Max Gallo - Le Peuple et le Roi
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Elle a plusieurs fois dit qu’elle voudrait revoir le roi monter à cheval, prendre la tête des troupes fidèles, de ces neuf cent cinquante Suisses que l’on a fait venir de leurs casernes de Rueil et de Courbevoie. Louis sortirait du château, rallierait à lui les « honnêtes gens », les gardes nationaux des sections qui veulent que la Constitution soit respectée, et dans lesquelles des hommes modérés, comme ce savant, ancien fermier général, Lavoisier, de la section de l’Arsenal, ont de l’influence.
On peut compter sur le marquis de Mandat, commandant en chef de la garde nationale parisienne, et chargé de la défense des Tuileries.
« Il y a ici des forces, a répété Marie-Antoinette, il est temps enfin de savoir qui l’emportera du roi et de la Constitution ou de la faction. »
Louis s’éponge. Peut-être n’est-ce pas la chaleur qui le fait transpirer, mais l’angoisse, l’attente.
L’Assemblée, malgré les protestations des tribunes, les menaces lancées contre les députés, a refusé par quatre cent six voix contre deux cent vingt-quatre de mettre La Fayette en accusation et d’engager des poursuites contre lui.
C’est la preuve que les Girondins sont inquiets. Ils redoutent les projets d’insurrection votés par les sections du faubourg Saint-Antoine et du faubourg Saint-Marceau. Les sans-culottes exigent que l’Assemblée prononce la déchéance du roi, sa mise en accusation pour trahison. Les sections attendront jusqu’au jeudi 9 août, à minuit, le vote de l’Assemblée. Et si celle-ci, avant cette heure fatidique, ne s’est pas prononcée, alors, les sans-culottes feront sonner le tocsin et iront se saisir de la personne du roi, aux Tuileries, et personne, aucune force ne pourra s’opposer à la volonté du peuple.
Les fédérés marseillais sont hébergés par la section du Théâtre-Français, au club des Cordeliers, et Danton, et les sans-culottes les endoctrinent et savent qu’ils peuvent compter sur eux, comme aussi sur les fédérés venus de Brest.
Les tambours battent. On chante des couplets, qu’en quelques jours les sans-culottes parisiens ont appris des Marseillais. « Aux armes, citoyens. » On s’interpelle joyeusement, c’en est fini des titres, de Monsieur ou Madame, on est tous citoyens !
L’échéance est donc fixée aux premières heures du vendredi 10 août.
Les sections du faubourg Saint-Antoine ignorent les appels des Girondins, d’un Condorcet.
Ceux-là se sont servis du peuple, comme d’un dogue, afin d’effrayer le roi.
Et maintenant la peur les saisit. Ils craignent que le dogue ne se débarrasse de sa laisse, leur échappe, n’écoute pas Condorcet qui déclare :
« Un peuple court à sa ruine s’il préfère à des moyens d’action tempérés par la loi, des moyens dont l’illégalité seule serait capable de faire avorter tout le fruit. »
Et la section des Quinze-Vingts répond :
« Si justice et droit n’est pas fait au peuple par le corps législatif jeudi, onze heures du soir, le même jour, à minuit, le tocsin sonnera et la générale battra, et tout se lèvera à la fois. »
Louis n’en doute pas.
Et cependant, il a accepté que l’on verse des dizaines de milliers de livres à Danton, afin qu’il empêche l’insurrection.
Or, cet ancien avocat est le tribun le plus écouté de la section du Théâtre-Français, du club des Cordeliers.
Il fait partie d’un Comité secret composé de vingt-quatre membres, qui se réunit au Pavillon de Charenton et dont le but est de préparer l’attaque du château des Tuileries. Camille Desmoulins, Marat, Billaud-Varenne, l’acteur Collot d’Herbois et Robespierre se retrouvent aux côtés de Danton. Et certains d’entre eux envisagent de constituer une Commune insurrectionnelle , qui prendrait le pouvoir, en lieu et place de la Commune élue.
