Max Gallo - Le Peuple et le Roi

Здесь есть возможность читать онлайн «Max Gallo - Le Peuple et le Roi» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, fra. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le Peuple et le Roi: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Peuple et le Roi»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le Peuple et le Roi — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Peuple et le Roi», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Et Danton qui, Montagnard, est l’adversaire de Brissot et la cible des attaques girondines, partage ces vues.

« Les limites de la France sont marquées par la nature, nous les atteindrons des quatre coins de l’horizon, du côté du Rhin, du côté de l’Océan, du côté des Alpes. »

Mais c’est Brissot qui va le plus loin, réaliste croit-il, cynique en tout cas lorsqu’il écrit :

« Nous ne pourrons être tranquilles que lorsque l’Europe, et toute l’Europe, sera en feu. »

Mais Danton et Brissot en même temps qu’ils prononcent ou écrivent ces mots d’intransigeance, de guerre et d’expansion française, sont l’un et l’autre proches de Dumouriez qui a négocié avec le duc de Brunswick.

Le général a été l’homme des Girondins. Il a fréquenté le salon de Manon Roland.

Et Danton pourtant fait à la Convention l’éloge de « Dumouriez qui réunit au génie du général l’art d’échauffer et d’encourager le soldat ».

Et, en même temps, Danton qui pérore en exaltant « l’insurrection générale contre les rois » envoie à Londres des émissaires chargés de corrompre les ministres anglais afin que l’Angleterre reste en dehors du conflit !

Discours guerriers d’un côté, à la tribune de la Convention et à celle des Jacobins, et tractations secrètes de l’autre.

Et Danton qui condamne les rois, et se présente comme l’un des fondateurs de la République, dit à Louis-Philippe, ci-devant duc de Chartres, fils de Philippe Égalité ci-devant duc d’Orléans :

« Renfermez-vous dans votre métier de soldat sans vous occuper de nos actes et sans faire de la politique… Emportez ces conseils à l’armée ; ils sont dictés par un intérêt sincère. Gravez-les dans votre mémoire et réservez votre avenir. »

Louis-Philippe, en entendant Danton, l’a regardé étonné : le conventionnel Danton, le ministre de la République, lui fait comprendre que ce régime sera provisoire, et que la monarchie demain peut renaître avec un roi issu des Orléans !

Marat, hanté par l’idée de complots aristocratiques, pressent cette ambiguïté, ce double jeu de Danton, comme l’étrange conduite des opérations par Dumouriez après Valmy. Et il condamne l’amitié des Girondins pour le général.

La plupart des ministres et des députés sont à ses yeux des suspects. Et Marat l’écrit. Dénonçant la politique équivoque de Dumouriez, il prophétise : « Cent contre un que Dumouriez s’enfuira avant la fin de mars prochain. »

Il lui reproche d’accuser des volontaires parisiens qui ont, à Rethel, massacré quatre émigrés français qui avaient déserté les rangs prussiens.

Ces volontaires commandés par l’entrepreneur Palloy – le « démolisseur de la Bastille » – sont désarmés, conduits sous escorte à la forteresse de Cambrai. Et la Convention approuve ces mesures.

« Il y a un dessous des cartes dont il faut connaître le fond », dit Marat à Dumouriez.

Il rencontre le général à Paris, à une soirée donnée chez Talma, le comédien. Marat, dans les salons de l’hôtel particulier de la rue Chantereine, croise une « douzaine de nymphes légèrement vêtues » dont la présence doit distraire le général et les autres invités.

Marat, le visage crispé par un sourire méprisant, toise Dumouriez, poursuit :

« Qui persuadera-t-on que douze cents hommes, des volontaires patriotes, se livreraient à des excès sans motifs ? On dit que les prisonniers massacrés étaient des émigrés. »

« Eh bien, Monsieur, quand ce seraient des émigrés ? » répond Dumouriez.

« Les émigrés sont des rebelles à la patrie, et vos procédés envers les bataillons parisiens sont d’une violence impardonnable. »

« Oh, vous êtes trop vif, Monsieur Marat, pour que je parle avec vous », dit Dumouriez en s’éloignant.

