Antoine de Saint-Exupéry - CITADELLE

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Citadelle est un livre particulier dans le sens où il n'a jamais été achevé ni retouché (ou très peu) par Saint-Exupéry. L'œuvre est restée à l'état de brouillon dactylographié imparfait avant d'être mis en forme, tant bien que mal, par l'éditeur. Saint-Exupéry aborde ici tous ses thèmes récurrents déjà visités dans ses précédents écrits: l'Amour, l'Apprentissage, la Création, Dieu, les Hommes, les Voyages, etc.

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Donc cette nuit-là que l'empire se lézarde, où pesante est l'absence de quelques feux sur les montagnes, car la nuit peut gagner de les éteindre l'un après l'autre, ce qui est éboulement de l'empire, lequel éboulement menacera jusqu'au goût du repas du soir et jusqu'au sens du baiser que donne la mère à l'enfant. Car autre est cet enfant qui n'est point d'un empire, et l'on n'embrasse plus Dieu à travers.

Quand l'incendie menace, on use du contre-feu. J'ai fait de mes guerriers fidèles un cercle de fer et tout ce que j'y ai enfermé je l'ai écrasé. Génération transitoire, qu'importent les bûchers auxquels je t'ai réduite! Il faut sauver le temple de la signification des choses. Car me l'a enseigné la vie, il n'est point de torture véritable dans la chair mutilée ni même dans la mort. Mais le retentissement grandit selon l'envergure du temple qui donne leur sens aux actes des hommes. Et celui-là qui a été formé fidèle à l'empire, si tu le tiens hors de l'empire dans sa prison d'exil, tu le vois qui s'écorche aux barreaux et refuse de boire, car son langage n'a plus de sens. Et qui, sinon lui, s'écorcherait? Et celui-là qui a été forgé selon la morale du père, si son fils a chu dans le torrent et que tu le retiens sur la rive, tu le sens qui se tord dans tes bras pour t'échapper et il hurle, et veut se jeter dans le gouffre, car son langage n'a plus de sens. Mais ce premier, tu le vois enorgueilli et majestueux le jour de la fête de l'empire, et le second, tu le vois resplendir le jour de la fête du fils. Et, ce qui cause tes souffrances les plus graves, c'est cela même qui t'apporte tes joies les plus hautes. Car souffrances et joies sont fruits de tes liens, et tes liens des structures que je t'ai imposées. Et moi je veux sauver les hommes et les contraindre d'exister, même si je les touche par la voie même de ce qui les fait souffrir, comme de la prison qui sépare de la famille, ou de l'exil qui sépare de l'empire, car si tu me reproches cette souffrance à cause de ton goût pour la famille ou pour l'empire, je te répondrai qu'absurde est ta démarche puisque précisément je sauve ce qui te fait être.

Génération transitoire, dépositaire d'un temple que peut-être tu ne sais voir, faute de recul, mais qui fait l'étendue de ton cœur et le retentissement de tes paroles et les grands feux intérieurs de tes joies, à travers toi je sauverai le temple. Qu'importé donc le cercle des guerriers de fer?

On m'a surnommé le juste. Je le suis. Si j'ai versé le sang, c'est pour établir non ma dureté mais ma clémence. Car celui-là qui maintenant me baise aux genoux je le puis bénir. Et il est enrichi de ma bénédiction. Et il s'en va en paix. Mais celui-là qui doute de ma puissance qu'y gagne-t-il? Si je lève les doigts sur lui, versant le miel de mon sourire, il ne le sait point recevoir. Et il va, pauvre. Car ne l'enrichit point dans sa solitude de désormais s'écrier: «Moi, moi, moi…», à quoi il n'est point de réponse. S'il me basculait du haut des remparts, ce n'est point moi d'abord qui leur manquerais. Mais la douceur d'être des fils. Mais l'apaisement d'être bénis. Mais l'eau pure sur le cœur d'être pardonnes. Mais le refuge, mais la signification, mais le grand manteau du berger. Qu'ils s'agenouillent pour que je leur puisse être bon, qu'ils m'honorent dans ma grandeur pour que je les en puisse grandir. Qui donc ici parle de moi?

Je n'ai point fait servir les hommes à ma gloire car je m'humilie devant Dieu, et ainsi Dieu, qui la reçoit seul, les enveloppe-t-il tous en retour de sa gloire. Je n'ai point usé des hommes pour servir l'empire. Mais j'ai usé de l'empire pour fonder les hommes. Si j'ai prélevé comme mon dû le fruit de leur travail, ce fut pour le remettre à Dieu, afin de le répandre en retour sur eux comme un bienfait. Et voici que de mes greniers coule un blé qui est récompense. Ainsi, en même temps qu'aliment se fait-il lumière, cantique et paix du cœur.

