Alexandre Dumas - ANGE PITOU - Tome II
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Et quand le nombre des assistants se fut réduit aux seuls initiés :
– Citoyens, dit Pitou, mes plans ont réussi comme je l’avais prévu. J’ai écrit au général La Fayette le désir que vous avez de vous constituer en garde nationale, et le choix que vous avez fait de moi pour vous commander. Lisez la suscription de la lettre qui m’arrive du ministère.
Et il présenta la dépêche sur l’adresse de laquelle on put lire :
Au sieur Ange Pitou,
commandant de la garde nationale d’Haramont.
– Je suis donc, continua Pitou, reconnu et agréé par le gé-
néral La Fayette comme commandant de la garde nationale.
Vous êtes donc reconnus et agréés comme gardes nationaux, par le général La Fayette et le ministre de la Guerre.
Un long cri de joie et d’admiration ébranla les murs du ga-letas qu’habitait Pitou.
– Quant aux armes, continua notre homme, le moyen de les avoir, je l’ai. Vous allez promptement vous nommer un lieutenant et un sergent. Ces deux autorités m’accompagneront dans la démarche que j’ai à faire.
Les assistants se regardèrent incertains.
– 384 –
– Ton avis, Pitou ! dit Maniquet.
– Cela ne me regarde pas, fit Pitou avec une certaine dignité, il faut que les élections ne soient pas influencées ; réunissez-vous hors de ma présence ; nommez-vous les deux chefs que j’ai désignés, mais nommez-les solides. Voilà tout ce que j’ai à vous dire. Allez !
Sur ce mot prononcé royalement, Pitou congédia ses soldats, et demeura seul enveloppé dans sa grandeur ainsi qu’Agamemnon.
Il s’absorba dans sa gloire, tandis que les électeurs se disputaient au dehors une bribe de la puissance militaire qui devait régir Haramont.
L’élection dura une heure. Le lieutenant et le sergent furent nommés ; ce furent : le sergent, Claude Tellier ; et le lieutenant, Désiré Maniquet. Alors, on revint trouver Ange Pitou, qui les reconnut et les acclama.
Puis, ce travail terminé :
– Maintenant, messieurs, dit-il, pas un moment à perdre.
– Oui, oui, apprenons l’exercice ! fit un des plus enthousiastes.
– Une minute, répliqua Pitou ; avant l’exercice, ayons d’abord les fusils.
– C’est trop juste, firent les chefs.
– En attendant les fusils, ne peut-on étudier avec des bâ-
tons ?
– 385 –
– Faisons les choses militairement, répondit Pitou, qui, voyant l’ardeur générale, ne se sentait pas assez fort pour donner des leçons d’un art auquel il ne comprenait encore rien ; des soldats qui apprennent l’exercice à feu avec des bâtons, c’est grotesque ; ne commençons pas par être ridicules !
– C’est juste, fut-il répondu : les fusils !
– Venez donc avec moi, lieutenant, et sergent, dit-il à ses inférieurs ; vous autres, attendez notre retour.
Un acquiescement respectueux fut la réponse de la troupe.
– Il nous reste six heures de jour. C’est plus qu’il n’en faut pour aller à Villers-Cotterêts faire notre affaire, et revenir. En avant, marche ! cria Pitou.
L’état-major de l’armée d’Haramont se mit en route aussitôt.
Mais quand Pitou relut la lettre de Billot, pour se bien persuader que tant d’heur n’était pas un rêve, il y trouva cette phrase de Gilbert, qui lui avait échappé :
« Pourquoi Pitou a-t-il oublié de donner à M. le docteur Gilbert des nouvelles de Sébastien ? Pourquoi Sébastien n’écrit-il pas à son père ? »
– 386 –
Chapitre LXVI
Pitou triomphe
L’abbé Fortier était loin de se douter, le brave homme, et de l’orage que lui préparait cette profonde diplomatie, et du crédit qu’avait Ange Pitou près des chefs du gouvernement.
