Жорж Санд - Consuelo

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sur le bord du lit du comte Christian. Consuelo seule n'éprouva pas le

besoin d'oublier sa situation. Perdue dans ses pensées, tour à tour priant

avec ferveur ou rêvant avec enthousiasme, elle n'eut pour compagnon assidu

de sa veillée silencieuse que le triste Cynabre, qui, de temps en temps,

regardait son maître, lui léchait la main, balayait avec sa queue la cendre

de l'âtre, et, habitué à ne plus recevoir les caresses de sa main débile,

se recouchait avec résignation, la tête allongée sur ses pieds inertes.

Quand le soleil, se levant derrière les arbres du jardin, vint jeter

une clarté de pourpre sur le front d'Albert, Consuelo fut tirée de sa

méditation par la chanoinesse. Le comte ne put sortir de son lit, mais le

baron Frédéric vint machinalement prier, avec sa soeur et le chapelain,

autour de l'autel, puis on parla de procéder à l'ensevelissement; et la

chanoinesse, retrouvant des forces pour ces soins matériels, fit appeler

ses femmes et le vieux Hanz. Ce fut alors que le médecin et le Porpora

exigèrent que Consuelo allât prendre du repos, et elle s'y résigna, après

avoir passé auprès du lit du comte Christian, qui la regarda sans paraître

la voir. On ne pouvait dire s'il veillait ou s'il dormait; ses yeux étaient

ouverts, sa respiration calme, sa figure sans expression.

Lorsque Consuelo se réveilla au bout de quelques heures, elle descendit au

salon, et son coeur se serra affreusement en le trouvant désert. Albert

avait été déposé sur un brancard de parade et porté dans la chapelle.

Son fauteuil était vide à la même place où Consuelo l'avait vu la veille.

C'était tout ce qui restait de lui en ce lieu qui avait été le centre de la

vie de toute la famille pendant tant de jours amers. Son chien même n'était

plus là; le soleil printanier ravivait ces tristes lambris, et les merles

sifflaient dans le jardin avec une insolente gaieté.

Consuelo passa doucement dans la pièce voisine, dont la porte restait

entr'ouverte. Le comte Christian était toujours couché, toujours

insensible, en apparence, à la perte qu'il venait de faire. Sa soeur,

reportant sur lui toute la sollicitude qu'elle avait eue pour Albert,

le soignait avec vigilance. Le baron regardait brûler les bûches dans

la cheminée d'un air hébété; seulement des larmes, qui tombaient

silencieusement sur ses joues sans qu'il songeât à les essuyer,

montraient qu'il n'avait pas eu le bonheur de perdre la mémoire.

Consuelo s'approcha de la chanoinesse pour lui baiser la main; mais cette

main se retira d'elle avec une insurmontable aversion. La pauvre Wenceslawa

voyait dans cette jeune fille le fléau et la destruction de son neveu.

Elle avait eu horreur du projet de leur mariage dans les premiers temps,

et s'y était opposée de tout son pouvoir; et puis, quand elle avait vu

que, malgré l'absence, il était impossible d'y faire renoncer Albert, que

sa santé, sa raison et sa vie en dépendaient, elle l'avait souhaité et

hâté avec autant d'ardeur qu'elle y avait porté d'abord d'effroi et de

répulsion. Le refus du Porpora, la passion exclusive qu'il n'avait pas

craint d'attribuer à Consuelo pour le théâtre, enfin tous les officieux

et funestes mensonges dont il avait rempli plusieurs lettres au comte

Christian, sans jamais faire mention de celles que Consuelo avait écrites

et qu'il avait supprimées, avaient causé au vieillard la plus vive douleur,

à la chanoinesse la plus amère indignation. Elle avait pris Consuelo en

haine et en mépris, lui pouvant pardonner, disait-elle, d'avoir égaré la

raison d'Albert par ce fatal amour, mais ne pouvant l'absoudre de l'avoir

impudemment trahi. Elle ignorait que le véritable meurtrier d'Albert était

le Porpora. Consuelo, qui comprenait bien sa pensée, eût pu se justifier;

mais elle aima mieux assumer sur elle tous les reproches, que d'accuser

son maître et de lui faire perdre l'estime et l'affection de la famille.

