Жорж Санд - Consuelo
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offrait le mélange singulier, mais bien fréquent dans ces créations de
la statuaire païenne, d'une mélancolie rêveuse et d'une ironique
insouciance. Ses cheveux crépus, bien que fins, d'un blond vif un peu
cuivré par le soleil, se roulaient en mille boucles épaisses et courtes
autour de son cou d'albâtre. Tous ses traits étaient d'une perfection
incomparable; mais il y avait, dans le regard pénétrant de ses yeux
noirs comme l'encre, quelque chose de trop hardi qui ne plut pas au
professeur. L'enfant se leva bien vite à la voix de Zustiniani, jeta
tous ses coquillages sur les genoux de la petite fille assise à côté de
lui, et tandis que celle-ci, sans se déranger, continuait à les enfiler
et a les entremêler de petites perles d'or, il s'approcha, et vint
baiser la main du comte, à la manière du pays.
--Voici en effet un beau garçon, dit le professeur en lui donnant une
petite tape sur la joue. Mais il me paraît occupé à des amusements bien
puérils pour son âge: car enfin il a bien dix-huit ans, n'est-ce pas?
--Dix-neuf bientôt, _sior profesor_, répondit Anzoleto dans le dialecte
vénitien; mais si je m'amuse avec des coquilles, c'est pour aider la
petite Consuelo qui fabrique des colliers.
--Consuelo, répondit le maître en se rapprochant de son élève avec le
comte et Anzoleto, je ne croyais pas que tu eusses le goût de la parure.
--Oh! ce n'est pas pour moi, monsieur le professeur, répondit Consuelo
en se levant à demi avec précaution pour ne pas faire tomber dans l'eau
les coquilles entassées dans son tablier; c'est pour le vendre, et pour
acheter du riz et du maïs.
--Elle est pauvre, et elle nourrit sa mère, dit le Porpora. Écoute,
Consuelo: quand vous êtes dans l'embarras, ta mère et toi, il faut venir
me trouver; mais je te défends de mendier, entends-tu bien?
--Oh! vous n'avez que faire de le lui défendre, _sior profesor_,
répondit vivement Anzoleto; elle ne le ferait pas; et puis, moi, je l'en
empêcherais.
--Mais toi, tu n'as rien? dit le comte.
--Rien que vos bontés, seigneur illustrissime; mais nous partageons, la
petite et moi.
--- Elle donc ta parente?
--Non, c'est une étrangère, c'est Consuelo.
--Consuelo? quel nom bizarre! dit le comte.
--Un beau nom, illustrissime, reprit Anzoleto; cela veut dire
consolation.
--A la bonne heure. Elle est ton amie, à ce qu'il me semble?
--Elle est ma fiancée, seigneur.
--Déjà? Voyez ces enfants qui songent déjà au mariage!
--Nous nous marierons le jour où vous signerez mon engagement au théâtre
de San-Samuel, illustrissime.
--En ce cas, vous attendrez encore longtemps, mes petits.
--Oh! nous attendrons, dit Consuelo avec le calme enjoué de
l'innocence.»
Le comte et le maestro s'égayèrent quelques moments de la candeur, et
des reparties de ce jeune couple; puis, ayant donné rendez-vous à
Anzoleto pour qu'il fît entendre sa voix au professeur le lendemain, ils
s'éloignèrent, le laissant à ses graves occupations.
«Comment trouvez-vous cette petite fille? dit le professeur à
Zustiniani.
--Je l'avais vue déjà, il n'y a qu'un instant, et je la trouve assez
laide pour justifier l'axiome qui dit: Aux yeux d'un homme de dix-huit
ans, toute femme semble belle.
--C'est bon, répondit le professeur; maintenant je puis donc vous dire
que votre divine cantatrice, votre sirène, votre mystérieuse beauté,
c'était Consuelo.
--Elle! ce sale enfant? cette noire et maigre sauterelle? impossible,
maestro!
--Elle-même, seigneur comte. Ne ferait-elle pas une _prima donna_ bien
séduisante?»