Il était occupé à prouver à Sébastien que les mauvaises so-ciétés sont la perte de toute vertu et de toute innocence ; que Paris est un gouffre ; que les anges eux-mêmes s’y corrom-praient si, comme ceux qui s’étaient égarés sur la route de Go-morrhe, ils ne remontaient vivement au ciel ; et prenant au tragique la visite de Pitou, ange déchu, il engageait Sébastien, avec toute l’éloquence dont il était capable, à rester un bon et vrai royaliste.
Par bon et vrai royaliste, hâtons-nous de le dire, l’abbé Fortier était bien loin d’entendre ce que le docteur Gilbert entendait par les mêmes mots.
Il oubliait, le bon abbé, que vu cette différence à entendre les mêmes mots, sa propagande était une mauvaise action, puisqu’il essayait d’armer, involontairement sans doute, l’esprit du fils contre celui du père.
Il faut avouer, au reste, qu’il n’y trouvait pas de grandes préparations.
Chose étrange ! à l’âge où les enfants sont cette molle argile dont parle le poète, à l’âge où tout cachet qui appuie sur eux leur
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laisse son empreinte, Sébastien était déjà homme par la résolution et la ténacité de l’idée.
Était-ce là le fils de cette aristocratique nature qui avait dé-
daigné jusqu’à l’horreur un plébéien ?
Ou bien était-ce là réellement l’aristocratie du plébéien poussée dans Gilbert jusqu’au stoïcisme ?
L’abbé Fortier n’était point capable de sonder un pareil mystère ; il savait le docteur un peu exalté patriote ; il essayait, avec la naïveté réparatrice des ecclésiastiques, de lui réformer son fils pour le bien du roi et de Dieu.
Sébastien, d’ailleurs, tout en paraissant fort attentif, n’écoutait pas ces conseils ; il songeait alors à ces vagues visions qui, depuis quelque temps, étaient revenues l’assaillir sous les grands arbres du parc de Villers-Cotterêts, lorsque l’abbé Fortier conduisait ses élèves du côté de la pierre Clouïse, du regard Saint-Hubert, ou de la tour Aumont, à ces hallucinations qui lui composaient une seconde vie à côté de sa vie naturelle, une vie menteuse de poétiques félicités auprès du prosaïsme indolent de ses jours d’étude et de collège.
Tout à coup la porte de la rue de Soissons, heurtée avec une certaine violence, s’ouvrit d’elle-même et donna passage à plusieurs hommes.
Ces hommes étaient le maire de la ville de Villers-Cotterêts, l’adjoint et le secrétaire de la mairie.
Derrière eux apparaissaient deux chapeaux de gendarmes, et derrière ces chapeaux de gendarmes cinq ou six têtes de curieux.
L’abbé, inquiet, marcha droit au maire.
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– Et qu’y a-t-il donc, monsieur Longpré ? demanda-t-il.
– Monsieur l’abbé, répondit gravement celui-ci, vous avez connaissance du nouveau décret du ministère de la Guerre ?
– Non, monsieur le maire.
– Prenez la peine de le lire alors.
L’abbé prit la dépêche et la lut.
Tout en la lisant il pâlit.
– Eh bien ? demanda-t-il tout ému.
– Eh bien ! monsieur l’abbé, ces messieurs de la garde nationale d’Haramont sont là et attendent une livraison d’armes.
L’abbé fit un bond comme s’il allait dévorer ces messieurs de la garde nationale.
Alors Pitou, jugeant que le moment était venu de se montrer, Pitou s’approcha, suivi de son lieutenant et de son sergent.
– Les voici, dit le maire.
L’abbé était passé du blanc au rouge.
– Ces drôles ! s’écria-t-il, ces vauriens !
Le maire était bonhomme, il n’avait pas encore d’opinion politique bien arrêtée ; il ménageait la chèvre et le chou ; il ne se voulait brouiller ni avec Dieu, ni avec la garde nationale.
– 389 –
Les invectives de l’abbé Fortier excitèrent de sa part un gros rire, avec lequel il domina la situation.
– Vous entendez comment monsieur l’abbé traite la garde nationale d’Haramont, dit-il à Pitou et à ses deux officiers.
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