Max Gallo - Le Peuple et le Roi

Здесь есть возможность читать онлайн «Max Gallo - Le Peuple et le Roi» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, fra. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le Peuple et le Roi: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Peuple et le Roi»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Le Peuple et le Roi — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Peuple et le Roi», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Il a, avec sa « voix de stentor, ses gestes d’athlète, ses menaces », montré sa résolution :

« Le tocsin qu’on sonne n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie… Pour les vaincre, que faut-il ? De l’audace, et encore de l’audace et toujours de l’audace. »

« J’ai fait venir ma mère qui a soixante et dix ans, j’ai fait venir mes deux enfants. Ils sont arrivés hier soir. Avant que les Prussiens entrent dans Paris je veux que ma famille périsse avec moi… »

Danton lève ses deux poings à hauteur de son visage.

« C’est dans Paris qu’il faut se maintenir, par tous les moyens. Les républicains sont une minorité infime et pour combattre nous ne pouvons compter que sur eux. Le reste de la France est attaché à la royauté, il faut faire peur aux royalistes. »

On l’acclame, on lève les piques.

« Oui, nous sommes de la canaille, nous sortons du ruisseau. »

Mais la Bastille est tombée, elle est rasée.

Mais les Tuileries ont été emportées et Capet et sa famille sont prisonniers au Temple.

« On veut nous replonger dans le ruisseau ! »

Danton secoue ses poings.

« Nous ne pouvons gouverner qu’en faisant peur… Les Parisiens sont des jean-foutre ; il faut mettre une rivière de sang entre eux et les émigrés. »

On commence à se rassembler devant les prisons, aux Carmes, à l’Abbaye. On invoque l’autorité de la Commune, on cite Marat, on dit qu’on veut juger séance tenante les prisonniers. Les sans-culottes, sabres et piques brandis, forcent les portes. On bouscule les gardiens.

On tire les prisonniers hors de la prison, on les tue, à coups de pique et de sabre.

Danton qui siège au Conseil exécutif est averti de ces premiers assassinats.

« Je me fous bien des prisonniers, hurle-t-il, qu’ils deviennent ce qu’ils pourront. »

Le soir du 2 septembre, devant les Jacobins, alors que le massacre a commencé Maximilien Robespierre lance :

« Personne n’ose donc nommer les traîtres, eh bien moi, pour le salut du peuple, je les nomme. Je dénonce le liberticide Brissot, la faction de la Gironde… Je les dénonce pour avoir vendu la France à Brunswick et pour avoir reçu d’avance le prix de leur trahison. »

Et plus tard, lorsqu’il prend la parole devant la Commune, il évoque :

« Un parti puissant qui veut porter au trône des Français le duc de Brunswick. »

Et chacun sait qu’en ces heures de chasse aux traîtres, il vise les Girondins.

Pour qu’on les tue ?

Il n’oublie pas que vont s’ouvrir les assemblées électorales, et ces accusations, dans le climat de peur qui s’installe heure après heure dans Paris, rendront impossible l’élection d’un Girondin, d’un modéré, à Paris, surtout si les sans-culottes présents lors du vote exigent des électeurs qu’ils annoncent leur choix.

Le 3 septembre, on apprend que Verdun est tombé, que plus rien, aucune place forte ne défend Paris. Que le commandant de la garnison de Verdun, Beaurepaire, qui refusait de capituler, aurait été mis en minorité par la municipalité hostile à toute résistance. Certains affirment que Beaurepaire s’est suicidé comme un héros antique, puis on assure qu’il a été assassiné, par des traîtres.

Mort aux traîtres !

« Il faut purger quatre années de trahison », murmure Manon Roland, en apprenant les massacres, et son mari le ministre de l’intérieur dit qu’il faut « laisser un voile sur ces événements. Je sais que le peuple terrible dans sa vengeance y porte encore une sorte de justice. »

En effet, dans le vestibule des prisons, Maillard, un ancien soldat qui fut de toutes les journées révolutionnaires, depuis le 14 juillet 1789 jusqu’au 10 août 1792, s’est installé derrière une table, et procède, en quelques minutes, à l’interrogatoire des prisonniers. Le verdict tombe, « Vive la nation ! », et le prisonnier sortant un chapeau sur la tête est épargné par les massacreurs qui ont du sang sur les avant-bras et jusqu’aux épaules.