Le comte s'arrêta, se retourna, examina encore de loin Consuelo, et
joignant les mains avec un désespoir assez comique:
«Juste ciel! s'écria-t-il, peux-tu faire de semblables méprises, et
verser le feu du génie dans des têtes si mal ébauchées!
--Ainsi, vous renoncez à vos projets coupables? Dit le professeur.
--Bien certainement.
--Vous me le promettez? ajouta le Porpora.
--Oh! je vous le jure, répondit le comte.»
III.
Éclos sous le ciel de l'Italie, élevé par hasard comme un oiseau des
rivages, pauvre, orphelin abandonné, et cependant heureux dans le
présent et confiant dans l'avenir comme un enfant de l'amour qu'il était
sans doute, Anzoleto, ce beau garçon de dix-neuf ans, qui passait tous
ses jours auprès de la petite Consuelo, dans la plus complète liberté,
sur le pavé de Venise, n'en était pas, comme on peut le croire, à ses
premières amours. Initié aux voluptés faciles qui s'étaient offertes à
lui plus d'une fois, il eût été usé déjà et corrompu peut-être, s'il eût
vécu dans nos tristes climats, et si la nature l'eût doué d'une
organisation moins riche. Mais, développé de bonne heure et destiné à
une longue et puissante virilité, il avait encore le coeur pur et les
sens contenus par la volonté. Le hasard lui avait fait rencontrer la
petite Espagnole devant les Madoriettes, chantant des cantiques par
dévotion; et lui, pour le plaisir d'exercer sa voix, il avait chanté
avec elle aux étoiles durant des soirées entières. Et puis ils s'étaient
rencontrés sur les sables du Lido, ramassant des coquillages, lui pour
les manger, elle pour en faire des chapelets et des ornements. Et puis
encore ils s'étaient rencontrés à l'église, elle priant le bon Dieu de
tout son coeur, lui regardant les belles dames de tous ses yeux. Et dans
toutes ces rencontres, Consuelo lui avait semblé si bonne, si douce, si
obligeante, si gaie, qu'il s'était fait son ami et son compagnon
inséparable, sans trop savoir pourquoi ni comment. Anzoleto ne
connaissait encore de l'amour que le plaisir. Il éprouva de l'amitié
pour Consuelo; et comme il était d'un pays et d'un peuple où les
passions règnent plus que les attachements, il ne sut point donner à
cette amitié un autre nom que celui d'amour. Consuelo accepta cette
façon de parler; après qu'elle eut fait à Anzoleto l'objection suivante:
«Si tu te dis mon amoureux, c'est donc que tu veux te marier avec moi?»
et qu'il lui eut répondu: «Bien certainement, si tu le veux, nous nous
marierons ensemble.»
Ce fut dès lors une chose arrêtée. Peut-être qu'Anzoleto s'en fit un
jeu, tandis que Consuelo y crut de la meilleure foi du monde. Mais il
est certain que déjà ce jeune coeur éprouvait ces sentiments contraires
et ces émotions compliquées qui agitent et désunissent l'existence des
hommes blasés.
Abandonné à des instincts violents, avide de plaisirs, n'aimant que ce
qui servait à son bonheur, haïssant et fuyant tout ce qui s'opposait à
sa joie, artiste jusqu'aux os, c'est-à-dire cherchant et sentant la vie
avec une intensité effrayante, il trouva que ses maîtresses lui
imposaient les souffrances et les dangers de passions qu'il n'éprouvait
pas profondément. Cependant il les voyait de temps en temps; rappelé par
ses désirs, repoussé bientôt après par la satiété ou le dépit. Et quand
cet étrange enfant avait ainsi dépensé sans idéal et sans dignité
l'excès de sa vie, il sentait le besoin d'une société douce et d'une
expansion chaste et sereine. Il eût put dire déjà, comme Jean-Jacques:
«Tant il est vrai que ce qui nous attache le plus aux femmes est moins
la débauche qu'un certain agrément de vivre auprès d'elles!» Alors, sans
se rendre compte du charme qui l'attirait vers Consuelo, n'ayant guère
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