Жорж Санд - Consuelo

Здесь есть возможность читать онлайн «Жорж Санд - Consuelo» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Consuelo: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Consuelo»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Consuelo — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Consuelo», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

la chanoinesse cherchait par un mélange de superstition et de tolérance,

de charité chrétienne et d'amour maternel, à concilier des idées

inconciliables dans la doctrine catholique. Le débat ne roulait que sur

une question de forme; à savoir que le chapelain ne croyait pas devoir

administrer le sacrement du mariage à un hérétique, à moins qu'il ne promît

tout au moins de faire acte de foi catholique aussitôt après. Supperville

ne se gênait pas pour mentir et pour affirmer que le comte Albert lui avait

promis de croire et de professer tout ce qu'on voudrait après la cérémonie.

Le chapelain n'en était pas dupe. Enfin, le comte Christian, retrouvant

un de ces moments de fermeté tranquille et de logique simple et humaine

avec lesquelles, après bien des irrésolutions et des faiblesses, il avait

toujours tranché toutes les contestations domestiques, termina le

différend.

«Monsieur le chapelain, dit-il, il n'y a point de loi ecclésiastique qui

vous défende expressément de marier une catholique à un schismatique.

L'Église tolère ces mariages. Prenez donc Consuelo pour orthodoxe et

mon fils pour hérétique, et mariez-les sur l'heure. La confession et les

fiançailles ne sont que de précepte, vous le savez, et certains cas

d'urgence peuvent en dispenser. Il peut résulter de ce mariage une

révolution favorable dans l'état d'Albert, et quand il sera guéri nous

songerons à le convertir.»

Le chapelain n'avait jamais résisté à la volonté du vieux Christian;

c'était pour lui, dans les cas de conscience, un arbitre supérieur au

pape. Il ne restait plus qu'à convaincre Consuelo. Albert seul y songea,

et l'attirant près de lui, il réussit, sans le secours de personne, à

enlacer de ses bras desséchés, devenus légers comme des roseaux, le cou de

sa bien-aimée.

«Consuelo, lui dit-il, je lis dans ton âme, à cette heure; tu voudrais

donner ta vie pour ranimer la mienne: cela n'est plus possible; mais tu

peux, par un simple acte de ta volonté, sauver ma vie éternelle. Je vais

te quitter pour un peu de temps, et puis je reviendrai sur la terre, par

la manifestation d'une nouvelle naissance. J'y reviendrai, maudit et

désespéré, si tu m'abandonnes maintenant, à ma dernière heure. Tu sais,

les crimes de Jean Ziska ne sont point assez expiés; et toi seule, toi ma

soeur Wanda, peux accomplir l'acte de ma purification en cette phase de ma

vie. Nous sommes frères: pour devenir amants, il faut que la mort passe

encore une fois entre. Mais nous devons être époux par le serment; pour que

je renaisse calme, fort et délivré, comme les autres hommes, de la mémoire

de mes existences passées, qui fait mon supplice et mon châtiment depuis

tant de siècles, consens à prononcer ce serment; il ne te liera pas à moi

en cette vie, que je vais quitter dans une heure, mais il nous réunira dans

l'éternité. Ce sera un sceau qui nous aidera à nous reconnaître, quand

les ombres de la mort auront effacé la clarté de nos souvenirs. Consens!

C'est une cérémonie catholique qui va s'accomplir, et que j'accepte,

puisque c'est la seule qui puisse légitimer, dans l'esprit des hommes,

la possession que nous prenons l'un de l'autre. Il me faut emporter cette

sanction dans la tombe. Le mariage sans l'assentiment de la famille n'est

point un mariage complet à mes yeux. La forme du serment m'importe peu

d'ailleurs. Le nôtre sera indissoluble dans nos coeurs, comme il est sacré

dans nos intentions. Consens!

--Je consens!» s'écria Consuelo en pressant de ses lèvres le front morne et

froid de son époux.

