Жорж Санд - Consuelo
Здесь есть возможность читать онлайн «Жорж Санд - Consuelo» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Consuelo
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Consuelo: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Consuelo»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Consuelo — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Consuelo», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
d'un malheur inattendu il était brisé. La pitié qu'il inspirait à Consuelo
augmentait ses inquiétudes. «Est-ce donc ainsi que je vais retrouver tous
les hôtes de Riesenburg?» pensait-elle.
Le pont était baissé, les grilles ouvertes, les serviteurs attendaient dans
la cour avec des flambeaux. Aucun des trois voyageurs ne songea à en faire
la remarque; aucun ne se sentit la force d'adresser une question aux
domestiques. Le Porpora, voyant que le baron se traînait avec peine, le
prit par le bras pour l'aider à marcher, tandis que Consuelo s'élançait
vers le perron et en franchissait rapidement les degrés.
Elle y trouva la chanoinesse, qui, sans perdre de temps à lui faire
accueil, lui saisit le bras en lui disant:
«Venez, le temps presse; Albert s'impatiente. Il a compté les heures et
les minutes exactement; il a annoncé que vous entriez dans la cour, et
une seconde après nous avons entendu le roulement de votre voiture. Il ne
doutait pas de votre arrivée, mais il a dit que si quelque accident vous
retardait, il ne serait plus temps. Venez, Signora, et, au nom du ciel, ne
résistez à aucune de ses idées, ne contrariez aucun de ses sentiments.
Promettez-lui tout ce qu'il vous demandera, feignez de l'aimer. Mentez,
hélas! s'il le faut. Albert est condamné! il touche à sa dernière heure.
Tâchez d'adoucir son agonie; c'est tout ce que nous vous demandons.»
En parlant ainsi, Wenceslawa entraînait Consuelo vers le grand salon.
«Il est donc levé? Il ne garde donc pas la chambre? demanda Consuelo à la
hâte.
--Il ne se lève plus, car il ne se couche plus, répondit la chanoinesse.
Depuis trente jours, il est assis sur un fauteuil, dans le salon, et il ne
veut pas qu'on le dérange pour le transporter ailleurs. Le médecin déclare
qu'il ne faut pas le contrarier à cet égard, parce qu'on le ferait mourir
en le remuant. Signora, prenez courage; car vous allez voir un effrayant
spectacle!»
La chanoinesse ouvrit la porte du salon, en ajoutant:
«Courez à lui, ne craignez pas de le surprendre. Il vous attend, il vous a
vue venir de plus de deux lieues.»
Consuelo s'élança vers son pâle fiancé, qui était effectivement assis dans
un grand fauteuil, auprès de la cheminée. Ce n'était plus un homme, c'était
un spectre. Sa figure, toujours belle malgré les ravages de la maladie,
avait contracté l'immobilité d'un visage de marbre. Il n'y eut pas un
sourire sur ses lèvres, pas un éclair de joie dans ses yeux. Le médecin,
qui tenait son bras et consultait son pouls, comme dans la scène de
Stratonice, le laissa retomber doucement, et regarda la chanoinesse d'un
air qui signifiait: «Il est trop tard.» Consuelo était à genoux près
d'Albert, qui la regardait fixement et ne disait rien. Enfin, il réussit à
faire, avec le doigt, un signe à la chanoinesse, qui avait appris à deviner
toutes ses intentions. Elle prit ses deux bras, qu'il n'avait plus la force
de soulever, et les posa sur les épaules de Consuelo; puis elle pencha la
tête de cette dernière sur le sein d'Albert; et comme la voix du moribond
était entièrement éteinte, il lui prononça ce peu de mots à l'oreille:
«Je suis heureux.»
Il tint pendant deux minutes la tête de sa bien-aimée contre sa poitrine et
sa bouche collée sur ses cheveux noirs. Puis il regarda sa tante, et, par
d'imperceptibles mouvements, il lui fit comprendre qu'il désirait qu'elle
et son père donnassent le même baiser à sa fiancée.
«Oh! de toute mon âme!» dit la chanoinesse en la pressant dans ses bras
avec effusion.