D'ailleurs, elle devinait de reste que si, la veille, Wenceslawa avait pu

abjurer toutes ses répugnances et tous ses ressentiments par un effort

d'amour maternel, elle devait les retrouver, maintenant que le sacrifice

avait été inutilement accompli. Chaque regard de cette pauvre tante

semblait lui dire: «Tu as fait périr notre enfant; tu n'as pas su lui

rendre la vie; et maintenant, il ne nous reste que la honte de ton

alliance.»

Cette muette déclaration de guerre hâta la résolution qu'elle avait déjà

prise de consoler, autant que possible, la chanoinesse de ce dernier

malheur.

«Puis-je implorer de Votre Seigneurie, lui dit-elle avec soumission,

de me fixer l'heure d'un entretien particulier? Je dois partir demain

avant le jour, et je ne puis m'éloigner d'ici sans vous faire connaître

mes respectueuses intentions.

--Vos intentions! je les devine de reste, répondit la chanoinesse avec

aigreur. Soyez tranquille, Mademoiselle; tout sera en règle, et les droits

que la loi vous donne seront scrupuleusement respectés.

--Je vois qu'au contraire vous ne me comprenez nullement, Madame, reprit

Consuelo; il me tarde donc beaucoup...

--Eh bien, puisqu'il faut que je boive encore ce calice, dit la chanoinesse

en se levant, que ce soit donc tout de suite, pendant que je m'en sens

encore le courage. Suivez-moi, Signora. Mon frère aîné paraît sommeiller

en ce moment. M. Supperville, de qui j'ai obtenu encore une journée de

soins pour lui, voudra bien me remplacer pour une demi-heure.»

Elle sonna, et fit demander le docteur; puis, se tournant vers le baron:

«Mon frère, lui dit-elle, vos soins sont inutiles, puisque Christian

n'a pas encore recouvré le sentiment de ses infortunes. Peut-être cela

n'arrivera-t-il point, heureusement pour lui, malheureusement pour nous!

Peut-être cet accablement est-il le commencement de la mort. Je n'ai plus

que vous au monde, mon frère; soignez votre santé, qui n'est que trop

altérée par cette morne inaction où vous voilà tombé. Vous étiez habitué

au grand air et à l'exercice: allez faire un tour de promenade, prenez un

fusil: le veneur vous suivra avec ses chiens. Je sais bien que cela ne vous

distraira pas de votre douleur; mais, au moins, vous en ressentirez un bien

physique, j'en suis certaine. Faites-le pour moi, Frédéric: c'est l'ordre

du médecin, c'est la prière de votre soeur; ne me refusez pas. C'est la

plus grande consolation que vous puissiez me donner en ce moment, puisque

la dernière espérance de ma triste vieillesse repose sur vous.»

Le baron hésita, et finit par céder. Ses domestiques l'emmenèrent, et il

se laissa conduire dehors comme un enfant. Le docteur examina le comte

Christian, qui ne donnait aucun signe de sensibilité, bien qu'il répondît

à ses questions et parût reconnaître tout le monde d'un air de douceur et

d'indifférence.

«La fièvre n'est pas très-forte, dit Supperville bas à la chanoinesse; si

elle n'augmente pas ce soir, ce ne sera peut-être rien.»

Wenceslawa, un peu rassurée, lui confia la garde de son frère, et emmena

Consuelo dans un vaste appartement, richement décoré à l'ancienne mode, où

cette dernière n'était jamais entrée. Il y avait un grand lit de parade,

dont les rideaux n'avaient pas été remués depuis plus de vingt ans. C'était

celui où Wanda de Prachatitz, la mère du comte Albert, avait rendu le

dernier soupir; et cette chambre était la sienne.

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