Indridason, Arnaldur - Hypothermie

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– Vous commencez franchement à me fatiguer, grommela-t-il en fermant vigoureusement la portière. Je suis fatigué de votre putain de harcèlement. Qu’est-ce que vous me voulez ?

Il s’approcha d’un pas décidé vers le policier.

– C’est en repensant à Tryggvi que cette idée a germé, n’est-ce pas ? poursuivit Erlendur, imperturbable. Ce que j’aimerais savoir, c’est comment vous avez procédé pour l’enfoncer dans la tête de Maria.

Baldvin lança un regard assassin à Erlendur qui ne baissa pas les yeux.

– Nous ? Comment ça, nous ?

– Vous et Karolina.

– Vous êtes complètement cinglé ou quoi ?

– Pourquoi ce défibrillateur est-il brusquement pour vous source d’inquiétude ? Il n’a pas bougé d’ici depuis le décès de Maria. Pourquoi est-il si important de le faire disparaître précisément maintenant ?

Baldvin ne lui répondit pas.

– C’est parce que j’en ai parlé à Karolina ? Peut-être que vous avez pris peur ? Peut-être que vous vous êtes dit qu’il fallait vous en débarrasser ?

Baldvin continuait de le fixer sans dire un mot.

– On devrait peut-être aller s’asseoir un moment dans le chalet ? proposa Erlendur. Avant que je n’appelle mes hommes ?

– Quelles preuves avez-vous ? lança Baldvin.

– Tout ce que j’ai se résume à de sérieux soupçons auxquels je meurs d’envie d’apporter confirmation.

– Et ensuite ?

– Ensuite ? Je ne sais pas. Et vous ?

Baldvin garda le silence.

– J’ignore s’il est possible de traduire quelqu’un en justice pour avoir conduit une personne au suicide ou pour l’avoir sciemment poussée à mettre fin à ses jours, reprit Erlendur. En tout cas, c’est ce à quoi vous et Karolina vous êtes livrés. De manière organisée et sans l’ombre d’une hésitation. Probablement l’argent a-t-il joué un grand rôle : il y en a beaucoup et, financièrement, vous êtes acculé. En outre, il y a évidemment Karolina. Il suffisait que Maria meure et vous obteniez tout ce que vous vouliez.

– C’est quoi, ce discours ?

– Ce monde est bien cruel.

– Vous êtes incapable de prouver quoi que ce soit, s’emporta Baldvin. C’est qu’un tas de conneries !

– Racontez-moi ce qui est arrivé. À quel moment ça a commencé ?

Baldvin hésitait encore.

– En fait, il me semble plus ou moins savoir ce qui s’est passé. Si je me trompe, nous pouvons en parler, mais vous devez le faire. Vous n’y couperez pas, malheureusement.

Baldvin se tenait immobile, silencieux.

– À quel moment cela a-t-il commencé ? répéta Erlendur en sortant son portable. Soit vous me le racontez maintenant, soit, d’ici quelques heures, cet endroit grouillera de flics.

– Maria m’a dit qu’elle voulait aller de l’autre côté, déclara Baldvin à voix basse.

– De l’autre côté ?

– Après le décès de Leonora, elle a voulu traverser le grand brouillard, où elle pensait pouvoir retrouver sa mère. Elle m’a demandé de l’aider. C’est tout.

– Le grand brouillard ?

– Il faut peut-être que je vous fasse un dessin ?

– Et ensuite ?

– Entrez, je vais vous parler de Maria si, après ça, vous nous laissez enfin tranquilles, répondit Baldvin.

– Vous étiez au chalet au moment de son décès ?

– Doucement, répondit Baldvin. Je vais tout vous raconter. Il est temps que vous entendiez cette histoire. Je ne veux pas nier ma part de responsabilité, mais je ne l’ai pas assassinée. Je n’aurais jamais pu faire une telle chose. Vous devez me croire.

