Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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Comme on le voit, Pitou arrivait dans un mauvais moment.
Aussi, au moment où Pitou mit la main sur le loquet de la porte, le père Clouïs fit entendre un grognement qui fit reculer le commandant des gardes civiques d’Haramont.
Était-ce un loup, était-ce une laie en gésine qui s’était substitué au père Clouïs ?
Aussi Pitou, qui avait lu Le Petit Chaperon rouge , hésita-t-il à entrer.
– Eh ! père Clouïs, cria-t-il.
– Quoi ! fit le misanthrope.
Pitou fut rassuré, il avait reconnu la voix du digne anacho-rète.
– 407 –
– Bon, vous y êtes, dit-il.
Puis, faisant un pas dans l’intérieur de la hutte et tirant la révérence à son propriétaire :
– Bonjour, père Clouïs, dit gracieusement Pitou.
– Qui va là ? demanda le blessé.
– Moi.
– Qui toi ?
– Moi, Pitou.
– Qui ça, Pitou ?
– Moi, Ange Pitou d’Haramont, vous savez ?
– Eh bien ! qu’est-ce que ça me fait, à moi, que vous soyez Ange Pitou d’Haramont ?
– Oh ! oh ! il n’est pas de bonne humeur, le père Clouïs ; je l’ai mal réveillé, dit Pitou en câlinant.
– Très mal réveillé, vous avez raison.
– Que faut-il donc que je fasse, alors ?
– Oh ! ce que vous avez de mieux à faire, c’est de vous en aller.
– Eh çà ! sans causer un peu ?
– Causer de quoi ?
– 408 –
– D’un service à me rendre, père Clouïs.
– Je ne rends pas de service pour rien.
– Et moi je paie ceux qu’on me rend.
– C’est possible ; mais moi, je n’en puis plus rendre.
– Comment cela ?
– Je ne tue plus.
– Comment, vous ne tuez plus ? vous qui tuiez à tout coup ; ça n’est pas possible, ça, père Clouïs.
– Allez-vous-en, vous dis-je.
– Mon petit père Clouïs !
– Vous m’ennuyez.
– Écoutez-moi, et vous ne vous en repentirez pas.
– Voyons alors, pas de mots… que voulez-vous ?
– Vous êtes un vieux soldat, vous ?
– Après !
– Eh bien ! père Clouïs, je veux…
– Achève donc, drôle !
– Je veux que vous m’appreniez l’exercice.
– 409 –
– Êtes-vous braque ?
– Non, j’ai toute ma cervelle, au contraire. Apprenez-moi l’exercice, père Clouïs, et nous causerons du prix.
– Ah çà ! mais décidément cet animal-là est fou, dit rudement le vieux soldat en se soulevant sur ses bruyères sèches.
– Père Clouïs, oui ou non, apprenez-moi l’exercice comme on le fait à l’armée, en douze temps, et demandez-moi telle chose qu’il vous plaira.
Le vieux se dressa sur un genou, et fixant son œil fauve sur Pitou :
– La chose qui me plaira ? demanda-t-il.
– Oui.
– Eh bien ! la chose qui me plaît, c’est un fusil.
– Ah ! comme cela tombe, dit Pitou, j’ai trente-quatre fusils.
– Tu as trente-quatre fusils, toi ?
– Et même le trente-quatrième, que j’avais mis pour moi, fera bien votre affaire. C’est un joli fusil de sergent avec les armes du roi en or sur la culasse.
– Et comment t’es-tu procuré ce fusil ? Tu ne l’as pas volé, j’espère ?
Pitou lui conta son histoire, franchement, loyalement, vivement.
– 410 –
– Bon ! fit le vieux garde. Je comprends. Je veux bien t’apprendre l’exercice, mais j’ai mal aux doigts.
Et à son tour, il raconta à Pitou l’accident qui lui était arrivé. – Eh bien ! lui dit Pitou, ne vous occupez plus de votre fusil, il est remplacé. Dame ! il n’y a que vos doigts… Ce n’est pas comme des fusils, je n’en ai pas trente-quatre.
– Oh ! quant aux doigts, ce n’est rien, et pourvu que tu me promettes que demain le fusil sera ici, viens.
