Eco - Le pendule de Foucault
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– Oh, vous savez, répondit-il, depuis que vous m'avez conseillé ce livre sur les Templiers, j'ai commencé à me faire une culture sur le sujet. Vous savez mieux que moi que des Templiers on arrive automatiquement à Agarttha. » Touché. Puis il dit : « Je plaisantais. Je cherchais le livre pour d'autres raisons. C'est parce que... » Il hésita. « Bref, quand je ne suis pas en service, je fréquente les bibliothèques. Pour ne pas devenir une machine, ou pour ne pas rester un flic, je vous laisse le choix de la formule la plus aimable. Mais vous, racontez-moi. »
Je paradai dans un résumé autobiographique, jusqu'à la merveilleuse histoire des métaux.
Il me demanda : « Mais là, dans cette maison d'édition, et dans l'autre à côté, vous ne faites pas des livres de sciences mystérieuses ? »
Comment pouvait-il être au courant des éditions Manuzio ? Informations recueillies quand il tenait Belbo sous surveillance, des années auparavant ? Ou était-il encore sur les traces d'Ardenti ?
« Avec tous les types comme le colonel Ardenti qui se présentaient chez Garamond et que Garamond cherchait à refiler à Manuzio, dis-je, monsieur Garamond a décidé de cultiver le filon. Il paraît qu'il rapporte. Si vous cherchez des types comme le vieux colonel, là vous en trouvez à la pelle. »
Il dit : « Oui, mais Ardenti a disparu. Quant aux autres, j'espère que non.
– Pas encore, et j'ai envie de dire : malheureusement. Mais passez-moi une curiosité, commissaire. J'imagine que dans votre métier, des gens qui disparaissent, ou pire, ça vous arrive chaque jour. Vous consacrez à chacun un temps aussi... long? »
Il me regarda d'un air amusé : « Et qu'est-ce qui vous fait pen set que je consacre encore du temps au colonel Ardenti ? »
Bon, d'accord, il jouait et il avait relancé. Il me fallait le courage de voir, et il lui faudrait découvrir ses cartes. Je n'avais rien à perdre. « Allons, commissaire, dis-je, vous savez tout sur les éditions Garamond et sur les éditions Manuzio, vous êtes ici pour chercher un livre sur Agarttha...
– Pourquoi, à l'époque Ardenti vous avait parlé d'Agarttha ? »
Touché, de nouveau. En effet, Ardenti nous avait parlé aussi d'Agarttha, si j'avais bonne mémoire. Je m'en tirai bien : « Non, mais il avait une histoire sur les Templiers, s'il vous en souvient.
– Exact », dit-il. Puis il ajouta : « Mais il ne faut pas croire que nous, on suit un cas et un seul tant qu'il n'est pas résolu. Ça n'arrive qu'à la télévision. Etre policier, c'est comme être dentiste : un patient se présente, on lui donne un coup de fraise, on lui met un pansement, il revient quinze jours après, et entre-temps on suit cent autres patients. Un cas comme celui du colonel peut moisir dans les archives pendant dix ans, et puis, au cours d'une autre enquête, en prenant les aveux d'un clampin quelconque, un indice refait surface, bang, court-circuit mental, et on y repense un certain temps... Jusqu'à ce que se déclenche un autre court-circuit, ou bien plus rien ne se déclenche, et bonsoir !
– Et vous, qu'avez-vous trouvé récemment qui vous a déclenché le court-circuit ?
– Question indélicate, ne pensez-vous pas ? Mais il n'y a pas de mystères, croyez-moi. Le colonel est revenu sur le tapis par hasard, nous avions à l'œil un mec, pour de tout autres raisons, et nous nous sommes rendu compte qu'il fréquentait le club Picatrix, vous avez dû en entendre parler...
– Non, je connais la revue, mais pas l'association. Qu'est-ce qui s'y passe ?
– Oh rien, rien, des gens tranquilles, peut-être un peu exaltés. Mais je me suis rappelé qu'Ardenti aussi y avait ses habitudes – toute l'habileté du policier consiste à se rappeler où il a déjà entendu un nom ou vu un visage, même à dix années de distance. C'est ainsi que je me suis demandé ce qui se passait chez Garamond. Tout simplement.
