien soupçonné. Une simple crise cardiaque. Mais je n’ai pas pu.
– Quelle grandeur d’âme ! lança brutalement Erlendur.
– Elle était persuadée que la vie se poursuivait dans l’au-delà, reprit Baldvin. Elle disait avoir vu Leonora. Elle était faible à son réveil et je l’ai portée dans le lit. Elle s’est rendormie pendant deux heures. Pendant ce temps-là, j’ai vidé le jacuzzi, je l’ai rincé et j’ai tout rangé.
– Elle a donc voulu partir de manière définitive.
– C’était son choix, répondit Baldvin.
– Et ensuite ? Que s’est-il passé à son réveil ?
– Nous avons parlé. Elle se souvenait très bien de ce qui était arrivé quand elle était allée de l’autre côté, comme elle disait. Ça ressemblait à ce que décrivent généralement les gens : un long tunnel, une grande lumière, vos amis et votre famille qui vous attendent. Elle avait l’impression d’avoir enfin trouvé la paix.
– Tryggvi affirme qu’il n’a rien vu de tout ça. Juste une nuit toute noire.
– Je suppose qu’il faut être en phase, je ne sais pas, répondit Baldvin. En tout cas, c’est ce qu’a perçu Maria. Quand je suis reparti en ville, elle allait très bien.
– Vous étiez venus avec deux voitures ?
– Oui, elle voulait rester encore un peu pour se remettre. J’ai passé la nuit ici et je suis rentré le lendemain, vers midi. Elle m’a appelé le soir, comme vous savez. À ce moment-là, elle était complètement remise de l’expérience et m’a semblé très bien au téléphone. Elle avait prévu de rentrer à la maison avant minuit. C’est la dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles. Elle n’avait pas du tout l’air de se préparer à faire une bêtise. Je n’ai pas pensé qu’elle allait mettre fin à ses jours. Ça ne m’a pas traversé l’esprit.
– Vous ne croyez pas que votre expérience l’a poussée dans cette direction ?
– Je n’en sais rien. Juste après le décès de Leonora, j’avais l’impression que le risque qu’elle en arrive là était réel.
– Vous n’avez pas l’impression d’être responsable ?
– Évidemment… Évidemment que si. Je me sens responsable, mais je ne l’ai pas assassinée. Je n’aurais jamais pu. Je suis médecin, mon rôle n’est pas de tuer les gens.
– Il n’y a aucun témoin de ce qui s’est passé quand vous étiez ici avec Maria ?
– Non, on était seuls.
– Vous allez perdre votre droit d’exercer la médecine.
– Oui, je suppose.
– Mais ça ne vous gêne pas beaucoup puisque vous héritez de la fortune de Maria.
– Vous pouvez penser de moi ce que vous voulez. Ça m’est complètement égal.
– Et Karolina ?
– Comment ça ?
– Vous lui avez dit que vous aviez changé d’avis ?
– Non, je ne lui en avais pas encore parlé… je ne le lui avais pas encore dit quand j’ai appris le décès de Maria.
Le portable d’Erlendur se mit à sonner. Il le sortit de la poche de son imperméable.
– Oui, ici Thorbergur, déclara une voix.
– Qui ça ?
– Thorbergur, le plongeur. J’ai fait quelques petits tours dans les lacs. C’est là que je me trouve en ce moment.
– Ah oui, bonjour, Thorbergur. Je… Excusez-moi, je n’y étais pas, vous avez des nouvelles ?
– Je crois avoir découvert quelque chose qui vous intéressera. J’ai appelé une petite dépanneuse et la police. Je n’ose pas entreprendre quoi que ce soit sans vous.
– Qu’avez-vous trouvé ?
– Une voiture. Une Austin Mini. Il n’y avait rien dans le lac de Sandkluftavatn et je me suis dit que j’allais explorer ceux des environs. Il gelait beaucoup lorsqu’ils ont disparu ?
– Eh bien, ça ne serait pas étonnant.
– Elle a dû monter sur le lac en voiture. Je vous montrerai ça quand vous serez là. Je suis au lac d’Uxavatn.
– Il y avait quelqu’un dans la voiture ?
– Deux corps. Un homme et une femme, enfin j’ai l’impression. Évidemment, ils sont méconnaissables, mais je pense que ce sont ceux que vous cherchez. Thorbergur marqua une brève pause. Ceux que vous cherchez, Erlendur.
35
Alors qu’il roulait vers le lac d’Uxavatn, Erlendur appela la clinique où le vieil homme attendait la mort. Il ne put lui parler directement. On l’informa qu’il n’en avait plus pour longtemps, il n’était pas sûr qu’il passe la nuit. On le mit en relation avec le médecin de garde qui lui expliqua qu’il ne restait au vieil homme que quelques heures à vivre tout au plus, peut-être même quelques minutes. Il était impossible de se prononcer avec exactitude, mais ça approchait à toute vitesse.
La nuit avait commencé à tomber quand il traversa le plateau d’Urdarflöt au volant de sa Ford. Il dépassa Meyjarsaeti, longea le lac de Sandkluftavatn et prit à gauche, vers la vallée de Lundarreykjadalur. Il aperçut une petite camionnette surmontée d’un treuil qui prenait place sur la pointe nord du lac. La jeep de Thorbergur stationnait à proximité. Erlendur gara sa voiture sur l’accotement et s’avança vers le plongeur qui enfilait ses bouteilles d’oxygène et se préparait à descendre, le crochet du treuil à la main.
– J’ai eu de la chance, expliqua-t-il après qu’ils se furent salués. En fait, mon pied à heurté la voiture.
– Et vous croyez que c’est bien eux ?
– En tout cas, c’est bien le véhicule. Et ils sont deux à l’intérieur. J’ai éclairé avec ma lampe et ce n’est pas beau à voir, comme vous devez vous l’imaginer.
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