Жорж Санд - Consuelo
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organisations musicales, hélas! qu'elles sont rares et incomplètes!
--Du moins vous en possédez une admirablement douée: l'instrument est
magnifique, le sentiment parfait, le savoir remarquable. Nommez-la-moi
donc.
--N'est-ce pas, dit le professeur en éludant la question, qu'elle vous a
fait plaisir?
--Elle m'a pris au coeur, elle m'a arraché des larmes, et par des moyens
si simples, par des effets si peu cherchés, que je n'y comprenais rien
d'abord. Et puis, je me suis rappelé ce que vous m'avez dit tant de fois
en m'enseignant votre art divin, ô mon cher maître! et pour la première
fois, moi j'ai compris combien vous aviez raison.
--Et qu'est-ce que je vous disais? reprit encore le maestro d'un air de
triomphe.
--Vous me disiez, répondit le comte, que le grand, le vrai, le beau dans
les arts, c'était le simple.
--- Je vous disais bien aussi qu'il y avait le _brillant_, le _cherché_,
l'_habile_, et qu'il y avait souvent lieu d'applaudir et de remarquer
ces qualités-là?
--Sans doute; mais de ces qualités secondaires à la vraie manifestation
du génie, il y a un abîme, disiez-vous. Eh bien, cher maître! votre
cantatrice est seule d'un côté, et toutes les autres sont en deçà.
--C'est vrai, et c'est bien dit, observa le professeur se frottant les
mains.
--Son nom? reprit le comte.
--Quel nom? dit le malin professeur.
--Et, _per Dio santo!_ celui de la sirène ou plutôt de l'archange que je
viens d'entendre.
--Et qu'en voulez-vous faire de son nom, seigneur comte? répliqua le
Porpora d'un ton sévère.
--Monsieur le professeur, pourquoi voulez-vous m'en faire un secret?
--Je vous dirai pourquoi, si vous commencez par me dire à quelles fins
vous le demandez si instamment.
--N'est-ce pas un sentiment bien naturel et véritablement irrésistible,
que celui qui nous pousse à connaître, à nommer et à voir les objets de
notre admiration?
--Eh bien, ce n'est pas là votre seul motif; laissez-moi, cher comte,
vous donner ce démenti. Vous êtes grand amateur, et bon connaisseur en
musique, je le sais: mais vous êtes, par-dessus tout, propriétaire du
théâtre San-Samuel. Vous mettez votre gloire, encore plus que votre
intérêt, à attirer les plus beaux talents et les plus belles voix
d'Italie. Vous savez bien que nous donnons de bonnes leçons; que chez
nous seulement se font les fortes études et se forment les grandes
musiciennes. Vous nous avez déjà enlevé la Corilla; et comme elle vous
sera peut-être enlevée au premier jour par un engagement avec quelque
autre théâtre, vous venez rôder autour de notre école, pour voir si nous
ne vous avons pas formé quelque nouvelle Corilla que vous vous tenez
prêt à capturer ... Voilà la vérité, monsieur le comte: avouez que j'ai
dit la vérité.
--Et quand cela serait, cher maestro, répondit le comte en souriant, que
vous importe, et quel mal y trouvez-vous?
--J'en trouve un fort grand, seigneur comte; c'est que vous corrompez,
vous perdez ces pauvres créatures.
--Ah ça, comment l'entendez-vous, farouche professeur? Depuis quand vous
faites-vous le père gardien de ces vertus fragiles?
--Je l'entends comme il faut, monsieur le comte, et ne me soucie ni de
leur vertu, ni de leur fragilité; mais je me soucie de leur talent, que
vous dénaturez et que vous avilissez sur vos théâtres, en leur donnant à
chanter de la musique vulgaire et de mauvais goût. N'est-ce point une
désolation, une honte de voir, cette Corilla, qui commençait à
comprendre grandement l'art sérieux, descendre du sacré au profane, de
la prière au badinage, de l'autel au tréteau, du sublime au ridicule,
d'Allegri et de Palestrina à Albinoni et au barbier Apollini?
