Max Gallo - Le Peuple et le Roi
Здесь есть возможность читать онлайн «Max Gallo - Le Peuple et le Roi» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, fra. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le Peuple et le Roi
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le Peuple et le Roi: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Peuple et le Roi»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le Peuple et le Roi — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Peuple et le Roi», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Mais ils sont déterminés. Et les femmes si souvent soumises et humiliées les accompagnent et même les entraînent.
Et cependant, une foule insouciante remplit les Champs-Elysées. Toutes les boutiques sont ouvertes. On vend dans ces journées torrides des rafraîchissements. On chante. On danse. On assiste aux spectacles de pantomimes et de marionnettes.
Cela étonne un voyageur anglais, Moore, qui a vu les canons installés sur le Pont-Neuf afin d’interdire aux cortèges sans-culottes venus de la rive droite et de la rive gauche de se rejoindre.
Mais, à quelques rues seulement de ce qui sera sans doute un lieu de combat : « Tout est tranquille dans Paris. On s’y promène. On cause dans les rues comme à l’ordinaire. Ces gens-là paraissent heureux comme des dieux… le duc de Brunswick est l’homme du monde auquel ils pensent le moins. »
Mais il y a ceux qui s’apprêtent à donner l’assaut aux Tuileries si l’Assemblée législative refuse de proclamer la déchéance du roi.
Et depuis les tribunes de la salle du Manège, ils sont des centaines à insulter les députés, à les menacer, cependant que d’autres les attendent à la sortie de l’Assemblée, les entourent, les frappent.
Et bientôt, il n’y aura plus en séance qu’une minorité de députés – à peine un peu plus de deux cents, sur sept cent quarante-cinq – prêts à soutenir les vœux des sans-culottes.
Le « peuple » – quelques milliers sur plus de six cent mille Parisiens – est trop fort pour se laisser dompter par l’Assemblée, qui, jeudi 9 août, à sept heures du soir, clôt ses travaux, sans s’être prononcée sur la déchéance du roi.
Médiocre et lâche habileté des Girondins.
« Il pleuvra du sang », prévoit un témoin, quand il entend un quart d’heure avant minuit la grosse cloche des Cordeliers battre le tocsin, suivie par les cloches de six autres églises.
Et les tambours commencent à résonner, les sans-culottes à se rassembler.
Demain, vendredi 10 août 1792, ce sera, comme prévu, on l’a préparé, la journée révolutionnaire qui doit achever ce qui a été commencé le 14 juillet 1789.
Courte nuit avant l’aube du vendredi 10 août.
Louis écoute le procureur-syndic du département Rœderer, qui est assis aux côtés de la reine, de Madame Élisabeth, du dauphin, et qui veut, dit-il, par sa présence aux Tuileries protéger le roi et sa famille.
Déjà plusieurs fois, il a affirmé que le salut ne pourrait venir d’une résistance armée aux sans-culottes s’ils tentaient d’attaquer le château.
Il faudrait se réfugier à l’Assemblée, où la majorité des députés étaient modérés, et feraient de leurs corps et de leur légitimité un rempart.
Le maire de Paris, Pétion, souriant, vient à son tour aux Tuileries, puis se retire après quelques instants, et Louis comprend que cet homme-là refusera de prendre parti, s’enfermera chez lui, se laissant « enchaîner avec des rubans », de manière à sauver sa vie.
Vers deux heures et demie du matin, Rœderer lit le rapport qu’on vient de lui remettre.
Les rassemblements de sans-culottes ont de la peine à se former, dit-il. Les citoyens des faubourgs se lassent. Il semble qu’on ne marchera pas.
Et un informateur royaliste qui vient d’arriver, confirme ces informations :
« Le tocsin ne rend pas », répète-t-il.
Louis reste impassible. La journée n’a pas commencé. On vient d’annoncer que sur ordre de Manuel, procureur général de la Commune, on a retiré les canons en batterie sur le Pont-Neuf. Dès lors, les sans-culottes du faubourg Saint-Antoine et ceux du faubourg Saint-Marceau peuvent se rejoindre !
Et Louis approuve et comprend les inquiétudes du marquis de Mandat, d’autant plus que Manuel est un proche de Danton. L’obstacle majeur à l’assaut des Tuileries vient de sauter.