Marat voit les sourires, entend les ricanements des invités.

L’un d’eux – un acteur – fait le tour de la salle avec une cassolette de parfums et « purifie » les endroits où Marat est passé.

Et la fête reprend.

Marat est persuadé qu’une « machination secrète est tramée par Dumouriez et la clique girondine ».

Le massacre des quatre déserteurs émigrés par des volontaires parisiens n’est que l’un des engrenages du « complot » qui vise à isoler, à déconsidérer les sans-culottes parisiens, qui sont la « pique » de la Révolution.

D’un côté, on fait adopter, voter par la Convention, un décret qui indique que les émigrés capturés les armes à la main sont hors la loi, et doivent être exécutés dans les vingt-quatre heures.

Et de l’autre, on désarme le bataillon de volontaires qui a fait justice de quatre émigrés qui avaient combattu aux côtés des Prussiens !

Double jeu à nouveau ! s’écrie Marat.

Il dénonce la volonté de la majorité de créer une garde fédérale pour la Convention, composée de fédérés qui dans les départements seront « triés » par les Girondins. Et les premiers arrivés ont déjà manifesté en criant qu’il fallait mettre les têtes de Marat, de Danton et de Robespierre au bout d’une pique. Et on a même entendu scander : « Pas de procès au roi. »

Voilà le complot qui veut étrangler la République !

Marat tente de se faire entendre.

Il demande la parole, mais lorsqu’il monte à la tribune de la Convention, on l’insulte. On dénonce « cet agitateur dont le nom seul fait frémir d’horreur ».

Marat est un « porc-épic » qu’on ne peut pas seulement toucher des doigts.

« S’il parle à cette tribune, il faut qu’après lui elle soit purifiée ! »

Il se défend, il crie : « Voulez-vous m’égorger ? Égorgez-moi ! »

Mais il doit quitter la Convention, se terrer chez lui. Les nouveaux fédérés défilent devant sa demeure, menacent de l’incendier, et d’envoyer Marat à la guillotine.

Tout le monde l’accable.

Danton, pourtant attaqué sans cesse par des Girondins, qui exigent qu’il rende des comptes et l’accusent d’avoir dilapidé à son profit les centaines de milliers de livres qui lui ont été versées quand il était ministre, déclare :

« Je n’aime pas l’individu Marat. Je dis avec franchise que j’ai fait l’expérience de son tempérament : non seulement il est volcanique et acariâtre mais insociable. Après un tel aveu qu’il me soit permis de dire que moi aussi je suis sans parti et sans faction. »

Il n’y a que Camille Desmoulins qui ose murmurer lorsque Marat passe près de lui, en descendant de la tribune de la Convention : « Pauvre Marat, tu es de deux siècles au-delà du tien ! »

C’est donc aussi le temps des haines en ces mois d’octobre et de novembre 1792.

Danton démissionne de son poste de ministre. Il tente de prêcher la réconciliation entre Girondins et Montagnards.

« Il ne peut exister de factions dans une République, dit-il. La fraternité seule peut donner à la Convention cette marche sublime qui marquera sa carrière. »

Mais il devient aussitôt suspect aux yeux de Robespierre, de Saint-Just, de « la crête de la Montagne », qui domine aux Jacobins.

Robespierre obtient qu’on exclue Brissot du club, et les Girondins derrière Brissot quittent les Jacobins.

Ces luttes épuisent.

Danton, élu président des Jacobins, n’est guère présent aux séances. On le voit, entouré de jeunes femmes vénales, fréquenter les restaurants à la mode.

Puis il disparaît, durant plusieurs semaines.

On le dit malade, abattu, atteint de cette dépression qui affecte par périodes tous ceux qui sont plongés dans ce tourbillon révolutionnaire, dont ils sentent bien qu’ils ne peuvent le maîtriser, et qu’à tout moment ils peuvent en être submergés.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le Peuple et le Roi»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Peuple et le Roi» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le Peuple et le Roi»

Обсуждение, отзывы о книге «Le Peuple et le Roi» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.