Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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« La liberté répugne à confier sa cause à tel ou tel autre parti ! »

« Ne vous isolez pas et allons ensemble au même but… la guerre qu’il nous faut repousser au-dehors demande du calme et la paix au-dedans. Vos agitations intestines nous livreraient à l’ennemi plus vite encore que des trahisons. »

« La présence audacieuse de l’ennemi doit suffire pour tendre le ressort du patriotisme. »

Dans l’Argonne, sur le plateau de Valmy, le 20 septembre 1792, les patriotes, volontaires ou soldats des régiments de ligne, ne rompent pas l’alignement, alors que les batteries prussiennes de von Massenbach, installées sur le plateau de Lune, les bombardent depuis que le brouillard s’est levé. Et de Valmy, les artilleurs de Kellermann leur répondent, visant juste. Kellermann est resté en selle, au milieu de cette pluie de fer.

« Ma capote a été déchirée par le bas, mon cheval a été percé de deux coups de canon au travers de la cuisse », dit Kellermann.

« Nous avons tremblé plusieurs fois pour la vie de notre général », écrit-on au Journal des 83 départements, afin que les autorités municipales et départementales informent leurs populations.

« Le général Kellermann a eu son cheval tué sous lui, et pendant huit minutes qu’il est resté à pied, quinze à dix-huit boulets sont tombés à ses côtés. »

Kellermann est remonté à cheval.

« J’ai vu les troupes, dit-il, perdre des rangs entiers par l’explosion de trois caissons par un obus, sans sourciller ni déranger leur alignement. »

Il peut compter sur ces hommes.

Il lance l’ordre de les former en colonne, afin de se précipiter à la rencontre de l’ennemi, de lui montrer la résolution française.

Il met son chapeau, surmonté du panache tricolore, au bout de son épée. Il se dresse sur ses étriers. Il crie : « Vive la nation ! »

L’armée entière lève ses fusils, répond :

« Vive la nation ! Vive la France ! Vive notre général ! »

Les trente-six mille Français commencent à chanter : « Ah ! ça ira ! ça ira ! ça ira ! », puis « Aux armes, citoyens ».

Les trente-quatre mille Prussiens restent immobiles, alors que s’ébranlent les bataillons français.

On dénombre déjà trois cents morts du côté français, et cent quatre-vingt-quatre chez les Prussiens. Les blessés sont très nombreux dans chaque camp. Les boulets continuent de tomber, mais ils ne ricochent pas sur le sol détrempé. La boue et l’ordure aspergent les hommes et les chevaux.

Et puis l’averse, furieuse, balayant de ses rafales les armées.

« Hier schlagen wir nicht. »

« Ici nous ne les battrons pas », dit Brunswick, et il donne l’ordre de la retraite.

Dans les heures qui suivent, un volontaire écrit du camp de Sainte-Menehould à sa « promise » :

« Tâche de déchiffrer ma lettre comme tu pourras. Je t’écris par terre et avec un fétu de paille. Nous couchons sur terre comme des rats, il n’y fait ni chaud ni bon, malgré cela, ça ira, ça ira, ça ira… »

À quelques lieues de là, sous une tente prussienne, Gœthe fait face à des officiers qui l’interrogent sur le sens de cette canonnade, où il n’y a pas eu de heurts entre les deux armées, mais un duel d’artillerie, et l’« armée d’avocats » ajustait bien ses coups.

« Nous avons perdu plus d’une bataille, dit l’un des officiers, nous avons perdu notre renommée. »

Il y a un long silence.

Puis Gœthe dit :

« D’ici et de ce jour, commence une ère nouvelle dans l’histoire du monde. »

Ce jeudi 20 septembre 1792, vers cinq heures et demie du soir, alors qu’à Valmy, les canons cessent de tirer, les trois cent soixante et onze députés de la Convention présents à Paris, sur les sept cent quarante-neuf élus, se réunissent pour la première fois aux Tuileries.

Ils vérifient leurs pouvoirs.