– Qu'est-ce qu'il a à voir, le club Picatrix, avec la police politique ?
– Ce doit être l'impudence d'une conscience sans tache, mais vous avez l'air d'être terriblement curieux.
– C'est vous qui m'avez invité à prendre un café.
– En effet, et nous sommes l'un et l'autre en dehors du service. Notez bien, d'un certain point de vue, en ce monde tout a quelque chose à voir avec tout. » C'était un beau philosophème hermétique, pensai-je. Mais aussitôt il ajouta : « Par là, je ne suis pas en train de vous dire que ces gens ont quelque chose à voir avec la politique, mais vous savez... Naguère nous allions chercher les brigadistes rouges dans les maisons squattées et les brigadistes noirs dans les clubs d'arts martiaux, aujourd'hui on pourrait arriver à l'inverse. Nous vivons dans un monde bizarre. Je vous l'assure, mon métier était plus facile il y a dix ans. Aujourd'hui, même entre les idéologies il n'y a plus de religion. Parfois, je voudrais passer aux stups. Au moins là, un qui écoule de l'héroïne écoule de l'héroïne et on ne discute pas. Des valeurs sûres, et ça roule ! »
Il demeura quelques instants en silence, indécis – je crois. Puis il sortit de sa poche un carnet qui avait l'air d'un livre de messe. « Écoutez Casaubon, vous fréquentez par métier des gens étranges, et vous allez chercher dans les bibliothèques des livres encore plus étranges. Aidez-moi. Que savez-vous de la synarchie ?
– Maintenant, grâce à vous, je vais avoir bonne mine. Presque rien. J'en ai entendu parler à propos de Saint-Yves, et c'est tout.
– Et qu'est-ce qu'on en dit autour de vous ?
– Si on en parle autour de moi, c'est à mon insu. A franchement parler, pour moi ça sent le fascisme.
– Et de fait, beaucoup de ces thèses sont reprises par l'Action française. Mais si les choses en restaient là, j'aurais le pied à l'étrier. Je trouve un groupe qui parle de synarchie et je réussis à lui donner une couleur. Mais je suis en train de me faire une culture sur le sujet, et j'apprends que, vers 1929, certains Vivian Postel du Mas et Jeanne Canudo fondent le groupe Polaris qui s'inspire du mythe d'un Roi du Monde, et puis proposent un projet synarchique : service social contre profit capitaliste, élimination de la lutte des classes à travers des systèmes coopératifs... On dirait un socialisme de type fabian, un mouvement personnaliste et communautaire. Et de fait, aussi bien Polaris que les fabians irlandais, ils sont accusés d'être les émissaires d'un complot synarchique mené par les juifs. Et qui les accuse ? Une Revue internationale des sociétés secrètes, qui parlait d'un complot judéo-maçonnico-bolchevique. Nombre de ses collaborateurs sont liés à une société intégriste de droite, plus secrète encore, la Sapinière. Et ils disent que toutes les organisations politiques révolutionnaires ne sont que la façade d'un complot diabolique, ourdi par un cénacle occultiste. Vous me direz, d'accord, nous nous sommes trompés, Saint-Yves finit par inspirer des groupes réformistes, la droite fait flèche de tout bois et les voit tous comme des filiations démo-pluto-socialo-judaïques. Mussolini aussi faisait comme ça. Mais pourquoi les accuse-t-on d'être dominés par des cénacles occultistes ? Pour ce que j'en sais, allez voir le club Picatrix, ce sont là des gens qui pensent bien peu au mouvement ouvrier.
– C'est ce qu'il me semble à moi aussi, ô Socrate. Et alors ?
– Merci pour le Socrate, mais voici le plus drôle. Plus je lis sur le sujet et plus j'ai les idées confuses. Dans les années quarante naissent différents groupes qui se disent synarchistes, et ils parlent d'un nouvel ordre européen guidé par un gouvernement de sages au-dessus des partis. Et où finissent-ils par converger, ces groupes ? Dans les milieux collaborationnistes de Vichy. Alors, vous me dites, nous nous sommes trompés de nouveau, la synarchie est de droite. Halte-là. Après avoir tant lu, je me rends compte que sur un seul thème ils sont tous d'accord : la synarchie existe et gouverne secrètement le monde. Mais là vient le mais...
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