Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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Il se lève à sept heures. Il prie Dieu jusqu’à huit, s’habille en même temps que le dauphin, monte déjeuner chez Marie-Antoinette en famille. Puis leçons pour les enfants jusqu’à onze heures. Promenade si les gardiens l’autorisent, « dîner », jeu de tric-trac et de piquet. Louis après se retire, pour dormir, attendre six heures, où il reprend son enseignement, jusqu’à l’heure du souper à neuf heures du soir.

Louis se couche vers onze heures.

Il se refuse à commenter les événements, parce qu’il veut conserver son impassibilité, ne pas s’épancher et ne pas montrer ses faiblesses, tenter ainsi de rassurer Marie-Antoinette, digne, mais succombant à des accès de désespoir.

Quand, le 21 septembre, Louis entend des sonneries de trompette, des roulements de tambour, des cris de « Vive la nation ! », il ne lève même pas la tête.

Tout à coup, le silence, et une voix qui déclame :

« La Convention nationale réunie vient de décréter que la royauté est abolie en France. »

Ce 21 septembre 1792 est un vendredi, jour maigre, mais au nom de l’égalité, on refuse à la famille royale de lui servir du poisson ou des légumes.

Vers midi, douze commissaires envoyés par les députés de la Convention réunis aux Tuileries sont venus informer l’Assemblée législative, qui tient séance salle du Manège, qu’il s’agit là de la dernière et que les conventionnels vont s’installer, à la place des légistes, dans cette même salle.

Et sous les acclamations, avec des roulements de tambour, les députés à la Convention s’installent.

Et déjà Marat, qui a été élu à Paris, par quatre cent vingt voix sur sept cent cinquante-huit votants, proteste.

Les tribunes de la salle du Manège réservées au « peuple » ne comptent que trois cents places ! Il faut, déclare Marat, absolument assurer la place à quatre mille spectateurs.

« La Convention nationale doit être sans cesse sous les yeux du peuple, afin qu’il puisse la lapider si elle oublie ses devoirs », ajoute Marat.

Les députés s’écartent de lui.

Le maire de Paris Pétion, qui a été désigné comme président de la Convention, et les membres de son bureau qui sont tous girondins, s’insurgent, condamnent Marat.

Des placards signés de « l’Ami du peuple » sont affichés aux carrefours, réclament un « gouvernement de main forte », un triumvirat, dont Marat ferait partie en compagnie de Danton et de Robespierre. Et certains de ces appels vont jusqu’à proposer la dictature à Danton.

Les Girondins du bureau de la Convention s’indignent, dénoncent Marat, ses « placards désorganisateurs qui ne cessent point depuis plusieurs jours d’appeler une forme de gouvernement qui inspire de justes alarmes ».

Les Girondins affirment même qu’il existe un « dangereux complot tramé par la députation de Paris ».

Ainsi la Convention s’est-elle à peine réunie qu’on s’y déchire, qu’on s’y suspecte, qu’on s’y accuse.

Les Girondins – peut-être soixante-cinq députés, dont Brissot, Vergniaud, Condorcet, Barbaroux – sont décidés à en finir avec cette Commune de Paris, son Comité de surveillance. Dans les salons de Manon Roland ou de Madame Condorcet, on répète que Paris est une « ville nourrie de sang et de mensonges ».

Marat, y dit-on, n’est qu’un « fou atrabilaire », un « criminel », l’un des responsables majeurs des massacres de début septembre. Et qui a même signé des ordres de visite domiciliaire d’une centaine de Girondins, parmi lesquels Brissot.

Mais le grand adversaire de la Gironde, c’est la Montagne.

Ces Montagnards – Danton, Robespierre, Fabre d’Églantine, Camille Desmoulins, Collot d’Herbois, Billaud-Varenne, David, Camot, Saint-Just qui, élu de l’Aisne, est à vingt-cinq ans le plus jeune des députés de la Convention, et même ce Philippe Égalité ci-devant duc d’Orléans ! –, tous ceux-là pour les Girondins ne rêvent que de dictature, au nom du salut public.

Et en outre, s’ils ne soutiennent pas Marat, ils le protègent.

Entre Girondins et Montagnards, il y a ces centaines de députés – peut-être six cents sur sept cent quarante-neuf, dont Sieyès, Cambacérès, Boissy d’Anglas – qui composent ce qu’avec mépris, les Montagnards ou même les Girondins appellent la Plaine, le Marais, qui se tassent, se terrent, « restent immobiles » au moment des grands affrontements, mais qui composent la majorité de la Convention, et peuvent faire et défaire les pouvoirs de ceux qui, Girondins ou Montagnards, veulent gouverner la Convention et le pays.

Les députés à la Convention en ce premier jour s’observent, se regroupent, là autour de Brissot, ici autour de Danton. Et il y a tous ceux qui errent, qui arrivent de leurs départements, qui suspectent la députation de Paris de vouloir imposer tous ses projets.

Voici Danton qui monte à la tribune.

Il annonce qu’il veut « résigner les fonctions qui m’avaient été déléguées par l’Assemblée législative. Je les ai reçues au bruit du canon dont les citoyens de la capitale foudroyèrent le despotisme. Maintenant que la jonction des années est faite, que la jonction des représentants est opérée, je ne suis plus que le mandataire du peuple ».

C’est le brouhaha.

Danton tente ainsi de se dégager de ces projets de dictature, de triumvirat qu’on lui prête, et que semblent confirmer les « placards » de Marat.

Danton lève la main, réclame le silence.

Il faut des lois répressives, dit-il, pour que le « peuple » ne châtie pas lui-même.

Il faut que toutes les propriétés soient « éternellement maintenues ».

Il faut une nouvelle Constitution, ratifiée par le peuple dans ses assemblées électorales.

Et cette Constitution doit décréter que « les personnes et les propriétés sont sous la sauvegarde du peuple français ».

On applaudit.

Le Marais approuve : on veut dans les départements que les propriétés soient protégées !

Et à l’unanimité, sur proposition de Collot d’Herbois et de l’abbé Grégoire, on décide que « la royauté est abolie en France ».

Et le lendemain, le samedi 22 septembre 1792, Billaud-Varenne fait voter la proposition selon laquelle tous les actes publics seront, à partir de ce même jour, datés de « l’An I de la République ».

Robespierre murmure que la République s’est « glissée furtivement, de biais, dans nos résolutions ».

Et le libraire Ruault, qui date sa lettre de « l’an I erde la République », exalte ce régime nouveau et écrit :

« Le vote a été l’affaire d’un quart d’heure, elle a passé d’emblée sans discussion ni amendements. De sorte que la chose du monde la plus importante a été la plus facile à faire. Si tous les membres au nombre de sept cent cinquante eussent été réunis, il y aurait eu probablement quelque contradiction. Il semble qu’on ait voulu faire un coup fourré. On y a réussi jusqu’à présent.

« J’aime assez le système républicain, poursuit-il, il bannit la haute morgue de la société, il rend les hommes plus égaux, plus fiers, le mérite y obtient la récompense qui lui est due… »

Mais on entend peu dans les heures qui suivent crier « Vive la République ! ».

Et Gouverneur Morris écrit :

« Rien de nouveau aujourd’hui, sinon que la Convention s’est réunie et a déclaré qu’il n’y aurait plus de roi. »

En fait Louis XVI n’est plus, depuis le 10 août

1792, que Louis Capet, ci-devant roi de France, ou des Français.

La victoire de Valmy, connue à Paris à la veille de l’institution discrète de la République, a donné un élan originel au nouveau régime.

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