Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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Le 27 août, un long cortège parti de la place de l’Hôtel-de-Ville traverse Paris, jusqu’aux Tuileries où sur le grand bassin on a construit une pyramide granitique.

Il faut célébrer, à la manière antique a proclamé la Commune, les funérailles des morts du 10 août. On lit sur les bannières :

Pleurez, épouses, mères et sœurs

La perte des victimes immolées par les traîtres

Nous jurons, nous, de les venger !

Se venger, se défendre, c’est l’obsession de Marat.

Il hante l’Hôtel de Ville, interpelle les délégués des quarante-huit sections de Paris qui constituent la Commune insurrectionnelle.

Il s’adresse à Barbaroux, l’avocat secrétaire de la Commune de Marseille, qui a accompagné les fédérés marseillais dont le rôle a été décisif dans la prise des Tuileries le 10 août. Ce sont eux qui ont contre-attaqué, après l’assaut victorieux des Suisses.

« Donnez-moi, lui dit Marat, deux cents Napolitains armés de poignards et portant à leur bras gauche un manchon en guise de bouclier : avec eux je parcourrai la France et je ferai la révolution. »

Il faudrait, ajoute-t-il, supprimer deux cent soixante mille hommes, mesure d’humanité qui permettrait de sauver la patrie et des millions de citoyens.

« L’Assemblée nationale peut encore sauver la France, continue-t-il ; il lui suffira de décréter que tous les aristocrates porteront un ruban bleu et qu’on les pendra dès qu’on en trouvera trois ensemble. »

Il parle d’une voix posée, les yeux fixes, comme ceux d’un prophète qui voit, qui sait, qui dit : « On peut aussi tendre des embuscades, et les égorger. Si sur cent hommes tués il y a dix patriotes, qu’importe ? C’est quatre-vingt-dix hommes pour dix et puis on ne peut pas se tromper : tombez sur ceux qui ont des voitures, des valets, des habits de soie, ou qui sortent des spectacles, vous êtes sûrs que ce sont des aristocrates. »

Ces propos terrorisent les Girondins. Car Marat dénonce aussi les députés : des hypocrites, des traîtres qui n’ont accepté la révolution du 10 août que par peur. Mais « ils sont des suppôts du despotisme et ces traîtres à la patrie machineront éternellement sa perte »…

Roland, ministre de l’intérieur, intervient à l’Assemblée, déclare la Commune insurrectionnelle illégale. Et les députés votent la dissolution de la Commune le 31 août. Mais la Commune refuse de plier. Elle est le pouvoir de fait. C’est elle qui est la voix du patriotisme qui enflamme les sans-culottes, car la patrie est en danger. Alors que Roland, et les ministres girondins – Clavière, Servan – veulent toujours fuir à Blois, Danton s’écrie :

« Une partie du peuple va se porter aux frontières, une autre va creuser des retranchements et la troisième avec des piques défendra l’intérieur des villes… »

Et c’est au son du canon et des tambours, que les jeunes gens s’enrôlent en chantant :

Mourir pour la patrie

Est le sort le plus beau

Le plus digne d’envie.

32

Ce 1 erseptembre 1792, et alors que les volontaires parisiens marchent vers les frontières, on dit à Paris que les Prussiens ont investi la ville de Verdun.

Si elle tombe entre leurs mains, la route de Paris sera ouverte, et le duc de Brunswick a répété que la ville sera soumise à « une exécution militaire » et qu’on égorgera tous les patriotes, que ce sera « la Saint-Barthélemy des sans-culottes ».

Ils se sont rassemblés aux carrefours.

Les femmes entourent les porteurs de sabres et de piques.

