Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
Здесь есть возможность читать онлайн «Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, на английском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:ANGE PITOU - Tome II
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 100
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
ANGE PITOU - Tome II: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «ANGE PITOU - Tome II»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
ANGE PITOU - Tome II — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «ANGE PITOU - Tome II», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
– C’est parce que monsieur l’abbé Fortier nous a vus enfants, et qu’il nous croit toujours des enfants, dit Pitou avec sa douceur mélancolique.
– Mais ces enfants sont devenus des hommes, dit sourde-ment Maniquet en étendant vers l’abbé sa main mutilée.
– Et ces hommes sont des serpents ! s’écria l’abbé irrité.
– Et des serpents qui piqueront si on les blesse, dit le sergent Claude à son tour.
Le maire, dans ces menaces, pressentit toute la future révolution.
L’abbé y devina le martyre.
– Que me veut-on, enfin ? dit-il.
– On veut une partie des armes que vous avez ici, dit le maire, en essayant de tout concilier.
– Ces armes ne sont pas à moi, répondit l’abbé.
– Mais à qui sont-elles donc ?
– Elles sont à monseigneur le duc d’Orléans.
– D’accord, monsieur l’abbé, dit Pitou ; mais rien n’empê-
che.
– 390 –
– Comment, rien n’empêche ? fit l’abbé.
– Oui ; nous venons vous demander ces armes tout de même.
– J’en écrirai à monseigneur le duc, fit majestueusement l’abbé.
– Monsieur l’abbé oublie, dit le maire à demi voix, que c’est différer pour rien. Monseigneur, si on le consulte, répondra qu’il faut donner aux patriotes, non seulement les fusils de ses ennemis les Anglais, mais encore les canons de son aïeul Louis XIV.
Cette vérité frappa douloureusement l’abbé.
Il murmura :
– Circumdedisti me hostibus . 10F28
– Oui, monsieur l’abbé, dit Pitou, c’est vrai ; mais de vos ennemis politiques seulement ; car nous ne haïssons en vous que le mauvais patriote.
– Imbécile
! s’écria l’abbé Fortier dans un moment
d’exaltation qui lui donna une certaine éloquence ; absurde et dangereux imbécile ! Lequel de nous deux est le bon patriote, de moi qui veux garder les armes pour la paix de la patrie, ou de toi qui les demandes pour la discorde et la guerre civile ? Lequel est le bon fils, de moi qui m’en tiens à l’olivier pour fêter notre mère commune, ou de toi qui cherches du fer pour lui déchirer le sein ?
28« Tu m'as encerclé de mes ennemis ».
– 391 –
Le maire se détourna pour cacher son émotion, et tout en se détournant, il fit à l’abbé un petit signe sournois qui voulait dire : « Très bien ! »
L’adjoint, nouveau Tarquin, abattit des fleurs avec sa canne.
Ange fut désarçonné.
Ce que voyant ses deux subalternes, ils froncèrent le sourcil. Sébastien seul, l’enfant spartiate, fut impassible.
Il s’approcha de Pitou et demanda :
– De quoi s’agit-il donc, Pitou ?
Pitou le lui dit en deux mots.
– L’ordre est signé ? fit l’enfant.
– Du ministre, du général La Fayette, et il est de l’écriture de ton père.
– Alors, répliqua fièrement l’enfant, pourquoi donc hésite-t-on à obéir ?
Et dans son œil aux pupilles dilatées, dans ses narines fré-
missantes, dans la rigidité de son front, il révéla l’implacable esprit dominateur des deux races qui l’avaient créé.
L’abbé entendit ces paroles qui sortaient de la bouche de cet enfant ; il frissonna, et baissa la tête.
– Trois générations d’ennemis contre nous ! murmura-t-il.
– 392 –
– Allons, monsieur l’abbé, dit le maire, il faut s’exécuter !
L’abbé fit un pas en froissant les clefs qu’il tenait à sa ceinture par un reste d’habitude monastique.
– Non ! mille fois non ! s’écria-t-il ; ce n’est pas ma propriété, et j’attendrai l’ordre de mon maître.
– Ah ! monsieur l’abbé ! fit le maire, qui ne pouvait se dispenser de désapprouver.
– C’est de la rébellion, dit Sébastien au prêtre ; prenez garde ! cher monsieur.
