Жорж Санд - Consuelo

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physique. Les scènes de deuil et de terreur exaltaient son imagination

impressionnable, et il courut longtemps au clair de la lune, poursuivi

par des voix sinistres qui lui chantaient aux oreilles un _Dies irae_

effrayant.

Consuelo resta donc seule auprès d'Albert; car à peine le chapelain eut-il

commencé à réciter les prières de l'office des morts, qu'il tomba en

défaillance, et il fallut l'emporter à son tour. Le pauvre homme s'était

obstiné à veiller Albert avec la chanoinesse durant toute sa maladie, et

il était au bout de ses forces. La comtesse de Rudolstadt, agenouillée près

du corps de son époux, tenant ses mains glacées dans les siennes, et la

tête appuyée contre ce coeur qui ne battait plus, tomba dans un profond

recueillement. Ce que Consuelo éprouva en cet instant suprême ne fut point

précisément de la douleur. Du moins ce ne fut pas cette douleur de regret

et de déchirement qui accompagne la perte des êtres nécessaires à notre

bonheur de tous les instants. Son affection pour Albert n'avait pas eu ce

caractère d'intimité, et sa mort ne creusait pas un vide apparent dans son

existence. Le désespoir de perdre ce qu'on aime tient souvent à des causes

secrètes d'amour de soi-même et de lâcheté en face des nouveaux devoirs que

leur absence nous crée. Une partie de cette douleur est légitime, l'autre

ne l'est pas et doit être combattue, quoiqu'elle soit aussi naturelle. Rien

de tout cela ne pouvait se mêler à la tristesse solennelle de Consuelo.

L'existence d'Albert était étrangère à la sienne en tous points, hormis

un seul, le besoin d'admiration, de respect et de sympathie qu'il avait

satisfait en elle. Elle avait accepté la vie sans lui, elle avait même

renoncé à tout témoignage d'une affection que deux jours auparavant elle

croyait encore avoir perdue. Il ne lui était resté que le besoin et le

désir de rester fidèle à un souvenir sacré. Albert avait été déjà mort pour

elle; il ne l'était guère plus maintenant, et peut-être l'était-il moins à

certains égards; car enfin Consuelo, longtemps exaltée par le commerce de

cette âme supérieure, en était venue depuis, dans ses méditations rêveuses,

à adopter la croyance poétique d'Albert sur la transmission des âmes. Cette

croyance avait trouvé une forte base dans sa haine instinctive pour l'idée

des vengeances infernales de Dieu envers l'homme après la mort, et dans sa

foi chrétienne à l'éternité de la vie de l'âme. Albert vivant, mais prévenu

contre elle par les apparences, infidèle à l'amour ou rongé par le soupçon,

lui était apparu comme enveloppé d'un voile et transporté dans une nouvelle

existence, incomplète au prix de celle qu'il avait voulu consacrer à

l'amour sublime et à l'inébranlable confiance. Albert, ramené à cette foi,

à cet enthousiasme, et exhalant le dernier soupir sur son sein, était-il

donc anéanti pour elle? Ne vivait-il pas de toute la plénitude de la vie

en passant sous cet arc de triomphe d'une belle mort, qui conduit soit à

un mystérieux repos temporaire, soit à un réveil immédiat dans un milieu

plus pur et plus propice? Mourir en combattant sa propre faiblesse, et

renaître doué de la force; mourir en pardonnant aux méchants, et renaître

sous l'influence et l'égide des coeurs généreux; mourir déchiré de sincères

remords, et renaître absous et purifié avec les innéités de la vertu, ne

sont-ce point là d'assez divines récompenses? Consuelo, initiée par les

enseignements d'Albert à ces doctrines qui avaient leur source dans le

hussitisme de la vieille Bohême et dans les mystérieuses sectes des âges

antérieurs (lesquelles se rattachaient à de sérieuses interprétations

de la pensée même du Christ et à celle de ses devanciers); Consuelo,

doucement, sinon savamment convaincue que l'âme de son époux ne s'était pas

brusquement détachée de la sienne pour aller l'oublier dans les régions

inaccessibles d'un empyrée fantastique, mêlait à cette notion nouvelle

quelque chose des souvenirs superstitieux de son adolescence. Elle avait

cru aux revenants comme y croient les enfants du peuple; elle avait vu

plus d'une fois en rêve le spectre de sa mère s'approchant d'elle pour la

protéger et la préserver.