Et il se leva aussitôt.
La lune au zénith versait des torrents de flamme blanche sur l’espèce de clairière qui s’étendait en avant de la maison.
Pitou et le père Clouïs s’avancèrent sur cette clairière.
Quiconque eût vu dans cette solitude ces deux ombres noires gesticuler sur l’aire grisâtre, n’eût pu se défendre d’une mystérieuse terreur.
Le père Clouïs prit son tronçon de fusil, qu’il montra en soupirant à Pitou. Et d’abord il lui montra la tenue et le port du militaire.
C’était, du reste, chose curieuse que le redressement subit de ce grand vieillard, toujours voûté par l’habitude de passer dans les taillis, et qui, ravivé par le souvenir du régiment et l’ai-guillon de l’exercice, secouait sa tête à crinière blanche au-dessus d’épaules sèches, larges et solidement attachées.
– 411 –
– Regarde bien, disait-il à Pitou, regarde bien ! c’est en regardant qu’on apprend. Quand tu auras bien vu comme je fais, essaie, et je te regarderai a mon tour.
Pitou essaya.
– Rentre tes genoux, efface tes épaules, donne un jeu libre à ta tête ; fais-toi une base, morbleu ! fais-toi une base ; tes pieds sont assez larges pour cela.
Et Pitou obéissait de son mieux.
– Bien ! fit le vieillard, tu as l’air assez noble.
Pitou fut extrêmement flatté d’avoir l’air noble. Il n’avait pas espéré tant.
Avoir l’air noble, en effet, après une heure seulement d’exercice ! Que serait-ce donc au bout d’un mois ? Il aurait l’air majestueux.
Aussi voulut-il continuer.
Mais c’était assez pour une leçon.
D’ailleurs, le père Clouïs ne voulait pas trop s’avancer avant de tenir son fusil.
– Non pas, dit-il, c’est assez pour une fois. Tu n’as que cela à leur montrer pour la première leçon, encore ne la sauront-ils pas avant quatre jours ; toi, pendant ce temps, tu seras venu ici deux fois.
– Quatre fois ! s’écria Pitou.
– 412 –
– Ah ! ah ! répondit froidement le père Clouïs, tu as du zèle et des jambes, à ce qu’il paraît. Quatre fois, soit ; viens quatre fois. Mais je t’avertis que nous sommes à la fin du dernier quartier de la lune, et que demain il n’y fera plus clair.
– Nous ferons l’exercice dans la grotte, dit Pitou.
– Alors, tu apporteras de la chandelle ?
– Une livre, deux s’il le faut.
– Bon. Et mon fusil ?
– Vous l’aurez demain.
– J’y compte. Voyons si tu as retenu ce que je t’ai dit.
Pitou recommença de façon à s’attirer des compliments.
Dans sa joie, il eût promis un canon au père Clouïs.
Cette seconde séance achevée, comme il était une heure du matin à peu près, il prit congé de son instructeur et regagna plus lentement, c’est vrai, mais d’un pas encore très fendu, le village d’Haramont, où tout le monde, gardes nationaux et simples bergers, dormaient du sommeil le plus profond.
Pitou rêva qu’il commandait en chef une armée de plusieurs millions d’hommes, et qu’il faisait faire à l’univers tout entier, rangé sur une seule file, le mouvement du pas emboîté et un portez armes ! qui aboutirait à l’extrémité de la vallée de Jo-saphat.
Dès le lendemain, il donna ou plutôt rendit sa leçon à ses soldats, avec une insolence de poses et une sûreté de démonstration qui poussèrent jusqu’à l’impossible la faveur dont il jouissait.
– 413 –
Ô popularité, souffle insaisissable !
Pitou devint populaire, et fut admiré des hommes, des enfants et des vieillards.
Les femmes même restèrent sérieuses, lorsqu’en leur pré-
sence il criait d’une voix de stentor à ses trente soldats rangés sur une seule ligne :
– Cordieu ! soyons donc nobles ! Regardez-moi.
Et il était noble !
– 414 –
Chapitre LXVIII
Où Catherine fait, à son tour, de la diplomatie
Le père Clouïs eut son fusil. Pitou était un garçon d’honneur : pour lui, la chose promise était une chose due.
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