Henryk Sienkiewicz - Quo Vadis?

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Ce roman dépeint les persécutions que les chrétiens ont subies sous Néron au Ier siècle en racontant l'histoire de l'amour entre un patricien, Marcus Vinicius, et une jeune femme chrétienne, Lygie.
Le titre évoque la question qu'aurait posée Saint Pierre fuyant Rome et rencontrant Jésus-Christ portant sa croix: Quo vadis, Domine? (Où vas-tu, Seigneur?). Au travers de cette histoire attachante et romanesque, nous en apprenons beaucoup sur l'histoire et le quotidien des Romains de cette époque. Le lecteur pourra consulter avec profit le site – http://quovadis.oeuvre.free.fr/ – entièrement consacré à cette oeuvre.

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De temps à autre, il se penchait vers la litière découverte, pour contempler, à la clarté de la lune, ce cher visage comme assoupi, et il se disait:

«La voilà! Christ l’a sauvée!»

À présent il se rappelait que, dans le spoliaire où lui et Ursus avaient porté Lygie, ils avaient trouvé un médecin qui avait assuré qu’elle était vivante et qu’elle vivrait. À cette pensée, une joie si folle gonflait sa poitrine que, par instants, il défaillait, incapable de marcher et obligé de s’appuyer au bras d’Ursus. Quant à celui-ci, il regardait le ciel semé d’étoiles et priait.

Ils s’avançaient d’un pas rapide vers les maisons nouvellement édifiées, dont la blancheur resplendissait sous la clarté lunaire. La ville était déserte. Çà et là seulement des groupes de gens couronnés de lierre chantaient et dansaient devant les portiques, aux sons de la flûte, jouissant de la période fériée qui se prolongeait jusqu’à la fin des jeux, et de cette nuit magnifique. En approchant de la maison, Ursus cessa de prier et murmura à voix basse, comme s’il eût craint de réveiller Lygie:

– Seigneur, c’est le Sauveur qui l’a arrachée à la mort. Quand je l’ai aperçue sur les cornes de l’aurochs, une voix en moi s’est écriée: «Défends-la!» et c’était bien sûr la voix de l’Agneau. La prison avait rongé mes forces, mais Lui me les a rendues pour cet instant; c’est Lui aussi qui a inspiré à cette foule cruelle la pensée de prendre sa défense. Que Sa volonté soit faite!

Et Vinicius répondit:

– Que Son nom soit glorifié!…

Il ne put continuer: des sanglots violents gonflaient sa poitrine. Il fut pris d’un irrésistible désir de se prosterner sur le sol, de remercier le Sauveur pour le miracle que sa miséricorde avait accompli.

Cependant ils avaient atteint la maison; tous les serviteurs, avertis par un esclave, étaient sortis en foule à leur rencontre. Déjà à Antiar, Paul de Tarse avait converti la plupart d’entre eux. Ils savaient les tribulations de Vinicius, et leur joie fut immense à la vue des victimes arrachées à la cruauté de Néron. Elle s’accentua encore quand le médecin Théoclès déclara que Lygie n’avait aucune contusion grave; la fièvre des prisons l’avait débilitée; mais les forces lui reviendraient bien vite.

Dans la nuit même elle reprit connaissance. En s’éveillant dans un splendide cubicule, éclairé de lampes de Corinthe et embaumé de verveine, elle ne pouvait comprendre où elle se trouvait, ni ce qui lui était arrivé. Elle avait gardé le souvenir de l’instant où les bourreaux l’avaient liée aux cornes de la bête entravée. Apercevant, penché sur elle dans la douce lumière colorée, le visage de Vinicius, elle s’imagina qu’elle n’était plus dans le monde d’ici-bas. Le trouble dans ses idées lui faisait accepter comme une chose toute naturelle que l’on eût fait halte à mi-chemin du ciel, en raison de sa fatigue et de sa faiblesse. Ne ressentant aucune douleur, elle sourit à Vinicius et voulut savoir où ils étaient; mais ses lèvres ne purent émettre qu’un murmure presque inintelligible, où Vinicius n’entendit que son nom.

Il s’agenouilla près d’elle et, posant délicatement sa main sur ce front adoré:

– Christ t’a sauvée et t’a rendue à moi!

