Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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Il organise le massacre des cinquante-trois prisonniers qu’il doit transférer d’Orléans à Paris, les livre aux tueurs à Versailles. Mais avant, il les a dépouillés de tous leurs objets de valeur.

Car on ne se contente pas de tuer. On vole. On pille. Qui osera s’opposer à ces hommes armés, aux mains rouges de sang ?

Ils exigent qu’on leur donne montres et colliers, bijoux. Il faut faire vite sinon ils arrachent le lobe de l’oreille avec sa boucle.

Ils s’introduisent dans le Garde-Meuble qui contient les fortunes royales et y volent pour trente millions de diamants.

Paris est ainsi livré pendant près d’une semaine à quelques centaines de massacreurs et de voleurs.

« Les circonstances rendaient les exécutions pour ainsi dire excusables », écrit un fédéré brestois, qui ajoute quelques jours plus tard : « Elles étaient nécessaires. »

Les sans-culottes, dit-on, ont empêché « les scélérats de souiller la terre du sang du peuple ».

On tue donc sans hésitation, gaiement.

Autour des cadavres on danse, on chante La Carmagnole :

Ah ! ça ira ! ça ira ! ça ira !

Les aristocrates à la lanterne

Ah ! ça ira ! ça ira ! ça ira !

Les aristocrates on les pendra.

On les sabre, on les pique, on les dépèce, on arrache leurs entrailles, on tranche leur sexe.

On dispose des bancs pour les habitants du quartier qu’on réveille afin qu’ils puissent assister au spectacle « purificateur ».

Et qui oserait refuser quoi que ce soit à ces hommes armés ?

Ils posent des lampions sur chaque cadavre.

Et pour que l’ennui de tuer ne vienne pas tuer l’ardeur, on s’excite, on jouit de faire souffrir. On met les condamnés à nu, on entaille leur corps.

Voici la princesse de Lamballe, amie de la reine.

« C’est une petite femme vêtue de blanc, raconte un témoin, que les bourreaux armés de toutes sortes d’armes assommèrent. »

On lui coupe la tête, on traîne son corps. On le fend, on arrache le cœur. La rumeur se répand qu’on l’a fait griller et qu’un homme l’a mangé.

On promène la tête et les parties génitales – dit un témoin – jusqu’au Temple.

On interpelle Marie-Antoinette. On veut qu’elle voie « comment le peuple se venge de ses tyrans. Je vous conseille de paraître, si vous ne voulez pas que le peuple monte ici », ajoute un sans-culotte.

Marie-Antoinette s’évanouit, cependant qu’on promène la tête de la « ci-devant princesse de Lamballe » devant les fenêtres du Temple. Et le corps nu et mutilé gît au pied du mur, entouré d’une bande de quelques dizaines d’assassins et de profanateurs, que par calcul, lâcheté ou fanatisme, les membres de la Commune insurrectionnelle appellent « le peuple souverain ».

Et les « massacres » sont justifiés par la plupart des journaux – à l’exception du Patriote français, dans lequel écrit le Girondin Brissot qui sait bien que ces égorgeurs, et ceux qui les laissent faire, ont aussi pour objectif de s’imposer dans la nouvelle Assemblée, la Convention. Il leur faut pour cela écarter les Girondins, et réduire à un silence apeuré les électeurs et demain les députés.

Mais dans L’Ami du peuple, ou dans Les Révolues de Paris, on comprend, on justifie les massacres et même « les indignités faites au cadavre de Lamballe ». « La Lamballe citée au tribunal du peuple y a comparu avec cet air insolent qu’avaient jadis les dames de la Cour mais qui sied mal à une criminelle au pied de son juge. Et l’on voudrait que le peuple ne perdît point patience ? »

Et dans le Compte rendu au peuple souverain, qui est patronné par Danton, on prend la défense des massacreurs :

« Ce n’est point une barbarie de purger une forêt de brigands qui infestent les routes et attentent à la vie du voyageur. Mais c’en est une atroce de vouloir que le peuple laisse en paix ces mêmes brigands comploter et exécuter des vols et des assassinats… C’est là véritablement, dans l’aristocratie propriétaire, qu’existent l’effrayante barbarie, la froideur criminelle, la haine des lois et la fureur de l’intrigue… »

Mais derrière le « peuple », on sait que les ordonnateurs de ces assassinats siègent à la Commune du

10 août. Ce sont Danton, Marat et consorts. Et le peuple est paralysé par l’horreur.

