Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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Il ne se souvint plus qu’il avait, depuis plus de trois heures, quitté Catherine, et que Catherine n’avait besoin, pour rentrer à Pisseleux, que d’une petite heure au plus.
Il s’élança par la forêt, coupant hardiment au travers des arbres, de façon à gagner Pisseleux en évitant les angles des chemins frayés.
Laissons-le par les arbres, par les buissons, par les ronciè-
res, endommager à grands coups de pied et de bâton la forêt du duc d’Orléans, laquelle lui rendait les coups avec usure.
Revenons à Catherine, qui, de son côté, pensive et désolée, retournait chez elle derrière sa mère.
À quelques pas de la ferme est un ravin ; arrivé là, le chemin s’amincit, et deux chevaux venus de front sont obligés de passer l’un après l’autre.
La mère Billot passa la première.
– 439 –
Catherine allait passer à son tour, quand elle entendit un petit sifflement d’appel.
Elle se retourna et aperçut dans l’ombre le galon d’une cas-quette qui était celle du laquais d’Isidor.
Elle laissa sa mère continuer son chemin, ce que la mère fit sans inquiétude, on était à cent pas de la ferme.
Le laquais vint à elle.
– Mademoiselle, lui dit-il, M. Isidor a besoin de vous voir ce soir même ; il vous prie de l’attendre à onze heures quelque part, où vous voudrez.
– Mon Dieu ! dit Catherine, lui serait-il arrivé quelque malheur ?
– Je ne sais, mademoiselle ; mais il a reçu ce soir de Paris une lettre cachetée de noir ; il y a déjà une heure que je suis ici.
Dix heures sonnaient à l’église de Villers-Cotterêts, et les unes après les autres les heures passaient dans l’air, portées frémissantes sur leurs ailes de bronze.
Catherine regarda autour d’elle.
– Eh bien
! l’endroit est sombre et retiré, dit-elle, j’attendrai votre maître ici.
Le laquais remonta à cheval et partit au galop.
Catherine, toute tremblante, rentra à la ferme derrière sa mère.
– 440 –
Que pouvait avoir à lui annoncer Isidor, à une heure pareille, sinon un malheur ?
Un rendez-vous d’amour emprunte des formes plus riantes. Mais la question n’était pas là. Isidor demandait un rendez-vous la nuit, peu importait l’heure, peu importait le lieu : elle eût été l’attendre dans le cimetière de Villers-Cotterêts, à minuit.
Elle ne voulut donc pas même réfléchir, elle embrassa sa mère et se retira dans sa chambre comme pour se coucher.
Sa mère, sans défiance, se déshabilla et se coucha ellemême.
D’ailleurs, se fût-elle défié, la pauvre femme ! Catherine n’était-elle pas libre ? Catherine n’était-elle pas maîtresse par ordre supérieur ?
Catherine, retirée dans sa chambre, ne se déshabilla ni ne se coucha.
Elle attendit.
Elle écouta sonner dix heures et demie, puis onze heures moins un quart.
À onze heures moins un quart, elle éteignit sa lampe et descendit dans la salle à manger.
Les fenêtres de la salle à manger donnaient sur le chemin ; elle ouvrit une fenêtre et sauta légèrement à terre.
– 441 –
Elle laissa la fenêtre ouverte pour pouvoir rentrer, et se contenta de rapprocher l’un de l’autre les contrevents.
Puis elle courut, dans la nuit, à l’endroit indiqué, et là, le cœur bondissant, les jambes tremblantes, une main sur sa tête brûlante, l’autre sur sa poitrine près d’éclater, elle attendit.
Elle n’eut pas longtemps à attendre. Un bruit de chevaux courant lui arriva.
Elle fit un pas en avant.
Isidor était près d’elle.
Le laquais se tint en arrière.
Sans descendre de cheval, Isidor lui tendit le bras, l’enleva sur son étrier, l’embrassa et lui dit :
– Catherine, ils ont tué hier, à Versailles, mon frère Georges ; Catherine, mon frère Olivier m’appelle ; Catherine, je pars.
Une exclamation douloureuse retentit, Catherine serra furieusement Charny entre ses bras.
– Oh ! s’écria-t-elle, s’ils ont tué votre frère Georges, ils vont vous tuer aussi, vous.
– Catherine, quoi qu’il arrive, mon frère aîné m’attend ; Catherine, vous savez si je vous aime.
– Ah ! restez, restez, cria Catherine, qui, à ce que lui disait Isidor, ne comprit qu’une seule chose : c’est qu’il partait.
– Mais l’honneur, Catherine ! Mais mon frère Georges !
Mais la vengeance !
– 442 –
– Oh ! malheureuse que je suis ! cria Catherine.
Et elle se renversa, froide et palpitante, dans les bras du cavalier.
Une larme roula des yeux d’Isidor et tomba sur le cou de la jeune fille.
– Oh ! vous pleurez, dit-elle ; merci, vous m’aimez !
– Ah ! oui, oui, Catherine, je t’aime, mais comprends-tu, Catherine, mon frère, l’aîné, ce frère m’écrit : « Viens » ; il faut que j’obéisse.
– Allez donc, dit Catherine, je ne vous retiens plus.
– Un dernier baiser, Catherine.
– Adieu !
Et la jeune fille résignée, car elle avait compris qu’à cet ordre de son frère rien n’empêcherait Isidor d’obéir, la jeune fille glissa des bras de son amant jusqu’à terre.
Isidor détourna les yeux, soupira, hésita un instant ; mais, entraîné par cet ordre irrésistible qu’il avait reçu, il mit son cheval au galop, en jetant à Catherine un dernier adieu.
Le laquais le suivit à travers champs.
Catherine resta sur le sol, à l’endroit où elle était tombée, barrant de son corps la route étroite.
Presque aussitôt un homme apparut sur le monticule, venant du côté de Villers-Cotterêts ; il marchait à grands pas dans
– 443 –
la direction de la ferme, et dans sa course rapide il vint heurter le corps inanimé qui gisait sur le pavé de la route.
Il perdit l’équilibre, trébucha, roula et ne se reconnut qu’en touchant de ses mains ce corps inerte.
– Catherine ! s’écria-t-il, Catherine morte !
Et il poussa un cri terrible, un cri qui fit hurler les chiens de la ferme.
– Oh ! continua-t-il, qui donc a tué Catherine ?
Et il s’assit tremblant, pâle, glacé, avec ce corps inanimé en travers sur ses genoux.
– 444 –
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38H
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Juillet 2006
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– Source :
http://www.dumaspere.com/Le site de référence sur 39H
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