Жорж Санд - Consuelo

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«C'est ici, dit la chanoinesse d'un air solennel, après avoir fermé la

porte, que nous avons retrouvé Albert, il y a aujourd'hui trente-deux

jours, après une disparition qui en avait duré quinze. Depuis ce moment-là,

il n'y est plus entré; il n'a plus quitté le fauteuil où il est mort hier

au soir.»

Les sèches paroles de ce bulletin nécrologique furent articulées d'un ton

amer qui enfonça autant d'aiguilles dans le coeur de la pauvre Consuelo.

La chanoinesse prit ensuite à sa ceinture son inséparable trousseau de

clefs, marcha vers une grande crédence de chêne sculpté, et en ouvrit les

deux battants. Consuelo y vit une montagne de joyaux ternis par le temps,

d'une forme bizarre, antiques pour la plupart, et enrichis de diamants et

de pierres précieuses d'un prix considérable.

«Voilà, lui dit la chanoinesse, les bijoux de famille que possédait ma

belle-soeur, femme du comte Christian, avant son mariage; voici, plus

loin, ceux de ma grand-mère, dont mes frères et moi lui avons fait

présent; voici, enfin, ceux que son époux lui avait achetés. Tout ceci

appartenait à son fils Albert, et vous appartient désormais, comme à sa

veuve. Emportez-les, et ne craignez pas que personne ici vous dispute

ces richesses, auxquelles nous ne tenons point, et dont nous n'avons

plus que faire. Quant aux titres de propriété de l'héritage maternel de

mon neveu, ils seront remis entre vos mains dans une heure. Tout est en

règle, comme je vous l'ai dit, et quant à ceux de son héritage paternel,

vous n'aurez peut-être pas, hélas, longtemps à les attendre. Telles

étaient les dernières volontés d'Albert. Ma parole lui a semblé valoir

un testament.

--Madame, répondit Consuelo en refermant la crédence avec un mouvement de

dégoût, j'aurais déchiré le testament, et je vous prie de reprendre votre

parole. Je n'ai pas plus besoin que vous de toutes ces richesses. Il me

semble que ma vie serait à jamais souillée par leur possession. Si Albert

me les a léguées, c'est sans doute avec la pensée que, conformément à

ses sentiments et à ses habitudes, je les distribuerais aux pauvres. Je

serais un mauvais dispensateur de ces nobles aumônes; je n'ai ni l'esprit

d'administration ni la science nécessaire pour en faire une répartition

vraiment utile. C'est à vous, Madame, qui joignez à ces qualités une âme

chrétienne aussi généreuse que celle d'Albert, qu'il appartient de faire

servir cette succession aux oeuvres de charité. Je vous cède tous mes

droits, s'il est vrai que j'en aie, ce que j'ignore et veux toujours

ignorer. Je ne réclame de votre bonté qu'une grâce: celle de ne jamais

faire à ma fierté l'outrage de renouveler de pareilles offres.»

La chanoinesse changea de visage. Forcée à l'estime, mais ne pouvant se

résoudre à l'admiration, elle essaya d'insister.

«Que voulez-vous donc faire? dit-elle en regardant fixement Consuelo;

vous n'avez pas de fortune?

--Je vous demande pardon, Madame, je suis assez riche. J'ai des goûts

simples et l'amour du travail.

--Ainsi, vous comptez reprendre... ce que vous appelez votre travail?

--J'y suis forcée, Madame, et par des raisons où ma conscience n'a point

à balancer, malgré l'abattement où je me sens plongée.

--Et vous ne voulez pas soutenir autrement votre nouveau rang dans le

monde?

--Quel rang, Madame?

--Celui qui convient à la veuve d'Albert.

--Je n'oublierai jamais, Madame, que je suis la veuve du noble Albert, et

ma conduite sera digne de l'époux que j'ai perdu.

--Et cependant la comtesse de Rudolstadt va remonter sur les tréteaux!

--Il n'y a point d'autre comtesse de Rudolstadt que vous, madame la

chanoinesse, et il n'y en aura jamais d'autre après vous, que la baronne

Amélie, votre nièce.