33

Ils entrèrent dans le chalet et allèrent s’asseoir à la cuisine. Il faisait froid, mais Baldvin ne prit pas la peine d’allumer les radiateurs, il ne prévoyait pas de s’attarder. Il commença son exposé point par point et se montra organisé et clair dans la description qu’il donna de sa rencontre avec Maria à l’université, de la vie commune avec Leonora à Grafarvogur et des deux dernières années de Maria après la mort de sa mère. Erlendur eut parfois l’impression qu’il avait plus ou moins répété son récit, qui lui semblait toutefois convaincant et conforme à sa personnalité.

Baldvin avait une relation amoureuse avec Karolina depuis plusieurs années. Ils avaient eu une brève histoire à l’époque où ils fréquentaient l’École d’art dramatique, mais elle avait tourné court. Baldvin avait épousé Maria. Karolina, quant à elle, avait vécu seule ou en concubinage. Sa plus longue relation avec un homme avait duré quatre ans. Elle et Baldvin s’étaient à nouveau rencontrés et avaient repris leur ancienne histoire dont Maria ignorait jusqu’à l’existence. Ils se voyaient en secret, de manière plutôt irrégulière, mais jamais moins d’une fois par mois. Aucun d’eux ne voulait que leur relation aille plus loin, mais, peu avant que Leonora ne tombe malade, Karolina avait suggéré à Baldvin de quitter Maria pour s’installer avec elle. Il ne s’était pas montré opposé à l’idée. La cohabitation avec la mère et la fille avait sapé les fondations du couple. Il disait de plus en plus souvent à Maria qu’il n’avait pas épousé sa mère et que cela n’avait jamais été dans ses intentions.

Lorsque Leonora était tombée malade, on aurait dit que la terre s’était dérobée sous les pieds de Maria. Sa vie avait changé, tout autant que celle de sa mère. Elle ne quittait pas la malade. Baldvin s’était installé dans la chambre d’amis tandis que Maria dormait aux côtés de sa mère mourante. Elle mit un terme à tous les travaux qu’elle avait en cours, coupa pratiquement les ponts avec ses amis et s’isola à son domicile. Un jour, un entrepreneur de travaux publics les avait contactés. Il avait découvert que Maria et Leonora étaient propriétaires d’un petit bout de terrain à Kopavogur et désirait le leur acheter. Le quartier se développait rapidement et les prix atteignaient des sommets vertigineux. Elles savaient qu’elles possédaient ce bien, mais ne s’étaient jamais imaginé qu’il leur apporterait autant, elles avaient pratiquement oublié son existence lorsque l’entrepreneur était venu leur faire son offre. Le montant qu’il offrait pour le terrain était colossal. Baldvin n’avait jamais vu autant de zéros alignés sur une feuille. Maria n’avait même pas sursauté. Elle ne s’était jamais passionnée pour les biens matériels et il n’y avait désormais plus que Leonora qui l’intéressait. Elle avait chargé Baldvin de la transaction. Il avait contacté un avocat qui les avait aidés à s’entendre sur un prix et sur le mode de paiement, à tamponner quelques documents et à conclure la vente. Tout à coup, ils étaient devenus plus riches que Baldvin n’aurait jamais pu se l’imaginer.

Maria s’était de plus en plus isolée au fur et à mesure que la santé de sa mère se dégradait et, les derniers jours, elle ne quittait même plus son chevet. Leonora voulait mourir chez elle. Son médecin venait régulièrement vérifier la pompe à morphine. Personne d’autre ne pouvait entrer dans sa chambre. Baldvin était assis, seul, dans la cuisine lorsque Leonora avant rendu son dernier soupir. Il avait entendu la longue plainte de Maria et c’est ainsi qu’il avait compris que c’était terminé.

Maria avait fui toute compagnie des semaines durant. Elle avait parlé à Baldvin de l’accord qu’elle avait passé avec sa mère juste avant son décès : Leonora lui enverrait un signe s’il existait ce qu’elles appelaient une vie après la mort.

– Elle vous a donc parlé de Proust ? coupa Erlendur, interrompant le récit de Baldvin qui prit une profonde inspiration.

– Elle était complètement retournée, assommée par les calmants et les psychotropes, et elle a aussitôt oublié qu’elle m’avait avoué cela, précisa-t-il. Je ne suis pas fier de mes actes, certains sont franchement détestables, je le sais, mais c’est trop tard et personne ne peut plus rien y changer.

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