Жорж Санд - Consuelo
Здесь есть возможность читать онлайн «Жорж Санд - Consuelo» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Consuelo
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Consuelo: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Consuelo»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Consuelo — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Consuelo», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
«C'est ici, dit la chanoinesse d'un air solennel, après avoir fermé la
porte, que nous avons retrouvé Albert, il y a aujourd'hui trente-deux
jours, après une disparition qui en avait duré quinze. Depuis ce moment-là,
il n'y est plus entré; il n'a plus quitté le fauteuil où il est mort hier
au soir.»
Les sèches paroles de ce bulletin nécrologique furent articulées d'un ton
amer qui enfonça autant d'aiguilles dans le coeur de la pauvre Consuelo.
La chanoinesse prit ensuite à sa ceinture son inséparable trousseau de
clefs, marcha vers une grande crédence de chêne sculpté, et en ouvrit les
deux battants. Consuelo y vit une montagne de joyaux ternis par le temps,
d'une forme bizarre, antiques pour la plupart, et enrichis de diamants et
de pierres précieuses d'un prix considérable.
«Voilà, lui dit la chanoinesse, les bijoux de famille que possédait ma
belle-soeur, femme du comte Christian, avant son mariage; voici, plus
loin, ceux de ma grand-mère, dont mes frères et moi lui avons fait
présent; voici, enfin, ceux que son époux lui avait achetés. Tout ceci
appartenait à son fils Albert, et vous appartient désormais, comme à sa
veuve. Emportez-les, et ne craignez pas que personne ici vous dispute
ces richesses, auxquelles nous ne tenons point, et dont nous n'avons
plus que faire. Quant aux titres de propriété de l'héritage maternel de
mon neveu, ils seront remis entre vos mains dans une heure. Tout est en
règle, comme je vous l'ai dit, et quant à ceux de son héritage paternel,
vous n'aurez peut-être pas, hélas, longtemps à les attendre. Telles
étaient les dernières volontés d'Albert. Ma parole lui a semblé valoir
un testament.
--Madame, répondit Consuelo en refermant la crédence avec un mouvement de
dégoût, j'aurais déchiré le testament, et je vous prie de reprendre votre
parole. Je n'ai pas plus besoin que vous de toutes ces richesses. Il me
semble que ma vie serait à jamais souillée par leur possession. Si Albert
me les a léguées, c'est sans doute avec la pensée que, conformément à
ses sentiments et à ses habitudes, je les distribuerais aux pauvres. Je
serais un mauvais dispensateur de ces nobles aumônes; je n'ai ni l'esprit
d'administration ni la science nécessaire pour en faire une répartition
vraiment utile. C'est à vous, Madame, qui joignez à ces qualités une âme
chrétienne aussi généreuse que celle d'Albert, qu'il appartient de faire
servir cette succession aux oeuvres de charité. Je vous cède tous mes
droits, s'il est vrai que j'en aie, ce que j'ignore et veux toujours
ignorer. Je ne réclame de votre bonté qu'une grâce: celle de ne jamais
faire à ma fierté l'outrage de renouveler de pareilles offres.»
La chanoinesse changea de visage. Forcée à l'estime, mais ne pouvant se
résoudre à l'admiration, elle essaya d'insister.
«Que voulez-vous donc faire? dit-elle en regardant fixement Consuelo;
vous n'avez pas de fortune?
--Je vous demande pardon, Madame, je suis assez riche. J'ai des goûts
simples et l'amour du travail.
--Ainsi, vous comptez reprendre... ce que vous appelez votre travail?
--J'y suis forcée, Madame, et par des raisons où ma conscience n'a point
à balancer, malgré l'abattement où je me sens plongée.
--Et vous ne voulez pas soutenir autrement votre nouveau rang dans le
monde?
--Quel rang, Madame?
--Celui qui convient à la veuve d'Albert.
--Je n'oublierai jamais, Madame, que je suis la veuve du noble Albert, et
ma conduite sera digne de l'époux que j'ai perdu.
--Et cependant la comtesse de Rudolstadt va remonter sur les tréteaux!
