Max Gallo - Le Peuple et le Roi

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« Personne ne rend plus justice que moi à Roland, s’écrie-t-il. Mais je lui dirai si vous lui faites une invitation, faites-la donc aussi à Madame Roland, car tout le monde sait que Roland n’était pas seul dans son département ! »

Les députés de la Plaine, les « trembleurs », n’osent rire !

Et les Girondins s’indignent.

Mais Danton poursuit :

« Je rappellerai, moi, qu’il fut un moment où la confiance fut tellement abattue qu’il n’y avait plus de ministres et que Roland eut l’idée de sortir de Paris ! Il n’est pas possible que vous invitiez un tel citoyen à rester au ministère ! »

La rage saisit les Girondins et il ne leur reste qu’à attaquer Danton, à l’accuser eux aussi de corruption, à dénoncer ses complices Fabre d’Églantine et Camille Desmoulins.

À lui reprocher d’avoir, au ministère de la Justice, choisi comme juges des citoyens non en fonction de leur compétence – « la justice doit se rendre par les simples lois de la raison », dit Danton – mais de leur fidélité à l’esprit sans-culotte.

« Tous ces hommes de loi sont d’une aristocratie révoltante », dit l’ancien avocat Danton. Il veut révolutionner cela !

Dès lors, on ne le croit pas, quand il prône la « réconciliation », l’« explication fraternelle », l’« indulgence ».

On le soupçonne de duplicité.

Il couvre les négociations avec Brunswick, au prétexte de détacher la Prusse de l’Autriche.

Rêverie, puisque le roi de Prusse n’accepte de négocier qu’avec le roi de France, et il n’y a plus de roi ! Mais une République.

Et c’est le même Danton qui lance :

« Nous avons le droit de dire aux peuples, vous n’aurez plus de rois… La Convention nationale doit être un Comité d’insurrection générale contre tous les rois de l’Univers. »

Et qui après avoir à la fois négocié, évoqué cette insurrection générale, affirme le 4 octobre 1792 :

« Je demande qu’on déclare que la patrie n’est plus en danger… Le principe de ce danger c’était la royauté. Vous l’avez abolie. Loin d’avoir à craindre pour notre liberté nous la porterons chez tous les peuples qui nous environnent. »

Que pense et veut vraiment Danton ?

À Königsberg, en cette fin septembre 1792, le philosophe Kant apprend que la République est proclamée en France :

« Maintenant je puis dire comme Siméon : laisse partir ton serviteur, Seigneur, car j’ai vécu un jour mémorable. »

35

« Jour mémorable » : la proclamation de la République française, en cet automne 1792, l’est pour toute l’Europe.

On regarde avec effroi, sympathie, enthousiasme, émotion, colère ou mépris, mais jamais avec indifférence, et toujours avec passion, cette nation puissante, la plus peuplée d’Europe.

Sa monarchie millénaire, modèle de bien des princes, paraissait indestructible.

Mais le peuple a forcé les grilles de Versailles et des Tuileries. Les privilèges ont été abolis. Les souverains humiliés, emprisonnés. Et la nation s’est proclamée républicaine. Cataclysme. « Jour mémorable ». Aussi bouleversant pourtant que le jour où le vieux Juif Siméon découvre que l’enfant qu’il a porté dans ses bras est le Messie.

Les émigrés français à Coblence, à Londres, à Bruxelles, à Turin, à Nice, à Pétersbourg enragent, appellent les souverains à la croisade contre cette populace sacrilège.

Dans les salons où se réunissent les « esprits éclairés », on lit au contraire avec ferveur les journaux, les lettres qui arrivent de Paris.

On partage les réflexions du libraire Ruault qui écrit à ses correspondants, qui comme lui sont lecteurs de Voltaire et de Rousseau, de l’ Encyclopédie, de Beaumarchais :

« Quels sont les fondateurs de notre République ? Des gens sans propriétés pour la plupart, des hommes exaspérés, fougueux, sanguinaires, des demi-brigands. Mais réfléchissez sur l’histoire des Républiques et vous verrez qu’elles n’ont pas eu d’autres individus pour fondateurs. Rome et Venise n’ont pas de plus noble origine… Et le système républicain donne l’essor au génie, au talent… Nous verrons si nous sommes capables de réaliser ce beau système… »

Dans l’entourage des souverains on s’indigne, on s’inquiète.

Il faudrait arracher vite ce « champignon vénéneux » qui peut répandre ses poisons dans toute l’Europe.

Le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, dont les armées font paisiblement retraite, après que Brunswick et Dumouriez se sont entendus, rompt toutes les négociations avec ce nouveau régime.

Mais à Mayence, à Spire, à Francfort, certains chantent La Marseillaise, arborent la cocarde tricolore, et créent des sociétés de pensée qui s’inspirent du club des Jacobins.

Ils attendent les soldats de la République qui avancent, en entonnant : « Allons, enfants de la patrie », et « Ça ira ».

Pour ces volontaires, en octobre 1792, « le jour de gloire est arrivé ».

C’est comme si la proclamation de la République, après Valmy, avait donné le branle.

Le général Anselme traverse le Var, entre à Nice, et sa sœur, amazone vêtue de bleu-blanc-rouge, caracole à ses côtés, et les quinze cents soldats sont acclamés par les Niçois, qui se rêvent Jacobins.

Un Provençal, Barras, ci-devant comte, ancien officier de l’armée royale, qui fait partie de l’état-major d’Anselme, crée une administration dans le nouveau département des Alpes-Maritimes, des municipalités, à Nice, notamment, qui était dit-il « l’un des quartiers généraux de la contre-révolution ».

Mais il quitte bientôt l’armée, pour rejoindre la Convention où il vient d’être élu.

Il fait rapport devant les députés de cette situation militaire, des succès remportés contre le « roi des Marmottes » – le roi du Piémont –, de l’accueil rencontré en Savoie par les troupes de la République.

La municipalité de Chambéry en habit de cérémonie attendait le général Montesquiou. Un festin avait été préparé en ville pour les soldats.

« Nous étions français de langage et de cœur, nous le sommes à présent », disent les Savoyards.

L’accueil est aussi chaleureux pour les troupes du général Custine à Spire, dans l’évêché de Bade, à Mayence et à Francfort.

Les troupes prussiennes ont évacué Verdun et Longwy, les Autrichiens ont levé le siège de Lille.

« Le cannibale qui faisait bombarder Lille s’est enfin retiré », écrit Couthon. Il s’est replié en Belgique où le suivent les troupes de Dumouriez.

Et Louis-Philippe d’Orléans, ci-devant duc de Chartres, est souvent à l’avant-garde de cette marche vers Bruxelles.

La France est tout entière libérée à la date du

19 octobre 1792.

Et à l’annonce que les frontières sont franchies par les armées de la République, les « têtes tournent » au club des Jacobins, dans le salon de Manon Roland.

« La sainte épidémie de la liberté gagne partout de proche en proche », écrit Marat.

Au club des Jacobins, Manuel lance, acclamé par toute la salle : « Je demande que Chambéry, Mayence, Francfort soient pour nous des clubs. Ce n’est point assez de nous affilier des sociétés, il nous faut affilier des royaumes. »

À l’Hôtel de Ville, l’ancien étudiant en médecine Chaumette, bientôt procureur de la Commune, espère que « le terrain qui sépare Paris de Pétersbourg et de Moscou sera bientôt francisé, jacobinisé ».

Les membres de la Commune lui font une ovation.

Brissot, lui, s’adresse à Dumouriez :

« Je vous dirai qu’une idée se répand assez ici, c’est que la République ne doit avoir pour borne que le Rhin. »

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