Max Gallo - Le Peuple et le Roi
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Mais le peuple est ainsi, hier fêtant La Fayette, et aujourd’hui portant Pétion en triomphe et dénonçant en La Fayette un « intrigant », un « ennemi de la patrie », un « coquin et un imbécile », le « plus grand des scélérats », accusé de trahison par Robespierre et Couthon.
Et il est vrai que La Fayette a quitté son quartier général, s’est présenté à l’Assemblée, a exigé le retour à l’ordre, a rêvé d’un coup d’État.
Il a imaginé passer en revue, avec le roi, les gardes nationales. Il était persuadé qu’on le suivrait, et qu’on irait, au couvent des Jacobins, disperser cette « secte qui envahit la souveraineté nationale et tyrannise les citoyens ».
Louis se défie de ces « donquichotteries ». Il ne désapprouve pas la reine lorsqu’elle dit : « Mieux vaut périr que d’être sauvés par Monsieur de La Fayette. »
Il se tait lorsqu’elle lui annonce qu’elle va avertir Pétion des intentions du général. Et le maire annule aussitôt la revue des gardes nationales. Et il ne reste à La Fayette qu’à regagner son armée du Centre.
Et Paris reste dominé par ces sections sans-culottes des faubourgs, des portes Saint-Martin et Saint-Denis, du Théâtre-Français.
Et on chante aux carrefours :
Nous le traiterons, gros Louis biribi
À la façon de barbarie, mon ami
Gros Louis, biribi…
« Nous marchons à grands pas à la catastrophe », confie l’ambassadeur des États-Unis, Gouverneur Morris.
Louis partage ce sentiment. Il sait que les sans-culottes pensent que « la nation n’est pas seulement en guerre avec des rois étrangers. Elle est en guerre avec Louis XVI et c’est lui qu’il faut vaincre le premier si l’on veut vaincre les tyrans, ses alliés ».
C’est un étrange moment, comme celui qui précède l’éclatement d’un orage. Après des rafales, on a l’impression que le vent faiblit. On fait quelques pas, on se prend à espérer. Car les sans-culottes ne sont pas tout le peuple.
Un visiteur qui parcourt la capitale écrit :
« Dans quelle autre ville que Paris, verrait-on tout à la fois deux faubourgs mutinés contre la loi, la force publique armée couvrant les rues et les places, les hommes de bien, tristes, abattus, mornes, noircis du deuil de la douleur, l’asile des rois assiégé par une multitude égarée, toutes les autorités incertaines et tremblantes, et d’un autre côté la moitié de la capitale indifférente pour ce qui se passe dans un quartier éloigné du sien ; chacun allant à ses affaires comme si tout était calme ; le coin de toutes les rues tapissé de trente affiches bleues, jaunes, ou rouges, qui promettent des farces pour le soir ; trois mille oisifs arrangeant en conséquence l’ordre de leur journée, flottant sérieusement entre Tancrède qui se donne au
Théâtre de la Nation, et Jocrisse ou la Poule aux œufs d’or qui est joué au Théâtre du Vaudeville ; des projets de soupers de corps, de concerts, de personnes aimables, et cependant un volcan terrible mugit sous leurs pieds. »
Le volcan gronde. Les troupes austro-prussiennes avancent dans le Nord. Elles occupent Orchies et Bavay.
« Les Autrichiens, écrit Gouverneur Morris, parlent avec la plus grande confiance de passer l’hiver à Paris. »
« Notre maladie avance bien », murmure-t-on dans l’entourage de Marie-Antoinette.
Elle voudrait agir. Et elle transmet ce qu’elle apprend des plans de campagne, à Mercy-Argenteau, le gouverneur autrichien à Bruxelles.
Elle se confie :
« Le roi n’est pas un poltron, dit-elle. Il a un très grand courage passif… Il a peur du commandement et craint plus que toute autre chose de parler aux hommes réunis… Dans les circonstances où nous sommes, quelques paroles bien articulées, adressées aux Parisiens qui lui sont dévoués, centupleraient les forces de notre parti. Il ne les dira pas. »
Louis connaît le jugement de la reine.
