Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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Le piège de Pitou avait bien joué, et Catherine s’y était prise.
Pitou revint à Haramont à moitié heureux, à moitié effrayé.
Car à peine se fut-il rendu compte par le fait de ce qu’il venait d’accomplir, qu’il aperçut dans cette simple démarche une quantité d’effrayants détails auxquels d’abord il n’avait pas songé.
Le dimanche suivant était désigné à Haramont pour une solennité militaire.
Suffisamment instruits, ou s’étant déclarés tels, les gardes nationaux du village avaient prié leur commandant de les assembler et de leur faire faire un exercice public.
– 420 –
Quelques villages voisins, émus de rivalité, et qui avaient aussi fait des études militaires, devaient venir à Haramont pour établir une sorte de lutte avec leurs aînés dans la carrière des armes.
Une députation de chacun de ces villages s’était entendue avec l’état-major de Pitou ; un laboureur, ancien sergent, les commandait.
L’annonce d’un si beau spectacle fit accourir une quantité de curieux endimanchés, et le Champ-de-Mars d’Haramont fut envahi dès le matin par une foule de jeunes filles et d’enfants, auxquels se joignirent plus lentement, mais avec non moins d’intérêt, les pères et les mères des champions.
Ce furent d’abord des collations sur l’herbe, frugales dé-
bauches de fruits et de galettes arrosés par l’eau de la source.
Bientôt après, quatre tambours retentirent dans quatre directions différentes, venant de Largny, de Vez, de Taillefontaine et de Vivières.
Haramont était devenu un centre ; il avait ses quatre points cardinaux.
Le cinquième battait bravement, conduisant hors d’Haramont ses trente-trois gardes nationaux.
On remarquait parmi les spectateurs une partie de l’aristocratie nobiliaire et bourgeoise de Villers-Cotterêts, qui était venue là pour rire.
En outre, un grand nombre de fermiers des environs qui étaient venus là pour voir.
– 421 –
Bientôt arrivèrent sur deux chevaux, côte à côte, Catherine et la mère Billot.
C’était le moment où la garde nationale d’Haramont dé-
bouchait du village, avec un fifre, un tambour et son commandant Pitou, monté sur un grand cheval blanc qu’avait prêté à Pitou Maniquet, son lieutenant, afin que l’imitation de Paris fût plus complète, et que M. le marquis de La Fayette fût représenté ad vivum à Haramont.
Pitou, étincelant d’orgueil et d’aplomb, chevauchait l’épée à la main sur ce large cheval aux crins dorés ; et, sans ironie, il représentait sinon quelque chose d’élégant et d’aristocratique, du moins quelque chose de robuste et de vaillant qui faisait plaisir à voir.
Cette entrée triomphale de Pitou et de ses hommes, c’est-à-
dire de ceux qui avaient donné le branle à la province, fut saluée par de joyeuses acclamations.
La garde nationale, à Haramont, avait des chapeaux pareils, tous ornés de la cocarde nationale, des fusils reluisants, et marchait sur deux files avec un ensemble des plus satisfaisants.
Aussi, lorsqu’elle arriva sur le champ de manœuvre, elle avait déjà conquis tous les suffrages de l’assemblée.
Pitou, du coin de l’œil, aperçut Catherine.
Il rougit, elle pâlit.
La revue, dès ce moment, eut pour lui plus d’intérêt que pour tout le monde.
– 422 –
Il fit faire à ses hommes le simple exercice du fusil d’abord, et chacun des mouvements qu’il ordonna fut si précisément exécuté que l’air éclata de bravos.
Mais il n’en fut pas de même des autres villages ; ils se montrèrent mous et irréguliers. Les uns à moitié armés, à moitié instruits, se sentaient déjà démoralisés par la comparaison ; les autres exagéraient avec orgueil ce qu’ils savaient si bien la veille.
Tous ne donnèrent que des résultats imparfaits.
Mais de l’exercice on allait passer à la manœuvre. C’était là que le sergent attendait son émule Pitou.