--Il n'y a point d'autre comtesse de Rudolstadt que vous, madame la
chanoinesse, et il n'y en aura jamais d'autre après vous, que la baronne
Amélie, votre nièce.
--Est-ce par dérision que vous me parlez d'elle, Signora? s'écria la
chanoinesse, sur qui le nom d'Amélie parût faire l'effet d'une brûlure.
--Pourquoi cette demande, Madame? reprit Consuelo avec un étonnement
dont la candeur ne pouvait laisser de doute dans l'esprit de Wenceslawa;
au nom du ciel, dites-moi pourquoi je n'ai pas vu ici la jeune baronne!
Serait-elle morte aussi, mon Dieu?
--Non, dit la chanoinesse avec amertume. Plût au ciel qu'elle le fût!
Ne parlons point d'elle, il n'en est pas question.
--Je suis forcée pourtant, Madame de vous rappeler ce à quoi je n'avais pas
encore songé. C'est qu'elle est l'héritière unique et légitime des biens
et des titres de votre famille. Voilà ce qui doit mettre votre conscience
en repos sur le dépôt qu'Albert vous a confié, puisque les lois ne vous
permettent pas d'en disposer en ma faveur.
--Rien ne peut vous ôter vos droits à un douaire et à un titre que la
dernière volonté d'Albert ont mis à votre disposition.
--Rien ne peut donc m'empêcher d'y renoncer, et j'y renonce. Albert savait
bien que je ne voulais être ni riche, ni comtesse.
--Mais le monde ne vous autorise pas à y renoncer.
--Le monde, Madame! eh bien, voilà justement ce dont je voulais vous
parler. Le monde ne comprendrait pas l'affection d'Albert ni la
condescendance de sa famille pour une pauvre fille comme moi. Il en ferait
un reproche à sa mémoire et une tache à votre vie. Il m'en ferait à moi
un ridicule et peut-être une honte; car, je le répète, le monde ne
comprendrait rien à ce qui s'est passé ici entre nous. Le monde doit donc
à jamais l'ignorer, Madame, comme vos domestiques l'ignorent; car mon
maître et M. le docteur, seuls confidents, seuls témoins étrangers de ce
mariage secret, ne l'ont pas encore divulgué et ne le divulgueront pas.
Je vous réponds du premier, vous pouvez et vous devez vous assurer de la
discrétion de l'autre. Vivez donc en repos sur ce point, Madame. Il ne
tiendra qu'à vous d'emporter ce secret dans la tombe, et jamais, par mon
fait, la baronne Amélie ne soupçonnera que j'ai l'honneur d'être sa
cousine. Oubliez donc la dernière heure du comte Albert; c'est à moi de
m'en souvenir pour le bénir et pour me taire. Vous avez assez de larmes
à répandre sans que j'y ajoute le chagrin et la mortification de vous
rappeler jamais mon existence, en tant que veuve de votre admirable enfant!
--Consuelo! ma fille! s'écria la chanoinesse en sanglotant, restez avec
nous! Vous avez une grande âme et un grand esprit! Ne nous quittez plus.
--Ce serait le voeu de ce coeur qui vous est tout dévoué, répondit Consuelo
en recevant ses caresses avec effusion; mais je ne le pourrais pas sans que
notre secret fût trahi ou deviné, ce qui revient au même, et je sais que
l'honneur de la famille vous est plus cher que la vie. Laissez-moi, en
m'arrachant de vos bras sans retard et sans hésitation, vous rendre le seul
service qui soit en mon pouvoir.»
Les larmes que versa la chanoinesse à la fin de cette scène la soulagèrent
du poids affreux qui l'oppressait. C'étaient les premières qu'elle eût
pu verser depuis la mort de son neveu. Elle accepta les sacrifices de
Consuelo, et la confiance qu'elle accorda à ses résolutions prouva qu'elle
appréciait enfin ce noble caractère. Elle la quitta pour aller en faire
part au chapelain et pour s'entendre avec Supperville et le Porpora sur la
nécessité de garder à jamais le silence.
CONCLUSION.
Consuelo, se voyant libre, passa la journée à parcourir le château, le
jardin et les environs, afin de revoir tous les lieux qui lui rappelaient
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Consuelo»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Consuelo» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Consuelo» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.