--Ainsi vous refusez, dans votre rigorisme, de me nommer cette fille,
sur laquelle je ne puis avoir des vues, puisque j'ignore si elle possède
d'ailleurs les qualités requises pour le théâtre?
--Je m'y refuse absolument.
--Et vous pensez que je ne le découvrirai pas?
--Hélas! vous le découvrirez, si telle est votre détermination: mais je
ferai tout mon possible pour vous empêcher de nous l'enlever.
--Eh bien; maître, vous êtes déjà à moitié vaincu; car je l'ai vue, je
l'ai devinée, je l'ai reconnue, votre divinité mystérieuse.
--Oui da? dit le maître d'un air méfiant et réservé; en êtes-vous bien
sûr?
--Mes yeux et mon coeur me l'ont révélée; et je vais vous faire son
portrait pour vous en convaincre. Elle est grande: c'est, je crois, la
plus grande de toutes vos élèves; elle est blanche comme la neige du
Frioul, et rose comme l'horizon au matin d'un beau jour; elle a des
cheveux dorés, des yeux d'azur, un aimable embonpoint; et porte au doigt
un petit rubis qui m'a brûlé en effleurant ma main comme l'étincelle
d'un feu magique.
--Bravo! s'écria le Porpora d'un air narquois. Je n'ai rien à vous
cacher, en ce cas; et le nom de cette beauté, c'est la Clorinda. Allez
donc lui faire vos offres séduisantes; donnez-lui de l'or, des diamants
et des chiffons. Vous l'engagerez facilement dans votre troupe, et elle
pourra peut-être vous remplacer la Corilla; car le public de vos
théâtres préfère aujourd'hui de belles épaules à de beaux sons, et des
yeux hardis à une intelligence élevée.
--Me serais-je donc trompé, mon cher maître? dit le comte un peu confus;
la Clorinda ne serait-elle qu'une beauté vulgaire?
--Et si ma sirène, ma divinité, mon archange, comme il vous plaît de
l'appeler, n'était rien moins que belle? reprit le maître avec malice.
--Si elle était difforme, je vous supplierais de ne jamais me la
montrer, car mon illusion serait trop cruellement détruite. Si elle
était seulement laide, je pourrais l'adorer encore; mais je ne
l'engagerais pas pour le théâtre, parce que le talent sans la beauté
n'est parfois qu'un malheur, une lutte, une supplice pour une femme. Que
regardez-vous, maestro, et pourquoi vous arrêtez-vous ainsi?
--Nous voici à l'embarcadère où se tiennent les gondoles, et je n'en
vois aucune. Mais vous, comte, que regardez-vous ainsi par là?
--Je regarde si ce jeune gars, que vous voyez assis sur les degrés de
l'embarcadère auprès d'une petite fille assez vilaine, n'est point mon
protégé Anzoleto, le plus intelligent et le plus joli de nos petits
plébéiens. Regardez-le, cher maestro, ceci vous intéresse comme moi. Cet
enfant a la plus belle voix de ténor qui soit dans Venise; il a un goût
passionné pour la musique et des dispositions incroyables. Il y a
longtemps que je veux vous parler de lui et vous prier de lui donner des
leçons. Celui-là, je le destine véritablement à soutenir le succès de
mon théâtre, et dans quelques années, j'espère être bien récompensé de
mes soins. Holà, Zoto! viens ici, mon enfant, que je te présente à
l'illustre maître Porpora.
Anzoleto tira ses jambes nues de l'eau, où elles pendaient avec
insouciance tandis qu'il s'occupait à percer d'une grosse aiguille ces
jolies coquillages qu'on appelle poétiquement à Venise _fiori di mare_.
Il avait pour tout vêtement une culotte fort râpée et une chemise assez
fine, mais fort déchirée, à travers laquelle on voyait ses épaules
blanches et modelées comme celles d'un petit Bacchus antique. Il avait
effectivement la beauté grecque d'un jeune faune, et sa physionomie
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