Le sergent avait, vu l’ancienneté, reçu le commandement général, et il s’agissait tout simplement pour lui de faire marcher et manœuvrer les cent soixante-dix hommes de l’armée générale.
Il n’en put venir à bout.
Pitou, son épée sous le bras et son fidèle casque sur la tête, regardait faire avec le sourire de l’homme supérieur.
Quand le sergent eut vu ses têtes de colonnes aller se perdre dans les arbres de la forêt, tandis que les queues reprenaient le chemin d’Haramont ; quand il eut vu ses carrés se disperser à des distances erronées ; quand il eut vu se mêler disgracieusement les escouades et s’égarer les chefs de file, il perdit la tête, et fut salué d’un murmure désapprobateur par ses propres soldats.
Un cri retentit alors du côté d’Haramont :
– Pitou ! Pitou ! à Pitou !
– 423 –
– Oui, oui, à Pitou ! crièrent les hommes des autres villages, furieux d’une infériorité qu’ils attribuaient charitablement à leurs instructeurs.
Pitou remonta sur son cheval blanc, et, se replaçant à la tête de ses hommes, auxquels il fit prendre la tête de l’armée, il fit entendre un commandement d’une telle énergie et d’un creux si superbe, que les chênes en frissonnèrent.
À l’instant même, et comme par miracle, les files ébranlées se rétablirent ; les mouvements ordonnés s’exécutèrent avec un ensemble dont l’enthousiasme ne troublait pas la régularité, et Pitou appliqua si heureusement à la pratique les leçons du père Clouïs et la théorie du Parfait garde national , qu’il obtint un succès immense.
L’armée, réunie dans un seul cœur et éclatant par une seule voix, le nomma imperator sur le champ de bataille.
Pitou descendit de son cheval, baigné de sueur et ivre d’orgueil, et, ayant touché le sol, il reçut les félicitations des peuples.
Mais, en même temps, il cherchait au milieu de la foule à rencontrer les regards de Catherine.
Tout à coup la voix de la jeune fille retentit à son oreille.
Pitou n’avait pas eu besoin d’aller à Catherine, Catherine était venue à lui !
Le triomphe était grand.
– Eh quoi ! dit-elle d’un air riant que démentait son pâle visage, quoi ! monsieur Ange, vous ne nous dites rien, à nous ?
Vous êtes devenu fier, parce que vous êtes un grand général…
– 424 –
– Oh ! non, s’écria Pitou, oh ! bonjour, mademoiselle !
Puis à madame Billot :
– J’ai l’honneur de vous saluer, madame Billot.
Et revenant à Catherine :
– Mademoiselle, vous vous trompez, je ne suis pas un grand général, je ne suis qu’un pauvre garçon animé du désir de servir ma patrie.
Ce mot fut porté sur les ondes de la foule, et, au milieu d’une tempête d’acclamations, déclaré un mot sublime.
– Ange, dit tout bas Catherine, il faut que je vous parle.
– Ah ! ah ! pensa Pitou, nous y voilà.
Puis tout haut :
– À vos ordres, mademoiselle Catherine.
– Revenez tantôt avec nous à la ferme.
– Bien.
Et Pitou, saluant respectueusement Catherine, s’éloigna, en se promettant de tenir inflexiblement contre les tentations de la jeune fille.
– 425 –
Chapitre LXIX
Le miel et l’absinthe
Catherine s’était arrangée de façon à être seule avec Pitou, malgré la présence de sa mère.
La bonne madame Billot avait trouvé quelques complaisantes compagnes qui suivirent son cheval en soutenant la conversation, et Catherine, qui avait abandonné sa monture à l’une d’entre elles, revint à pied par les bois avec Pitou, qui s’était dé-
robé à ses triomphes.
Ces sortes d’arrangements n’étonnent personne à la campagne, où tous les secrets perdent de leur importance à cause de l’indulgence qu’on s’accorde mutuellement.
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