Eco - Le pendule de Foucault
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– Je fonds en larmes. Et toi, tu aimes tant que ça être Sophia ?
– Mais je le suis pour toi aussi, mon amour. Tu sais qu'avant de me connaître tu avais des cravates horribles et des pellicules sur les épaules ? »
Riccardo lui avait repris la nuque. « Je peux participer à la conversation ? avait-il dit.
– Toi, tais-toi et danse. Tu es l'instrument de ma luxure.
– Ça me va. »
Belbo poursuivait comme si l'autre n'existait pas : « Alors tu es sa prostituée, sa féministe qui s'occupe des RP, et lui c'est ton Simon.
– Moi je ne m'appelle pas Simon, dit Riccardo, la langue déjà pâteuse.
– On ne parle pas de toi », dit Belbo. Depuis quelques instants, j'étais mal à l'aise pour lui. Lui, d'habitude si jaloux de ses propres sentiments, était en train de mettre en scène sa querelle amoureuse devant un témoin, pis, un rival. Mais avec cette dernière réplique, je me rendis compte que, se mettant à nu devant l'autre – au moment où le véritable adversaire était un autre encore –, il réaffirmait, de la seule manière qui lui était permise, sa possession de Lorenza.
Pendant ce temps, Lorenza répondait, après avoir quémandé un autre verre à quelqu'un : « Mais par jeu. Mais c'est toi que j'aime.
– Encore heureux que tu ne me haïsses pas. Ecoute, je voudrais rentrer à la maison, j'ai une crise de gastrite. Moi je suis encore prisonnier de la basse matière. A ma pomme Simon n'a rien promis. On s'en va ensemble ?
– Mais restons encore un peu. C'est si bon. Tu ne t'amuses pas ? Et puis je n'ai pas encore regardé les tableaux. Tu as vu que Riccardo en a fait un sur moi ?
– Que de choses j'aimerais faire sur toi, dit Riccardo.
– Tu es vulgaire. Écarte-toi. Je suis en train de parler avec Jacopo. Jacopo, bon Dieu, il n'y a que toi qui peux faire des jeux intellectuels avec tes amis, moi pas ? Qui est-ce qui me traite comme une prostituée de Tyr ? Toi.
– Je l'aurais parié. Moi. C'est moi qui te pousse dans les bras des vieux messieurs.
– Lui, il n'a jamais tenté de me prendre entre ses bras. Ce n'est pas un satyre. Ça t'embête qu'il n'ait pas envie de coucher avec moi mais me considère comme un partner intellectuel.
– Allumeuse.
– C'est vraiment pas ce que tu aurais dû dire. Riccardo, emmène-moi chercher quelque chose à boire.
– Non, attends, dit Belbo. A présent, tu vas me dire si tu le prends au sérieux, je veux comprendre si tu es folle ou pas. Et arrête de boire. Dis-moi si tu le prends au sérieux, nom de Dieu !
– Mais mon amour, c'est notre jeu, entre lui et moi. Et puis le plus beau de l'histoire c'est que quand Sophia comprend qui elle est, et se libère de la tyrannie des anges, elle peut évoluer, libre du péché...
– Tu as cessé de pécher ?
– Je t'en prie, reviens-y, dit Riccardo en la baisant pudiquement au front.
– Au contraire, répondit-elle à Belbo, sans regarder le peintre, toutes ces choses-là ne sont plus péché, on peut faire tout ce qu'on veut pour se libérer de la chair, on est au-delà du bien et du mal. »
Elle donna une poussée à Riccardo et l'éloigna d'elle. Elle proclama à haute voix : « Je suis la Sophia et pour me libérer des anges je dois perpétrer... perpétrer... per-pé-trer tous les péchés, même les plus délicieux ! »
Elle alla, en titubant légèrement, dans un coin où était assise une fille habillée de noir, les yeux bistrés, le teint pâle. Elle l'attira au centre de la salle et commença d'ondoyer avec elle. Elles étaient presque ventre contre ventre, les bras ballants le long des flancs. « Je peux aimer même toi », dit-elle. Et elle l'embrassa sur la bouche.