Ainsi de toute chose qui concerne les hommes car ce bijou a sens de mariage, ce campement sens de la tribu, ce temple sens de Dieu et ce fleuve sens de l'empire.

Sinon que posséderaient-ils?

On ne bâtit pas l'empire avec les matériaux. On absorbe les matériaux dans l'empire.

XCIII

Il y avait des êtres et la fidélité. Je dis fidélité le lien aux êtres, comme la meunerie, ou l'empire, ou le temple, ou le jardin, car grand celui-là fidèle au jardin.

Vient alors celui qui ne comprend rien de ce qui seul compte et à cause d'une illusion de fausse science qui est de démonter pour connaître (connaître mais non contenir, car manque l'essentiel comme des lettres du livre si tu les as mêlées: ta présence. Si tu mêles tu effaces le poète. Et si le jardin n'est plus qu'une somme tu effaces le jardinier). Celui-là donc découvre comme arme l'ironie qui n'est que du cancre. Car elle est de mêler les lettres sans lire le livre. Et il te dit: «Pourquoi mourir pour un temple qui n'est que somme de pierres?» Et tu n'as rien à lui répondre. «Pourquoi mourir pour un jardin qui n'est que somme d'arbres et d'herbe?» Et tu n'as rien à lui répondre. «Pourquoi mourir pour des caractères de l'alphabet?» Et comment accepterais-tu de mourir?

Mais en réalité, une à une il détruit tes richesses. Et tu refuses de mourir, donc d'aimer, et tu nommes ce refus exercice de l'intelligence quand tu es ignare et te donnes tant de mal pour défaire ce qui a été fait, et manger ton bien le plus précieux: le sens des choses.

Et lui en tire vanité, bien qu'il ne soit qu'un pillard puisqu'il ne construit point dans son acte comme construirait celui qui, en même temps qu'il polit sa phrase, forge le style qui lui permettra de polir plus loin. Il obtient un effet de surprise en cassant la statue pour te distraire de ses morceaux, car ce temple tu le croyais méditation et silence, mais il n'est qu'amas de gravier et ne mérite point que l'on meure.

Et quand il t'a enseigné cette opération qui tue les dieux il ne te reste rien pour respirer ni vivre. Car ce qui compte d'abord dans l'objet c'est la lumière dont le colore la civilisation que tu parles. Ainsi de la pierre du foyer qui est amour, et de l'étoile qui est du royaume de Dieu, et de la charge que je te confère qui est de la dignité royale. Et de l'écusson qui est de la dynastie. Mais que ferais-tu d'une pierre, d'une charge, d'un chiffre qui ne seraient point éclairés?

Alors de destruction en destruction tu glisses vers la vanité, car elle demeure seule coloration possible quand il n'est plus que résidu dont tu ne saurais te nourrir. Alors ton objet, son sens, faute d'un autre sens, il faut bien qu'il le tire de toi-même. Et voilà que tu demeures seul à colorer les choses de ta maigre lumière. Car ce vêtement neuf, il est de toi. Et ce troupeau, il est de toi. Et cette demeure plus riche qu'une autre, elle est de toi. Et tout ce qui est d'un autre que toi, ce vêtement, ce troupeau, cette demeure, te devient ennemi. Car il est contre toi un empire opposé et semblable. Te voilà bien obligé dans ton désert de te montrer satisfait de toi-même puisque hors de toi il n'est plus rien d'autre. Et te voilà désormais condamné à crier: «Moi, moi, moi» dans le vide, ce à quoi il n'est point de réponse.

Et je n'ai point connu de jardinier qui fût vaniteux si, simplement, il aimait son jardin.

XCIV

Apparition du dieu qui donne leur couleur aux choses.

Qu'elle s'en aille celle-là, et toutes les choses seront changées. Qu'est-ce que ce gain du jour s'il ne sert plus à embellir l'autre? Tu croyais pouvoir l'user pour saisir, et voilà qu'il n'est rien à saisir. Qu'est-ce que ton aiguière d'argent pur si elle n'est plus de la cérémonie du thé auprès d'elle avant l'amour? Qu'est-ce que la flûte de buis pendue au mur si elle n'est plus pour lui chanter? Qu'est-ce que les paumes de tes mains si elles ne sont plus pour contenir le poids du visage s'il s'endort? Te voilà comme une boutique où ne seraient qu'objets à vendre et qui n'ont point reçu de place en elle et donc en toi. Chacun avec leur étiquette et qui attendent de vivre.

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