Soudoyée, elle aussi. Près de sept cent cinquante mille livres ont été versées au maire de Paris et à Santerre lui-même pour ramener les Marseillais dans le parti du roi et donc rendre impossible l’insurrection.
Mais comment se fier à ces hommes ? Ils utilisent sans doute l’argent qu’on leur a versé, soit pour leurs aises et leurs débauches, comme Danton, soit pour préparer cette insurrection qu’ils sont payés pour empêcher !
Et jadis on avait couvert d’or Mirabeau, et cela n’avait en rien entravé le cours de la Révolution.
L’insurrection aura lieu, Louis s’en persuade en découvrant le jardin des Tuileries entièrement désert.
« Il semble que la peste soit dans le château, écrit un journaliste “patriote”. Nul ne veut en approcher. Mais la terrasse des Feuillants est couverte d’hommes, de femmes, de gens de guerre qui vont à l’Assemblée, qui en reviennent, qui s’arrêtent à la porte, aux murs de ce bâtiment, et de l’autre côté, un vaste et superbe jardin désert… Nous sommes ici, disent ceux qui se promènent sur la terrasse des Feuillants, sur la terre de la liberté. Et là-bas c’est Coblence. Cette solitude, ce silence qui régnent dans le jardin où l’on voit seulement courir quelques chiens doivent effrayer le maître du château pour peu qu’il réfléchisse sur lui-même : il n’est pas de bon augure. »
Louis n’est pas effrayé. Et cependant il ne croit pas, comme le réclament les pétitions de certaines sections sans-culottes, qu’on se contentera de sa déchéance, suivie de l’expulsion de la famille royale hors du territoire.
Trop de souffrances, et donc trop de haines, trop de désirs de vengeance se sont sans doute accumulés depuis des siècles et font de Louis le XVI ecelui qu’il faut crucifier.
Trop de peurs aussi, d’accusations de trahison conduisent à un verdict impitoyable. Le Manifeste de Brunswick annonce selon les orateurs sans-culottes « une Saint-Barthélemy des patriotes ».
Robespierre, presque chaque jour, au club des Jacobins le répète. La rumeur se répand selon laquelle les habitants de Paris seront conduits dans la plaine Saint-Denis, et décimés sur place dès l’entrée dans la capitale des troupes prussiennes et de l’armée des Princes forte de vingt mille émigrés.
Les patriotes les plus notoires et cinquante poissardes seront roués !
Louis partage le sentiment du journaliste royaliste Du Rosoi qui écrit dans la Gazette de Paris :
« Au moment où vous lisez ces lignes, toutes les hordes, soit celles qui délibèrent, soit celles qui égorgent : républicains, pétitionnistes, novateurs, brissotins, philosophistes, écrivent, discutent, aiguisent des poignards, distribuent des cartouches, donnent des consignes, se heurtent, se croisent, augmentent le tarif des délations, des crimes, des libelles et des poisons… Si ces factieux osent prononcer la déchéance du roi, ils osent le juger ; et s’ils le jugent, il est mort ! Mort ! entendez-vous, lâches et insouciants Parisiens… »
La mort est donc là. Louis la voit. Elle le saisira dans quelques heures, quelques jours, quelques mois. Mais il est depuis si longtemps persuadé que son destin tragique est écrit et qu’il ne peut le changer, que ces dernières heures avant le 10 août ne le surprennent pas.
L’Assemblée erre, hésite, condamne ceux qui pétitionnent pour la déchéance du roi, et plus tard décide que les régiments de Suisses devront quitter Paris pour se rendre aux frontières, ce qui signifie, ouvrir les portes des Tuileries, livrer le roi aux émeutiers.
Et ceux-ci ne sont pas les meilleurs du peuple de Paris. Les purs patriotes se sont enrôlés pour aller combattre les Prussiens : quarante mille jeunes gens en quelques semaines.
Il reste les boutiquiers, les ouvriers, les vagabonds, les artisans fanatiques, ceux qui veulent occuper les places, prendre le pouvoir pour eux-mêmes, laissant faire la guerre aux autres. Ils ne représentent qu’une faible partie du peuple de Paris.
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