Cette parole fut entendue de tous. «Eh bien! dit Supperville, hâtons-nous!»

et il poussa résolument le chanoine, qui appela les domestiques et se

pressa de tout préparer pour la cérémonie. Le comte, un peu ranimé, vint

s'asseoir à côté de son fils et de Consuelo. La bonne chanoinesse vint

remercier cette dernière de sa condescendance, au point de se mettre à

genoux devant elle et de lui baiser les mains. Le baron Frédéric pleurait

silencieusement sans paraître comprendre ce qui se passait. En un clin

d'oeil, un autel fut dressé devant la cheminée du grand salon. Les

domestiques furent congédiés; ils crurent qu'il s'agissait seulement

d'extrême-onction, et que l'état du malade exigeait qu'il y eût peu de

bruit et de miasmes dans l'appartement. Le Porpora servit de témoin avec

Supperville. Albert retrouva tout à coup assez de force pour prononcer

le _oui_ décisif et toutes les formules de l'engagement d'une voix claire

et sonore. La famille conçut une vive espérance de guérison. A peine le

chapelain eut-il récité sur la tête des nouveaux époux la dernière prière,

qu'Albert se leva, s'élança dans les bras de son père, embrassa de même

avec une précipitation et une force extraordinaire sa tante, son oncle et

le Porpora; puis il se rassit sur son fauteuil, et pressa Consuelo contre

sa poitrine, en s'écriant:

«Je suis sauvé!»

--C'est le dernier effort de la vie, c'est une convulsion finale, dit au

Porpora Supperville, qui avait encore consulté plusieurs fois les traits

et l'artère du malade, pendant la célébration du mariage.

En effet, les bras d'Albert s'entr'ouvrirent, se jetèrent en avant, et

retombèrent sur ses genoux. Le vieux Cynabre, qui n'avait pas cessé de

dormir à ses pieds durant toute sa maladie, releva la tête et fit entendre

par trois fois un hurlement lamentable. Le regard d'Albert était fixé sur

Consuelo; sa bouche restait entr'ouverte comme pour lui parler; une légère

coloration avait animé ses joues: puis cette teinte particulière, cette

ombre indéfinissable, indescriptible, qui passe lentement du front aux

lèvres, s'étendit sur lui comme un voile blanc. Pendant une minute, sa face

prit diverses expressions, toujours plus sérieuses de recueillement et de

résignation, jusqu'à ce qu'elle se raffermit dans une expression définitive

de calme auguste et de sévère placidité.

Le silence de terreur qui planait sur la famille attentive et palpitante

fut interrompu par la voix du médecin, qui prononça avec sa lugubre

solennité ce mot sans appel: «C'est la mort!»

CV.

Le comte Christian tomba comme foudroyé sur son fauteuil; la chanoinesse,

en proie à des sanglots convulsifs, se jeta sur Albert comme si elle eût

espéré le ranimer encore une fois par ses caresses; le baron Frédéric

prononça quelques mots sans suite ni sens qui avaient le caractère d'un

égarement tranquille. Supperville s'approcha de Consuelo, dont l'énergique

immobilité l'effrayait plus que la crise des autres:

«Ne vous occupez pas de moi, Monsieur, lui dit-elle, ni vous non plus, mon

ami, répondit-elle au Porpora, qui portait sur elle toute sa sollicitude

dans le premier moment. Emmenez ces malheureux parents. Soignez-les, ne

songez qu'à eux; moi, je resterai ici. Les morts n'ont besoin que de

respect et de prières.»

Le comte et le baron se laissèrent emmener sans résistance. La chanoinesse,

roide et froide comme un cadavre, fut emportée dans son appartement,

où Supperville la suivit pour la secourir. Le Porpora, ne sachant plus

lui-même où il en était, sortit et se promena dans les jardins comme un

fou. Il étouffait. Sa sensibilité était comme emprisonnée sous une cuirasse

de sécheresse plus apparente que réelle, mais dont il avait pris l'habitude

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Consuelo»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Consuelo» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Consuelo»

Обсуждение, отзывы о книге «Consuelo» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x