--Est-ce par dérision que vous me parlez d'elle, Signora? s'écria la

chanoinesse, sur qui le nom d'Amélie parût faire l'effet d'une brûlure.

--Pourquoi cette demande, Madame? reprit Consuelo avec un étonnement

dont la candeur ne pouvait laisser de doute dans l'esprit de Wenceslawa;

au nom du ciel, dites-moi pourquoi je n'ai pas vu ici la jeune baronne!

Serait-elle morte aussi, mon Dieu?

--Non, dit la chanoinesse avec amertume. Plût au ciel qu'elle le fût!

Ne parlons point d'elle, il n'en est pas question.

--Je suis forcée pourtant, Madame de vous rappeler ce à quoi je n'avais pas

encore songé. C'est qu'elle est l'héritière unique et légitime des biens

et des titres de votre famille. Voilà ce qui doit mettre votre conscience

en repos sur le dépôt qu'Albert vous a confié, puisque les lois ne vous

permettent pas d'en disposer en ma faveur.

--Rien ne peut vous ôter vos droits à un douaire et à un titre que la

dernière volonté d'Albert ont mis à votre disposition.

--Rien ne peut donc m'empêcher d'y renoncer, et j'y renonce. Albert savait

bien que je ne voulais être ni riche, ni comtesse.

--Mais le monde ne vous autorise pas à y renoncer.

--Le monde, Madame! eh bien, voilà justement ce dont je voulais vous

parler. Le monde ne comprendrait pas l'affection d'Albert ni la

condescendance de sa famille pour une pauvre fille comme moi. Il en ferait

un reproche à sa mémoire et une tache à votre vie. Il m'en ferait à moi

un ridicule et peut-être une honte; car, je le répète, le monde ne

comprendrait rien à ce qui s'est passé ici entre nous. Le monde doit donc

à jamais l'ignorer, Madame, comme vos domestiques l'ignorent; car mon

maître et M. le docteur, seuls confidents, seuls témoins étrangers de ce

mariage secret, ne l'ont pas encore divulgué et ne le divulgueront pas.

Je vous réponds du premier, vous pouvez et vous devez vous assurer de la

discrétion de l'autre. Vivez donc en repos sur ce point, Madame. Il ne

tiendra qu'à vous d'emporter ce secret dans la tombe, et jamais, par mon

fait, la baronne Amélie ne soupçonnera que j'ai l'honneur d'être sa

cousine. Oubliez donc la dernière heure du comte Albert; c'est à moi de

m'en souvenir pour le bénir et pour me taire. Vous avez assez de larmes

à répandre sans que j'y ajoute le chagrin et la mortification de vous

rappeler jamais mon existence, en tant que veuve de votre admirable enfant!

--Consuelo! ma fille! s'écria la chanoinesse en sanglotant, restez avec

nous! Vous avez une grande âme et un grand esprit! Ne nous quittez plus.

--Ce serait le voeu de ce coeur qui vous est tout dévoué, répondit Consuelo

en recevant ses caresses avec effusion; mais je ne le pourrais pas sans que

notre secret fût trahi ou deviné, ce qui revient au même, et je sais que

l'honneur de la famille vous est plus cher que la vie. Laissez-moi, en

m'arrachant de vos bras sans retard et sans hésitation, vous rendre le seul

service qui soit en mon pouvoir.»

Les larmes que versa la chanoinesse à la fin de cette scène la soulagèrent

du poids affreux qui l'oppressait. C'étaient les premières qu'elle eût

pu verser depuis la mort de son neveu. Elle accepta les sacrifices de

Consuelo, et la confiance qu'elle accorda à ses résolutions prouva qu'elle

appréciait enfin ce noble caractère. Elle la quitta pour aller en faire

part au chapelain et pour s'entendre avec Supperville et le Porpora sur la

nécessité de garder à jamais le silence.

CONCLUSION.

Consuelo, se voyant libre, passa la journée à parcourir le château, le

jardin et les environs, afin de revoir tous les lieux qui lui rappelaient

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