Louis se retire. Il veut dormir, laisser le destin s’écouler selon la pente dessinée par Dieu. Quand il sort de sa chambre, on lui annonce que le marquis de Mandat, sur convocation de la Commune, et sur les conseils de Rœderer, a accepté de se rendre à l’Hôtel de Ville où la Commune veut l’entendre.
Le commandant de la garde nationale, responsable de la défense des Tuileries, est parti seul sans escorte.
Louis ferme les yeux.
Il entend Madame Élisabeth dire à Marie-Antoinette : « Ma sœur, venez donc voir le lever de l’aurore. »
Combien, demain, vivront une aube nouvelle ?
On tue déjà, place Vendôme, devant l’Hôtel de Ville.
Le marquis de Mandat a été mis en état d’arrestation, accusé d’avoir ordonné, si une « colonne d’attroupement s’avançait vers le château, de l’attaquer par-derrière ».
« C’est une infamie, crie-t-on, un prodige de lâcheté et de perfidie. »
On l’entraîne vers la prison de l’Hôtel de Ville. Et dès qu’il apparaît sur les marches, on l’abat : coups de pistolet, coups de pique et de sabre.
Et les membres du Comité secret, les commissaires de chaque section qui avaient été désignés dans la nuit, chassent la Commune légale, au nom du salut public. Elle sera remplacée par une Commune insurrectionnelle, dans laquelle Danton affirme son autorité. Santerre est nommé commandant de la garde nationale à la place de Mandat. Et les cortèges se mettent en mouvement vers le château des Tuileries.
Il n’est pas encore neuf heures.
Place Vendôme, de très jeunes gens jouent avec des têtes, les jetant en l’air et les recevant au bout de leurs bâtons. Ce sont celles du journaliste royaliste Suleau et de trois de ses amis.
Un jeune homme est interpellé dans les Petits-Champs, on l’entoure, on le menace. Il est habillé comme un « monsieur ». On l’oblige à crier « Vive la Nation ! ». Il a un accent étranger.
Il se souviendra qu’il a vu, ce vendredi 10 août, « des groupes d’hommes hideux, que le château a été attaqué par la plus vile canaille ».
Il se nomme Napoléon Bonaparte.
Le « patriote Palloy », l’un des vainqueurs de la Bastille, entrepreneur devenu riche en organisant la démolition – fructueuse – de la citadelle, écrit de ce « peuple » en armes du 10 août :
« Ce sont les sans-culottes, c’est la crapule et la canaille de Paris, et je me fais gloire d’être de cette classe qui a vaincu les soi-disant “honnêtes gens”. »
Ils marchent vers le château. Ils s’emparent des postes qui protègent les bâtiments. Ils approchent des portes. Il faut se réfugier à l’Assemblée, répète Rœderer.
Louis hésite. Il veut passer en revue la garde nationale. Il descend seul au Carrousel. Et à chaque pas qu’il fait devant les compagnies alignées, il est pénétré par une profonde, insurmontable lassitude.
Il répète :
« J’aime la garde nationale. »
Il a l’impression qu’il n’a même plus assez de force pour avancer.
Un groupe de canonniers, les mêmes sans doute que ceux qui l’ont déjà insulté, se met à le suivre en criant :
« À bas le roi ! À bas le gros cochon ! »
Toujours l’insulte.
Il rentre.
Rœderer insiste pour qu’on se place sous la protection de l’Assemblée.
« Sire, le temps presse, dit-il. Votre Majesté n’a pas d’autre parti à prendre. »
Marie-Antoinette s’approche.
« Nous avons des forces, martèle-t-elle. Personne ne peut agir ? Quoi, nous sommes seuls ? »
« Oui, Madame, seuls, répond Rœderer, l’action est inutile, la résistance, impossible, tout dans Paris marche ! »
« Marchons », dit Louis.
On se dirige vers la salle du Manège.
Rœderer guide ce petit cortège, le roi et sa famille. Des feuilles mortes s’amoncellent dans les allées.
Le dauphin joue avec elles.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le Peuple et le Roi»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Peuple et le Roi» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le Peuple et le Roi» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