Les autres s'étaient avancés autour, en demi-cercle, un peu excités, et quelqu'un cria quelque chose. Belbo s'était assis, avec une expression impénétrable, et il regardait la scène comme un impresario assiste à un bout d'essai. Il était en transpiration et il avait un tic à l'œil gauche, que je ne lui avais jamais remarqué. Soudain, alors que Lorenza dansait depuis au moins cinq minutes, faisant, par ses mouvements, de plus en plus mine de s'offrir, il eut un sursaut : « Maintenant, viens ici. »
Lorenza s'arrêta, écarta les jambes, tendit les bras en avant et s'écria : « Je suis la prostituée et la sainte !
– Tu es la conne », dit Belbo en se levant. Il alla droit sur elle, la saisit avec violence par un poignet, et l'entraîna vers la porte.
« Arrête, cria-t-elle, tu n'as pas le droit... » Puis elle éclata en larmes et lui jeta les bras au cou. « Mon amour, mais moi je suis ta Sophia à toi, tu ne t'es pas mis en colère pour ça au moins... »
Belbo lui passa tendrement un bras autour des épaules, l'embrassa sur une tempe, lui arrangea les cheveux, après quoi il dit en direction de la salle : « Excusez-la, elle n'est pas habituée à boire autant. »
J'entendis quelques petits rires parmi l'assistance. Je crois que Belbo aussi les avait entendus. Sur le seuil il m'aperçut, et il fit quelque chose dont je n'ai jamais su si c'était pour moi, pour les autres, pour lui. Il le fit en sourdine, à mi-voix, quand désormais les autres ne s'intéressaient plus à eux.
En tenant toujours Lorenza par les épaules, il se retourna de trois quarts vers la salle et dit lentement, du ton de qui dit une évidence : « Cocorico. »
-51-
Quand doncques un Gros Cerveau Caballiste te veult dire quelque chose, ne pense qu'il te dit chose frivole, chose vulgaire, chose commune : mais un mystère, un oracle...
Thomaso GARZONI, Il Theatro de vari e diversi cervelli mondani, Venezia, Zanfretti, 1583, discours XXXVI.
Le matériel iconographique trouvé à Milan et à Paris ne suffisait pas. Monsieur Garamond m'autorisa à rester plusieurs jours à Munich, au Deutsches Museum.
Je passai quelques soirées dans les petits bars du Schwabing – et dans ces cryptes immenses où jouent de leurs instruments de vieux messieurs moustachus, en pantalons de cuir courts, et se sourient les amants dans une fumée dense de vapeurs porcines au-dessus des chopes de bière d'un litre, un couple à côté de l'autre – et les après-midi à feuilleter le fichier des reproductions. Par moments, je quittais les archives et me promenais à travers le musée, où on a reconstitué tout ce qu'un être humain peut avoir inventé, vous manœuvrez un poussoir et des dioramas pétroliers s'animent de trépans en action, vous entrez dans un vrai sous-marin, vous faites tourner les planètes, vous vous amusez à produire des acides et des réactions en chaîne – un Conservatoire moins gothique et complètement futurible, habité par des groupes scolaires galvanisés qui apprennent à aimer les ingénieurs.
Au Deutsches Museum, on saura tout sur les mines aussi : on descend un escalier et on pénètre dans une mine, avec tout ce qu'il faut, galeries, ascenseurs pour hommes et chevaux, boyaux où rampent des enfants (en cire j'espère) émaciés et exploités. On parcourt des couloirs ténébreux et interminables, on fait une pause sur le bord de puits sans fond, on sent le froid dans ses os, et on perçoit presque l'odeur du grisou. Échelle 1/1.
J'errais dans une galerie secondaire, désespérant de revoir la lumière du jour, et j'aperçus, penché sur l'abîme, quelqu'un qu'il me sembla reconnaître. La tête ne m'était pas étrangère, ridée et grise, cheveux blancs, regard de chouette, mais je sentais que l'habit aurait dû être différent, comme si j'avais déjà vu ce visage vissé sur quelque uniforme, comme si je retrouvais, après un long temps, un prêtre défroqué ou un capucin sans barbe. Lui aussi me regarda, lui aussi en hésitant. Ainsi qu'il advient dans ces cas-là, après une escrime de coups d'oeil furtifs, il prit l'initiative et me salua en italien. C'est alors que je parvins à l'imaginer dans ses nippes : eût-il porté une houppelande jaunâtre, il aurait été monsieur Salon. A. Salon, taxidermiste. Il avait son atelier à quelques portes de mon bureau, un peu plus loin dans le couloir de la fabrique désaffectée où je jouais les Marlowe de la culture. Je l'avais parfois croisé dans les escaliers et nous avions échangé un signe de salut.
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