Жорж Санд - Consuelo
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la chanoinesse cherchait par un mélange de superstition et de tolérance,
de charité chrétienne et d'amour maternel, à concilier des idées
inconciliables dans la doctrine catholique. Le débat ne roulait que sur
une question de forme; à savoir que le chapelain ne croyait pas devoir
administrer le sacrement du mariage à un hérétique, à moins qu'il ne promît
tout au moins de faire acte de foi catholique aussitôt après. Supperville
ne se gênait pas pour mentir et pour affirmer que le comte Albert lui avait
promis de croire et de professer tout ce qu'on voudrait après la cérémonie.
Le chapelain n'en était pas dupe. Enfin, le comte Christian, retrouvant
un de ces moments de fermeté tranquille et de logique simple et humaine
avec lesquelles, après bien des irrésolutions et des faiblesses, il avait
toujours tranché toutes les contestations domestiques, termina le
différend.
«Monsieur le chapelain, dit-il, il n'y a point de loi ecclésiastique qui
vous défende expressément de marier une catholique à un schismatique.
L'Église tolère ces mariages. Prenez donc Consuelo pour orthodoxe et
mon fils pour hérétique, et mariez-les sur l'heure. La confession et les
fiançailles ne sont que de précepte, vous le savez, et certains cas
d'urgence peuvent en dispenser. Il peut résulter de ce mariage une
révolution favorable dans l'état d'Albert, et quand il sera guéri nous
songerons à le convertir.»
Le chapelain n'avait jamais résisté à la volonté du vieux Christian;
c'était pour lui, dans les cas de conscience, un arbitre supérieur au
pape. Il ne restait plus qu'à convaincre Consuelo. Albert seul y songea,
et l'attirant près de lui, il réussit, sans le secours de personne, à
enlacer de ses bras desséchés, devenus légers comme des roseaux, le cou de
sa bien-aimée.
«Consuelo, lui dit-il, je lis dans ton âme, à cette heure; tu voudrais
donner ta vie pour ranimer la mienne: cela n'est plus possible; mais tu
peux, par un simple acte de ta volonté, sauver ma vie éternelle. Je vais
te quitter pour un peu de temps, et puis je reviendrai sur la terre, par
la manifestation d'une nouvelle naissance. J'y reviendrai, maudit et
désespéré, si tu m'abandonnes maintenant, à ma dernière heure. Tu sais,
les crimes de Jean Ziska ne sont point assez expiés; et toi seule, toi ma
soeur Wanda, peux accomplir l'acte de ma purification en cette phase de ma
vie. Nous sommes frères: pour devenir amants, il faut que la mort passe
encore une fois entre. Mais nous devons être époux par le serment; pour que
je renaisse calme, fort et délivré, comme les autres hommes, de la mémoire
de mes existences passées, qui fait mon supplice et mon châtiment depuis
tant de siècles, consens à prononcer ce serment; il ne te liera pas à moi
en cette vie, que je vais quitter dans une heure, mais il nous réunira dans
l'éternité. Ce sera un sceau qui nous aidera à nous reconnaître, quand
les ombres de la mort auront effacé la clarté de nos souvenirs. Consens!
C'est une cérémonie catholique qui va s'accomplir, et que j'accepte,
puisque c'est la seule qui puisse légitimer, dans l'esprit des hommes,
la possession que nous prenons l'un de l'autre. Il me faut emporter cette
sanction dans la tombe. Le mariage sans l'assentiment de la famille n'est
point un mariage complet à mes yeux. La forme du serment m'importe peu
d'ailleurs. Le nôtre sera indissoluble dans nos coeurs, comme il est sacré
dans nos intentions. Consens!
--Je consens!» s'écria Consuelo en pressant de ses lèvres le front morne et
froid de son époux.
Cette parole fut entendue de tous. «Eh bien! dit Supperville, hâtons-nous!»
et il poussa résolument le chanoine, qui appela les domestiques et se
pressa de tout préparer pour la cérémonie. Le comte, un peu ranimé, vint
s'asseoir à côté de son fils et de Consuelo. La bonne chanoinesse vint
remercier cette dernière de sa condescendance, au point de se mettre à
genoux devant elle et de lui baiser les mains. Le baron Frédéric pleurait
silencieusement sans paraître comprendre ce qui se passait. En un clin
d'oeil, un autel fut dressé devant la cheminée du grand salon. Les
domestiques furent congédiés; ils crurent qu'il s'agissait seulement
d'extrême-onction, et que l'état du malade exigeait qu'il y eût peu de
bruit et de miasmes dans l'appartement. Le Porpora servit de témoin avec
Supperville. Albert retrouva tout à coup assez de force pour prononcer
le _oui_ décisif et toutes les formules de l'engagement d'une voix claire
et sonore. La famille conçut une vive espérance de guérison. A peine le
chapelain eut-il récité sur la tête des nouveaux époux la dernière prière,
qu'Albert se leva, s'élança dans les bras de son père, embrassa de même
avec une précipitation et une force extraordinaire sa tante, son oncle et
le Porpora; puis il se rassit sur son fauteuil, et pressa Consuelo contre
sa poitrine, en s'écriant:
«Je suis sauvé!»
--C'est le dernier effort de la vie, c'est une convulsion finale, dit au
Porpora Supperville, qui avait encore consulté plusieurs fois les traits
et l'artère du malade, pendant la célébration du mariage.
En effet, les bras d'Albert s'entr'ouvrirent, se jetèrent en avant, et
retombèrent sur ses genoux. Le vieux Cynabre, qui n'avait pas cessé de
dormir à ses pieds durant toute sa maladie, releva la tête et fit entendre
par trois fois un hurlement lamentable. Le regard d'Albert était fixé sur
Consuelo; sa bouche restait entr'ouverte comme pour lui parler; une légère
coloration avait animé ses joues: puis cette teinte particulière, cette
ombre indéfinissable, indescriptible, qui passe lentement du front aux
lèvres, s'étendit sur lui comme un voile blanc. Pendant une minute, sa face
prit diverses expressions, toujours plus sérieuses de recueillement et de
résignation, jusqu'à ce qu'elle se raffermit dans une expression définitive
de calme auguste et de sévère placidité.
Le silence de terreur qui planait sur la famille attentive et palpitante
fut interrompu par la voix du médecin, qui prononça avec sa lugubre
solennité ce mot sans appel: «C'est la mort!»
CV.
Le comte Christian tomba comme foudroyé sur son fauteuil; la chanoinesse,
en proie à des sanglots convulsifs, se jeta sur Albert comme si elle eût
espéré le ranimer encore une fois par ses caresses; le baron Frédéric
prononça quelques mots sans suite ni sens qui avaient le caractère d'un
égarement tranquille. Supperville s'approcha de Consuelo, dont l'énergique
immobilité l'effrayait plus que la crise des autres:
«Ne vous occupez pas de moi, Monsieur, lui dit-elle, ni vous non plus, mon
ami, répondit-elle au Porpora, qui portait sur elle toute sa sollicitude
dans le premier moment. Emmenez ces malheureux parents. Soignez-les, ne
songez qu'à eux; moi, je resterai ici. Les morts n'ont besoin que de
respect et de prières.»
Le comte et le baron se laissèrent emmener sans résistance. La chanoinesse,
roide et froide comme un cadavre, fut emportée dans son appartement,
où Supperville la suivit pour la secourir. Le Porpora, ne sachant plus
lui-même où il en était, sortit et se promena dans les jardins comme un
fou. Il étouffait. Sa sensibilité était comme emprisonnée sous une cuirasse
de sécheresse plus apparente que réelle, mais dont il avait pris l'habitude
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