Peut-être a-t-elle raison lorsqu’elle dit qu’il a vécu tel un enfant toujours inquiet, sous les yeux de Louis XV jusqu’à vingt et un ans, et que cela l’a rendu timide, renfermé.
Mais s’il est passif, c’est aussi que c’est la seule forme de courage que la situation admet.
Il sent, à ces chants, à ces roulements de tambour, à ces milliers de fédérés qui arrivent de tous les départements, qu’un grand élan patriotique soulève le pays.
Les Marseillais entrent au pas cadencé, précédés par des cavaliers, acclamés par les sans-culottes de Santerre. Ils chantent « Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons », ce Chant de guerre pour l’armée du Rhin qu’ils ont entonné tout au long de leur route de Marseille à Paris, et cette Marseillaise se répand comme une traînée de poudre.
L’Assemblée a décrété la Patrie en danger, appelant aux enrôlements volontaires, et un détachement de cavalerie avec trompettes, tambours, musique, et six pièces de canon, suivi de douze officiers municipaux à cheval portant la bannière tricolore avec l’inscription La Patrie est en danger, parcourt les principales rues et boulevards de Paris. On s’arrête. On monte sur une estrade, on lit le texte de la proclamation :
« Des troupes nombreuses s’avancent vers nos frontières. Tous ceux qui ont horreur de la liberté s’arment contre notre Constitution. Citoyens, la Patrie est en danger. »
En trois jours, plus de quatre mille jeunes hommes courent aux amphithéâtres décorés de drapeaux tricolores où sont reçus les engagements.
Qu’opposer à ce mouvement, à cette crue d’hommes ?
Quelques régiments de Suisses, qu’on va concentrer aux Tuileries, des nobles courageux, anciens gardes du corps et gardes du roi, viendront les rejoindre, certains gardes nationaux des quartiers ouest pourront aussi vouloir défendre le roi constitutionnel, mais, Louis le sait, la partie est inégale.
Seules les armées autrichiennes et prussiennes peuvent briser ce mouvement. Mais elles sont étrangères.
Et le mot de patrie est la plus terrible des armes dont disposent les sans-culottes. À l’Assemblée, Vergniaud le Girondin, en proclamant la Patrie en danger , a prononcé un réquisitoire contre le roi, en l’interpellant : « Non, non, s’est-il écrié, homme que la générosité des Français n’a pu émouvoir, homme que le seul amour du despotisme a paru rendre sensible, vous n’avez pas rempli le vœu de la Constitution ! Vous n’êtes plus rien pour cette Constitution que vous avez indignement violée, pour ce peuple que vous avez si facilement trahi. »
Et en même temps ces Girondins hésitent à transformer leurs paroles en actes.
Ils craignent l’anarchie. Ils se méfient de ces sections sans-culottes comme celles des Quinze-Vingts et des Cordeliers, peuplées d’ébénistes, de menuisiers, ouvriers et artisans, tapissiers, marbriers, verriers de la Manufacture royale des glaces, rue de Reuilly.
Dans la section des Gravilliers, les éventaillistes, les merciers, les charpentiers, les ciseleurs des rues Saint-Denis et Saint-Martin sont exaltés par les prédications du prêtre Jacques Roux, un « enragé ».
Les Girondins voudraient utiliser ces forces sans-culottes tout en les contrôlant, les retenant, ne leur lâchant la bride que pour contraindre le roi à plier.
Mais ils rêvent donc aussi d’une trêve, d’un accord avec le roi. Et quand, le 7 juillet, l’évêque constitutionnel de Rhône-et-Loire, Lamourette, prêche à tous les partis la réconciliation – « Embrassez-vous », lance-t-il –, les députés, à l’exception de quelques Montagnards, se précipitent, se donnent l’accolade, pleurent.
Et Louis, prévenu que l’Assemblée a acclamé la formule de l’évêque : « Haine à la République », accourt.
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