C'était une manière de croire déjà à l'éternel hyménée des âmes des morts

avec le monde des vivants; car cette superstition des peuples naïfs semble

être restée de tout temps comme une protestation contre le départ absolu

de l'essence humaine pour le ciel ou l'enfer des législateurs religieux.

Consuelo, attachée au sein de ce cadavre, ne s'imaginait donc pas qu'il

était mort, et ne comprenait rien à l'horreur de ce mot, de ce spectacle

et de cette idée. Il ne lui semblait pas que la vie intellectuelle pût

s'évanouir si vite, et que ce cerveau, ce coeur à jamais privé de la

puissance de se manifester, fût déjà éteint complètement.

«Non, pensait-elle, l'étincelle divine hésite peut-être encore à se perdre

dans le sein de Dieu, qui va la reprendre pour la renvoyer à la vie

universelle sous une nouvelle forme humaine. Il y a encore peut-être une

sorte de vie mystérieuse, inconnue, dans ce sein à peine refroidi; et

d'ailleurs, où que soit l'âme d'Albert, elle voit, elle comprend, elle sait

ce qui se passe ici autour de sa dépouille. Elle cherche peut-être dans

mon amour un aliment pour sa nouvelle activité, dans ma foi une force

d'impulsion pour aller chercher en Dieu l'élan de la résurrection.»

Et, pénétrée de ces vagues pensées, elle continuait à aimer Albert, à lui

ouvrir son âme, à lui donner son dévouement, à lui renouveler le serment

de fidélité qu'elle venait de lui faire au nom de Dieu et de sa famille;

enfin à le traiter dans ses idées et dans ses sentiments, non comme un mort

qu'on pleure parce qu'on va s'en détacher, mais comme un vivant dont on

respecte le repos en attendant qu'on lui sourie à son réveil.

Lorsque le Porpora retrouva sa raison, il se souvint avec effroi de la

situation où il avait laissé sa pupille, et se hâta de la rejoindre. Il fut

surpris de la trouver aussi calme que si elle eût veillé au chevet d'un

ami. Il voulut lui parler et l'exhorter à aller prendre du repos.

«Ne dites pas de paroles inutiles devant cet ange endormi, lui

répondit-elle. Allez vous reposer, mon bon maître; moi, je me repose ici.

--Tu veux donc te tuer? dit le Porpora avec une sorte de désespoir.

--Non, mon ami, je vivrai, répondit Consuelo; je remplirai tons mes devoirs

envers _lui_ et envers vous; mais je ne l'abandonnerai pas d'un instant

cette nuit.»

Comme rien ne se faisait dans la maison sans l'ordre de la chanoinesse

et qu'une frayeur superstitieuse régnait à propos d'Albert dans l'esprit

de tous les domestiques, personne n'osa, durant toute cette nuit, approcher

du salon où Consuelo resta seule avec Albert. Le Porpora et le médecin

allaient et venaient de la chambre du comte à celle de la chanoinesse

et à celle du chapelain. De temps en temps, ils revenaient informer

Consuelo de l'état de ces infortunés et s'assurer du sien propre. Ils ne

comprenaient rien à tant de courage.

Enfin aux approches du matin, tout fut tranquille. Un sommeil accablant

vainquit toutes les forces de la douleur. Le médecin, écrasé de fatigue,

alla se coucher; le Porpora s'assoupit sur une chaise, la tête appuyée

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