– Tu quoque ! murmura l’abbé Fortier en se couvrant de sa soutane pour imiter le geste de César.
– Allons, allons, monsieur l’abbé, dit Pitou, soyez tranquille ; ces armes seront bien placées pour le bonheur de la patrie.
– Tais-toi, Judas ! répondit l’abbé ; tu as bien trahi ton vieux maître, pourquoi ne trahirais-tu pas la patrie ?
Pitou, écrasé par sa conscience, courba le front. Ce qu’il avait fait n’était pas d’un noble cœur, si c’était d’un habile administrateur d’hommes.
Mais en baissant la tête, il vit de côté ses deux lieutenants, qui semblaient dépités d’avoir un chef si faible.
Pitou comprit que s’il manquait son effet, son prestige était perdu.
– 393 –
L’orgueil tendit le ressort de ce vaillant champion de la Ré-
volution française.
Relevant donc la tête :
– Monsieur l’abbé, dit-il, si soumis que je sois à mon ancien maître, je ne laisserai point passer sans commentaires ces injurieuses paroles.
– Ah ! tu commentes maintenant ? dit l’abbé, espérant dé-
monter Pitou par ses railleries.
– Oui, monsieur l’abbé, je commente, et vous allez voir que mes commentaires sont justes, continua Pitou. Vous m’appelez un traître parce que vous m’avez refusé bénévolement les armes que je vous demandais l’olivier à la main, et que je vous arrache aujourd’hui à l’aide d’un ordre du gouvernement. Eh bien !
monsieur l’abbé, j’aime mieux paraître avoir trahi mes devoirs que d’avoir donné la main à favoriser avec vous la contrerévolution. Vive la patrie ! Aux armes ! aux armes !
Le maire fit à Pitou le pendant du signe qu’il avait fait à l’abbé en disant :
– Ah ! très bien ! très bien !
Ce discours eut en effet un résultat foudroyant pour l’abbé, résultat électrique pour le reste des assistants.
Le maire s’éclipsa en faisant signe à l’adjoint de demeurer.
L’adjoint eût bien voulu s’éclipser comme le maire ; mais l’absence des deux autorités principales de la ville eût certainement été remarquée.
– 394 –
Il suivit donc avec son greffier les gendarmes, qui suivirent les trois gardes nationaux vers le musée de l’abbé Fortier, musée dont Pitou connaissait les détours, lui qui avait été nourri dans le sérail.
Sébastien, bondissant comme un jeune lion, courut sur les traces des patriotes.
Les autres enfants regardaient tout hébétés.
Quant à l’abbé, après avoir ouvert la porte de son musée, il tomba, demi-mort de colère et de honte, sur la première chaise qu’il rencontra.
Une fois entrés dans le musée, les deux assesseurs de Pitou voulaient tout mettre au pillage, mais l’honnête timidité du chef des gardes nationaux intervint encore.
Il fit le compte des gardes nationaux soumis à ses ordres, et comme ils étaient trente-trois, il ordonna que trente-trois fusils fussent enlevés.
Et comme, le cas échéant, on pouvait avoir à faire le coup de fusil, et qu’en cette circonstance Pitou ne comptait pas rester en arrière, il prit pour lui un trente-quatrième fusil, véritable fusil d’officier, plus court et plus léger que les autres, et qui, quoique de calibre, pouvait tout aussi bien diriger le plomb sur un lapin ou un lièvre, que la balle contre un faux patriote ou un vrai Prussien.
En outre, il se choisit une épée droite comme celle de M. de La Fayette, l’épée de quelque héros de Fontenoy ou de Philips-bourg, qu’il passa à sa ceinture.
– 395 –
Ses deux collègues chargèrent chacun douze fusils sur leurs épaules, et, sous ce poids énorme, ils ne fléchirent pas, tant leur joie était délirante.
Pitou se chargea du reste.
On passa par le parc pour ne pas traverser Villers-Cotterêts, afin d’éviter le scandale.
D’ailleurs, c’était le chemin le plus court.
Ce chemin le plus court offrait en outre l’avantage d’ôter aux trois officiers toute chance de rencontrer des partisans d’une idée contraire à la leur. Pitou ne craignait pas la lutte, et le fusil qu’il s’était choisi en cas de lutte faisait foi de son courage.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «ANGE PITOU - Tome II»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «ANGE PITOU - Tome II» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «ANGE PITOU - Tome II» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.