Si Maillard lance le nom d’une prison, alors le prisonnier est poussé dehors tête nue, voué à la mort.

On tue à coups de pique et à coups de sabre, et peu à peu, les « bourreaux » prennent le temps de faire souffrir, jouissant de voir ces hommes et ces femmes qui se traînent, ensanglantés, frappés d’abord du plat du sabre avant d’être percés.

Et parfois on enfonce son poing dans la poitrine du cadavre et on en retire le cœur qu’on porte à ses lèvres, dans un simulacre de dévoration cannibale.

Et les prostituées sont violées avant d’être tuées.

« Le peuple s’est levé, la fureur martiale qui a saisi tous les Parisiens est un prodige, écrit à son mari, député de la Drôme, Madame Julien. Je jette un voile sur les crimes qu’on a forcé le peuple à commettre par tous ceux dont il est depuis deux ans la triste victime… Quand on veut la fin il faut vouloir les moyens. Point d’humanité barbare ! »

Mais ce « peuple » qui tue, dont on dit qu’il rend la justice, n’est composé que de quelques centaines d’hommes – peut-être moins de deux cents – qui vont de prison en prison, des Carmes à l’Abbaye, de Bicêtre à la Grande Force.

Ils sont déterminés, et le vin comme le sang versé les rend ivres.

« Triple nom de Dieu, s’écrie un fédéré marseillais, je ne suis pas venu de cent quatre-vingts lieues pour ne pas foutre cent quatre-vingts têtes au bout de ma pique. »

Les députés que l’Assemblée envoie sur les lieux des massacres pour tenter de les arrêter sont terrorisés, entourés d’hommes qui tuent comme on élague, et disent d’un prisonnier qu’ils vont « l’élargir ».

Ils s’approchent d’un député :

« Si tu viens pour arrêter la justice du peuple, je dois te dire que tu ferais de vains efforts. »

Et la délégation de l’Assemblée se retire, préfère ne pas savoir.

« Les ténèbres ne nous ont pas permis de voir ce qui se passait. »

« Nulle puissance n’aurait pu les arrêter », dit Danton.

Et les assassins continuent. Ils terrorisent, favorisent les Montagnards, les Cordeliers.

« Nous sommes sous le couteau de Robespierre et de Danton », dit Manon Roland.

Brissot et Pétion, qui veulent être élus à la Convention, sont contraints de quitter Paris, de se présenter en province.

Louvet, un écrivain lié aux Girondins, qui a pris la parole pour discuter la candidature de Marat à la Convention, est entouré à la sortie de la salle d’« hommes à gros bâtons et à sabre, les gardes du corps de Robespierre. Ils menacèrent. Ils me dirent en propres termes : “Avant peu tu y passeras.” Ainsi l’on était libre dans cette assemblée où sous les poignards on votait à haute voix ! ».

Il faut approuver si l’on veut rester en vie.

Billaud-Varenne, avocat, membre de la Commune insurrectionnelle, substitut du procureur Manuel, fait le tour des prisons, assiste aux massacres, et déclare : « Peuple tu immoles tes ennemis. Tu fais ton devoir. »

Et il attribue vingt-quatre livres aux tueurs, aux « tape-dur » qui exécutent les verdicts de Maillard.

Le maire Pétion détourne la tête.

« Le peuple de Paris administre lui-même la justice, dit-il, je suis son prisonnier. »

« Le peuple, dit Couthon, le député Montagnard, continue à exercer sa souveraine justice dans les différentes prisons de Paris. »

Et Marat s’en félicite.

Son programme d’exécutions qu’il répète depuis des mois – et presque chaque jour depuis le 10 août – est enfin mis en œuvre.

Un homme comme Fournier – « l’Américain » – s’y emploie.

Il a vécu à Saint-Domingue. De retour à Paris, il a été un « enragé du Palais-Royal ». Il a participé à la prise de la Bastille et aux autres journées révolutionnaires, devenant une figure notoire des Cordeliers.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le Peuple et le Roi»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Peuple et le Roi» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le Peuple et le Roi»

Обсуждение, отзывы о книге «Le Peuple et le Roi» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.