Le libraire Ruault est révulsé de ce qu’il voit.

« J’ai passé, les pieds dans le sang humain, à travers les tueurs, les assommeurs. »

Il veut faire libérer un prisonnier. Il s’adresse au « juge » Maillard, qui l’écoute, lui demande des preuves de la bonne volonté patriotique du prisonnier. Alors que Ruault s’éloigne, Maillard crie d’une voix forte :

« Monsieur, Monsieur, mettez votre chapeau en sortant ! »

On immole ceux qui sortent nu-tête !

« En sortant, continue Ruault, les haches, les sabres levés se baissent ; je vis expirer à mes pieds, sur le pavé, un vieux et vénérable prêtre à cheveux blancs en habit violet qui venait de tomber transpercé de coups de sabre et qui criait encore “Ah, mon Dieu !” » Ruault a vu aussi « deux hommes nus, en chemise, les bras retroussés jusqu’aux épaules, qui étaient chargés de pousser dehors les condamnés à mourir, qu’on appelait élargis ».

Il est toujours membre des Jacobins, mais « tout se salit, tout s’enlaidit, tout se gâte de plus en plus chaque jour ». Il constate les rivalités, entre Montagnards et Girondins, entre Paris et la province. C’est par la terreur qu’inspirent les massacres qu’une faction montagnarde veut imposer sa loi.

Ruault, bon patriote, note :

« Les discours que l’on tient aux Jacobins sont d’une extravagance digne des temps où nous vivons. J’y suis resté parce qu’il y a danger à en sortir. Ceux qui ne renouvellent pas leur carte depuis le 10 août sont regardés comme des traîtres, des peureux, des modérés : on les arrête sous un prétexte quelconque. Je resterai donc avec eux jusqu’à la fin de cette tragédie sans me mêler, autrement que pour les écouter, de ce qu’ils font, de ce qu’ils disent. On y reçoit depuis un mois tant de gens mal famés, extravagants, exaspérés, tant de fous, tant d’enragés, que cette société des Jacobins est toute dégénérée de ce qu’elle était en 1790-1791 et au commencement de cette année. Les anciens membres ne la reconnaissent plus. »

Comme Ruault, ils se taisent. Et le peuple détourne les yeux, pour ne pas assister à ces assassinats que perpètre une poignée de tueurs.

On murmure que « Danton conduit tout, Robespierre est son mannequin, Marat tient sa torche et son poignard ».

En fait Danton laisse faire, justifie, et Robespierre comme lui utilise la peur créée – ce commencement de la terreur – à des fins politiques : tenir la Convention qui se réunira dans quelques semaines.

Marat approuve. Et certains comme Collot d’Herbois, ancien acteur devenu membre de la Commune insurrectionnelle, vont jusqu’à dire : « Le 2 septembre – début des massacres – est le grand article du Credo de notre liberté. » Et treize cents victimes, qu’est-ce au regard de ce qu’il faudrait purger ? Trois centaines de mille ! Et ce n’est pas la moitié des victimes de « l’infâme » catholicisme qui fit trois mille morts à la Saint-Barthélemy.

Et l’on a tué beaucoup de prêtres en cette première semaine du mois de septembre 1792, comme si on rêvait d’« écraser l’infâme », car on se souvient de cette formule de Voltaire.

Aux Jacobins, on fait l’éloge de Marat.

Il veut être à Paris candidat à la Convention.

Quelques voix s’élèvent pour demander que les Jacobins ne le soutiennent pas.

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