Un homme monté sur la borne brandit une brochure, qu’on distribue : « Grande trahison de Louis Capet. Complot découvert pour assassiner dans la nuit du 2 au 3 de ce mois tous les bons citoyens. »

On assure que dans les prisons, celle des Carmes, rue de Vaugirard, à l’Abbaye, près de Saint-Germain-des-Prés, au séminaire Saint-François, rue Saint-Victor, où l’on entasse des suspects, à la Conciergerie, à la Salpêtrière, à la Grande et à la Petite Force, rue Saint-Antoine, à Bicêtre, au sud de Paris, les prêtres réfractaires, les aristocrates, les Suisses et les assassins détenus sont armés, vont se répandre dans Paris, empêcher toute défense contre les Prussiens.

On écoute les crieurs de journaux patriotes, L’Ami du peuple, Les Révolutions de Paris, L’Orateur du peuple de Fréron. Ce dernier, plus sans-culotte même que le journal de Marat, comme si Stanislas Fréron, fils de l’ennemi de Voltaire, voulait faire oublier son ascendance et être le plus pur des patriotes, l’égal de Robespierre et de Camille Desmoulins, dont il fut le condisciple au collège Louis-le-Grand.

Et les crieurs répètent qu’il faut se porter en armes à l’Abbaye, en arracher les traîtres et les passer au fil de l’épée. Et quelle folie de vouloir faire leur procès ! Il est tout fait.

« Vous avez massacré les soldats suisses aux Tuileries, pourquoi épargnerions-nous leurs officiers, infiniment plus coupables ! Ils méritent d’être écartelés, comme Louis Capet et sa putain d’Autrichienne. » Et le même sort doit être réservé aux députés, ces « gangrenés de l’Assemblée ». Il ne faut faire confiance qu’à la Commune insurrectionnelle et au Comité de surveillance qu’elle a créé et dans lequel siège Marat !

Et demain s’ouvre le scrutin pour élire les députés à la Convention !

Élisons des Montagnards, chassons les Girondins ! Vive la nation !

On patrouille toute la nuit. On contrôle les passants. On arrête les « suspects ». On boit. On écoute ceux qui disent – et l’Anglais Moore rapporte leurs propos :

« C’est bien terrible que les aristocrates veuillent tuer tout le peuple en faisant sauter la ville. »

Un autre ajoute : « Il y a des chefs et des troupes royalistes cachés dans Paris et aux environs. Ils vont ouvrir les prisons, armer les prisonniers, délivrer le roi et sa famille, mettre à mort les patriotes de Paris, les femmes et les enfants de ceux qui sont à l’armée. »

On brandit les piques. Les femmes hurlent.

« N’est-il pas naturel à des hommes de pourvoir à la sûreté de leurs enfants et de leurs femmes et d’employer le seul moyen efficace pour arrêter le poignard des assassins ? »

Les tuer ?

L’aube se lève le 2 septembre, et dès les premières heures de la matinée on se rassemble.

Tout à coup le canon, puis le tocsin, puis les tambours. On ferme les barrières. On affiche, on lit une proclamation de la Commune :

« Citoyens, l’ennemi est aux portes de Paris ; Verdun qui l’arrête ne peut tenir que huit jours… Qu’une armée de soixante mille hommes se forme sans délai. »

Vers cinq heures, des gardes municipaux à cheval portant un drapeau parcourent les rues en criant : « Aux armes ! »

« L’ennemi approche, disent-ils. Vous êtes tous perdus. La ville sera livrée aux flammes et au pillage. Enrôlez-vous. N’ayez rien à craindre des traîtres et des conspirateurs que vous laissez derrière vous. Ils sont sous la main des patriotes et la justice nationale avant votre départ va les frapper de sa foudre. »

Les tuer ?

On dit que la Commune et son Comité de surveillance ont libéré la nuit les prisonniers coupables de petits larcins, vols ou tricherie, et qu’il ne reste plus dans les prisons que la lie du crime, et les ennemis des patriotes, les prêtres réfractaires, les traîtres !

Il faut que la justice passe.

Et qui peut compter sur ce Tribunal criminel extraordinaire créé par les « gangrenés » de l’Assemblée et qui n’a prononcé que trois condamnations depuis le 17 août ?

On répète les paroles de Danton, ministre de la Justice, âme de la Commune.

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