Frédéric Dard - Réflexions

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Ce
regroupe six recueils de «Réflexions» parus en 1999 aux éditions Fleuve Noir:
— Réflexions appuyées sur la connerie — Réflexions branlantes sur la philosophie — Réflexions croustillantes sur nos semblables — Réflexions énamourées sur les femmes — Réflexions pointées sur le sexe — Réflexions définitives sur l'au-delà

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* * *

Quand je nous vois tellement fragiles, je me demande comment des mecs se démerdent pour devenir octogénaires.

* * *

Je me résigne à garder la verticale, dont nous ne profiterons jamais suffisamment, nous autres, les futurs horizontaux définitifs.

* * *

Les Hollandais sont décédés et ressemblent enfin davantage à des moulins à vent qu’à des cons!

* * *

Comme il avait sommeil, je l’ai couché sur mon testament.

* * *

— Le pétomane est mort?

— Pet à son âme!

— Je pourrai pas aller aux zobs-secs.

* * *

Je pense à l’histoire du gars qui se retrouve seul sur la Terre après un déconnage atomique. Comprenant que personne d’autre que lui n’est vivant, il se précipite du haut d’un buildinge. Et pendant sa chute, il entend une sonnerie de téléphone.

* * *

Ça me rappelle une potion que Félicie m’avait administrée «pour les vers» quand j’étais à la maternelle. Un truc nauséabond et pernicieux, infect jusqu’au bout du tolérable. Mais efficace, ça oui. Mes vers, comment qu’ils avaient déménagé en vitesse, les malheureux! Le départ définitif! Ils ont jamais plus voulu en entendre causer, de ce milieu atroce. C’était du terrain impossible, ravagé pour toujours, et je me demande même s’ils oseront se hasarder dans ma carcasse, les astèques, lorsque je serai bouclé dans mon lardeuss amidonné. J’en doute. On doit avoir une littérature parlée ou rampée, chez les asticots, pour se raconter les endroits radioactifs.

* * *

Il paraissait tellement au bout du rouleau que les croque-morts devaient le jouer à la belote.

* * *

Humus, fin de section!

* * *

Comme je l’ai lu un jour sur la tombe de M. Moïse Cohen: «Après mon décès, la vente continue rue d’Aboukir.»

* * *

— C’est vrai qu’on agrandit le cimetière?

— Que veux-tu: la vie continue.

* * *

Verdun, ça n’impressionne plus personne.

* * *

Pour tout te dire, je le croyais mort, cézigue. J’aurais parié que même les asticots consécutifs à son trépas étaient décédés.

* * *

La mère, c’est ce qui rend la mort et la vie tolérables.

* * *

Hors de son auto, il est foutu, l’homme moderne. C’est un cul-de-jatte en péril. Il se tue généralement au volant de sa bagnole, mais c’est seulement quand il est à pied qu’il a conscience d’être mortel!

* * *

Une bouche à demi ouverte: comme celles des morts qui ont vainement tenté de récupérer leur dernier soupir.

* * *

Ils se sont fringués en noir, à tout hasard. Ces gens-là ont toujours le deuil à portée de la main.

* * *

La guerre de Cent Ans aurait duré beaucoup moins longtemps si les bidasses de l’époque avaient possédé des mitrailleuses.

* * *

Elle dit, avec des trémolos dans la glotte que, s’il arrivait quelque chose à l’un des deux, elle se demande ce qu’elle deviendrait!

* * *

Un opéra, ça finit toujours par un mec qui brame pendant une plombe qu’il est clamsé.

* * *

Un héros, qu’est-ce que c’est, sinon un monsieur qui ne croit pas à sa mort?

* * *

Et elle meurt, mes amis! Comme dans du Shakespeare! Comme dans du Corneille! Comme dans la vie!

* * *

Il est de la race des guerriers de Verdun. De ceux qui escaladaient les tranchées, face à la mitraille, pour aller regarder la mort dans le blanc des yeux. À l’époque, quand on vous disait: «Donne ta vie», on ne répondait pas «Tiens, fume!» mais «Tiens, prends!».

* * *

Tu vois: de Gaulle…

Il aura passé sa vie à être immortel.

Et puis il est mort.

* * *

Mes derniers mots? Mort Bach!

* * *

On aime colporter les malheurs. Dès que tu apprends une mort, tu sautes sur ton bigophe pour l’annoncer à tes connaissances. Charognards, nous sommes. Dépeceurs. Oiseaux de mauvais augure. Taxidermistes!

* * *

L’anthropophagie, c’est le point culminant de la haine. Quand on déteste trop quelqu’un, au point qu’aucun supplice terrestre n’est plus apte à étancher cette haine, le manger doit constituer l’ultime recours.

* * *

— Oh! mon Dieu, vous n’êtes pas mort! s’écrie-t-elle.

— Je ne pense pas, dis-je, ou alors, si je fais semblant de vivre, reconnaissez que c’est bien imité?

* * *

Beaucoup de gens sont plus utiles à leur pays morts que vivants.

* * *

Il pense à son salut, pas forcément à l’éternel, mais à l’autre, à l’immédiat, le plus urgent en somme!

* * *

Un vrai Lyonnais commence toujours la lecture de son journal par la rubrique nécrologique.

* * *

Les amis vantent les mérites du mort, de la maison à l’église; de l’église au cimetière, ils parlent de ses défauts, et du cimetière au bistrot, de ses vices inavouables.

* * *

— On lui a tranché la carotide avec son rasoir à manche.

— S’il s’était rasé à l’électricité, ça ne lui serait pas arrivé.

* * *

Ils discutent avec des voix de naufragés jouant à pile ou face lequel bouffera l’autre.

* * *

Il y a beaucoup de gens dont la mort me surprend parce que je les croyais décédés depuis longtemps.

* * *

Il vaut mieux être sans femme que sans vie.

* * *

Si l’espoir n’existait pas, on se croiserait les bras et on attendrait la mort.

* * *

Elle s’imagine déjà veuve, non sans une certaine complaisance.

* * *

Visez-les, accroupis sur leurs belles bedaines, couvant leur mort tendrement.

* * *

Se dévêtir jusqu’au squelette, n’est-ce pas du grand art?

* * *

Je suis inexistant à force de faiblesse.

* * *

Accroché au bastingage, il s’apprête à rendre son âme à Dieu, seulement auparavant, il restitue des tas d’autres trucs moins nobles et plus consistants.

* * *

Tous les morts, quand ils ne se trouvent pas dans leur lit, sont des duc de Guise encombrants.

* * *

Il est mort d’une morsure de serpent-minute. En une heure! Ce qui prouve que le serpent-minute, tout comme la cocotte du même nom, ne mérite pas son appellation.

* * *

Même à un mort, l’uniforme donne une contenance.

* * *

Le temps passe, l’homme trépasse, comme répétait ma grand-mère. À force de passer et trépasser, on finira par en mourir!

* * *

Ils sont variés, les cercueils. T’as du frêle sapin qui doit se déglinguer facile dans l’humidité des tombes, du chêne déjà plus costaud, du noyer, de l’acajou renforcé. Des bières carrément ouvragées, manière de faire chier les voisins à la levée du corps.

* * *

Tu ne peux pas à la fois mourir et avoir tes aises, ce serait trop beau.

* * *

On souscrit une assurance-vie parce qu’elle ne s’appelle pas assurance-mort.

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