Ils nomment leur bureau, choisissent Pétion, maire de Paris, élu député à Chartres, comme président.

La séance qui n’a pas été publique est levée à une heure du matin.

Quelques sans-culottes, armés de leurs piques, les attendent rue Saint-Honoré. Ils crient : « Vive la nation ! », « À bas le gros cochon ! »

Et d’une voix forte, dominant toutes les autres, quelqu’un lance :

« Il reste une prison à vider. »

SEPTIÈME PARTIE

Octobre 1792-22 janvier 1793

« Cet homme doit régner ou mourir »

« On s’étonnera un jour qu’au XVIII esiècle on ait été moins avancé que du temps de César : là le tyran fut immolé en plein Sénat, sans autres formalités que vingt-trois coups de poignard, et sans autre loi que la liberté de Rome. Et aujourd’hui on fait avec respect le procès d’un homme assassin d’un Peuple, pris en flagrant délit, la main dans le sang, la main dans le crime !…

On ne peut régner innocemment : la folie en est trop évidente. Tout roi est un rebelle et un usurpateur. »

Saint-Just

Discours sur le jugement de Louis XVI

prononcé à la Convention nationale

le 13 novembre 1792

34

Cette prison qui « reste à vider », c’est le donjon du Temple.

À plusieurs reprises durant ce mois de septembre, des groupes de sans-culottes sont venus hurler leur haine du « gros cochon », de la « putain ».

Ils ont tenté de forcer les portes percées dans le nouveau mur d’enceinte que la Commune a fait construire autour du donjon.

Souvent aussi des geôliers, qui surveillent chaque geste de Louis, de sa sœur Élisabeth, de Marie-Antoinette et de ses deux enfants, Madame Royale âgée de quatorze ans, et le dauphin Louis qui a à peine sept ans, ont couvert le roi d’injures, l’ont menacé. Ils lui ont rappelé le sort de l’amie de la reine, la princesse de Lamballe, dont les assassins ont promené la tête tranchée autour du donjon, et abandonné le corps mutilé au pied des murs.

« Le roi de Prusse marche sur Châlons, a-t-on crié à Louis. Vous répondrez à tout le mal qui peut en résulter. Nous savons que nous, nos femmes, nos enfants périrons, mais le peuple sera vengé, vous mourrez avant nous. »

Le roi fait face, interrompt le sans-culotte.

« J’ai tout fait pour le peuple, je n’ai rien à me reprocher. »

Il parle d’une voix calme et forte. Il dit à Cléry, le valet de chambre qui, dévoué, a voulu rester au Temple et continue de servir la famille royale :

« J’exige de votre zèle de ne rien me cacher. Vous ne pouvez me donner une plus grande preuve d’attachement. Je m’attends à tout. »

Des travaux ont été entrepris dans la grande tour du Temple, sans doute va-t-on y installer les prisonniers, isoler Louis de sa famille.

« Tâchez de savoir le jour de cette pénible séparation, dit-il à Cléry, et de m’en instruire. »

Sa seule consolation pourtant, dans cette prison, consiste à voir les siens, à enseigner à ses enfants, à jouer au tric-trac avec Marie-Antoinette.

Elle l’émeut.

Il imagine ses souffrances. Elle a trente-sept ans, un an de moins que lui, mais l’angoisse, la détention, l’ont marquée. Ses cheveux ont blanchi, ses traits se sont affaissés. Elle ressemble à une vieille femme, et souvent elle pleure, ou défaille, serrant ses enfants contre elle, ou bien priant avec sa belle-sœur, qui paraît bien plus âgée que ses vingt-huit ans.

Louis sent la mort qui rôde au-dessus d’eux, et d’abord de lui-même et du dauphin, souffreteux et apeuré.

Et un garde municipal a lancé, un jour, que cet enfant était le seul à lui faire pitié mais « qu’étant né d’un tyran, le fils Capet devait mourir ».

Louis sait que la seule manière de contenir l’angoisse et de lutter contre la peur, c’est de s’arrimer à ses habitudes.

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