Puis elle la releva pour la conduire au comte Christian, que Consuelo
n'avait pas encore remarqué.
Assis dans un autre fauteuil vis-à-vis de son fils, à l'autre angle de la
cheminée, le vieux comte semblait presque aussi affaibli et aussi détruit.
Il se levait encore pourtant et faisait quelques pas dans le salon; mais il
fallait chaque soir le porter à son lit, qu'il avait fait dresser dans une
pièce voisine. Il tenait en cet instant la main de son frère dans une des
siennes, et celle du Porpora dans l'autre. Il les quitta pour embrasser
Consuelo avec ferveur à plusieurs reprises. L'aumônier du château vint à
son tour la saluer pour faire plaisir à Albert. C'était un spectre aussi,
malgré son embonpoint qui ne faisait qu'augmenter; mais sa pâleur était
livide. La mollesse d'une vie nonchalante l'avait trop énervé pour qu'il
pût supporter la douleur des autres. La chanoinesse conservait de l'énergie
pour tous. Sa figure était couperosée, ses yeux brillaient d'un éclat
fébrile; Albert seul paraissait calme. Il avait la sérénité d'une belle
mort sur le front, sa prostration physique n'avait rien qui ressemblât à
l'abrutissement des facultés morales. Il était grave et non accablé comme
son père et son oncle.
Au milieu de toutes ces organisations ravagées par la maladie ou la
douleur, le calme et la santé du médecin faisaient contraste. Supperville
était un Français autrefois attaché à Frédéric, lorsque celui-ci n'était
que prince royal. Pressentant un des premiers le caractère despotique et
ombrageux qu'il voyait couver dans le prince, il était venu se fixer à
Bareith et s'y vouer au service de la margrave Sophie Wilhelmine de Prusse,
soeur de Frédéric. Ambitieux et jaloux, Supperville avait toutes les
qualités du courtisan; médecin assez-médiocre, malgré la réputation qu'il
avait acquise dans cette petite cour, il était homme du monde, observateur
pénétrant et juge assez intelligent des causes morales de la maladie.
Il avait beaucoup exhorté la chanoinesse à satisfaire tous les désirs de
son neveu, et il avait espéré quelque chose du retour de celle pour qui
Albert mourait. Mais il avait beau interroger son pouls et sa physionomie,
depuis que Consuelo était arrivée, il se répétait qu'il n'était plus temps,
et il songeait à s'en aller pour n'être pas témoin des scènes de désespoir
qu'il n'était plus en son pouvoir de conjurer.
Il résolut pourtant de se mêler aux affaires positives de la famille, pour
satisfaire, soit quelque prévision intéressée, soit son goût naturel pour
l'intrigue; et, voyant que, dans cette famille consternée, personne ne
songeait à mettre les moments à profit, il attira Consuelo dans l'embrasure
d'une fenêtre pour lui parler tout bas, en français, ainsi qu'il suit:
«Mademoiselle, un médecin est un confesseur. J'ai donc appris bien vite
ici le secret de la passion qui conduit ce jeune homme au tombeau. Comme
médecin, habitué à approfondir les choses et à ne pas croire facilement
aux perturbations des lois du monde physique, je vous déclare que je ne
puis croire aux étranges visions et aux révélations extatiques du jeune
comte. En ce qui vous concerne, du moins, je trouve fort simple de les
attribuer à de secrètes communications qu'il a eues avec vous touchant
votre voyage à Prague et votre prochaine arrivée ici.»
Et comme Consuelo faisait un geste négatif, il poursuivit: «Je ne vous
interroge pas, Mademoiselle, et mes suppositions n'ont rien qui doive vous
offenser. Vous devez bien plutôt m'accorder votre confiance, et me regarder
comme entièrement dévoué à vos intérêts.
--Je ne vous comprends pas, Monsieur, répondit Consuelo avec une candeur
qui ne convainquit point le médecin de cour.
--Vous allez me comprendre, Mademoiselle, reprit-il avec sang-froid. Les
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Consuelo»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Consuelo» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Consuelo» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.