Les lèvres de Lygie s’agitèrent de nouveau dans un murmure indistinct; ses paupières se refermèrent et elle tomba dans un profond sommeil, auquel s’attendait Théoclès et qu’il considérait comme un heureux symptôme.

Vinicius demeura près du lit, agenouillé et priant. Son âme se fondait dans un amour sans bornes. Il perdit conscience. Théoclès entra plusieurs fois dans le cubicule. À plusieurs reprises Eunice souleva la portière et montra sa tête dorée. Enfin les grues que l’on élevait dans les jardins se mirent à crier, annonçant le lever du jour.

Lui restait toujours prosterné aux pieds du Christ, sans rien voir, sans rien entendre, le cœur réduit en une seule flamme d’holocauste; et, plongé dans l’extase, il se sentait, sur terre encore, à demi transporté vers le ciel.

Chapitre LXVIII.

Après la libération de Lygie, Pétrone, ne voulant point irriter César, le suivit au Palatin en compagnie des autres augustans. Il désirait entendre ce qui s’y disait et, avant tout, s’assurer que Tigellin ne découvrirait pas quelque nouveau moyen de perdre la jeune fille. Il est vrai qu’elle et Ursus étaient passés, pour ainsi dire, sous la protection du peuple et que personne n’eût pu lever la main sur eux sans provoquer une révolte. Mais Pétrone, connaissant la haine que lui avait vouée le tout-puissant préfet des prétoriens, pouvait craindre que, ne pouvant l’atteindre directement, celui-ci tentât de tirer vengeance de Vinicius.

Néron était fort en colère. Le spectacle s’était terminé d’une façon absolument contraire à ses désirs. D’abord, il ne daigna pas gratifier Pétrone d’un regard; mais celui-ci, sans se démonter aucunement, s’approcha avec toute sa désinvolture d’arbitre des élégances et lui dit:

– Il m’est venu une idée, divin. Compose un poème sur la vierge que la volonté du Maître de la terre délivre des cornes d’un aurochs sauvage pour la rendre à l’amant. Les Grecs ont le cœur sensible, et je suis convaincu qu’un tel poème les charmera. Si irrité que fût César, l’idée lui plut, et même doublement: d’abord pour le thème, ensuite comme une occasion nouvelle de glorifier sa magnanimité. Il considéra un instant Pétrone et répondit:

– En effet, tu as peut-être raison. Mais convient-il que je chante ma propre bonté!

– Inutile de donner les noms. Toute la Ville sait de qui il s’agit, et d’ici les nouvelles se répandent dans le monde entier.

– Et tu es persuadé que cela plaira en Achaïe?

– Par Pollux! – s’écria Pétrone.

Et il s’en alla satisfait: il était maintenant certain que Néron, dont la vie entière consistait à enclore la réalité dans le cadre de ses conceptions littéraires, se ferait scrupule de gâter ce joli motif et, pour cela même, lierait les mains à Tigellin.

Toutefois, son intention ne varia point d’éloigner Vinicius, dès que la santé de Lygie le permettrait. Et quand, le lendemain, il le vit, il lui dit:

– Amène-la en Sicile. Grâce à certain incident favorable, aucun danger ne vous menace de la part de Néron; mais Tigellin est capable d’avoir recours même au poison, par haine de moi, sinon de vous.

Vinicius sourit et répliqua:

– Elle était sur les cornes de l’aurochs, et pourtant Christ l’a sauvée.

– Offre-lui, si tu veux, une hécatombe, – répliqua Pétrone avec quelque impatience, – mais ne lui demande pas de la sauver une seconde fois… Te souviens-tu de quelle façon Éole reçut Odysseus, quand celui-ci vint lui demander une nouvelle cargaison de vents favorables? Les dieux n’aiment pas à se répéter.

– Quand elle aura recouvré la santé, – répondit Vinicius, – je la conduirai auprès de Pomponia Græcina.

– Ce sera d’autant plus sage que Pomponia est malade. Je le tiens d’Antistius, un parent des Aulus. Pendant votre absence, il se passera probablement ici des choses qui vous feront oublier. Par les temps qui courent, heureux sont ceux que l’on néglige. Que la Fortune vous tienne lieu de soleil en hiver, et d’ombre en été!

Et, laissant Vinicius à son bonheur, il alla s’informer auprès de Théoclès de la santé de Lygie.

Tout danger était définitivement écarté. Dans le souterrain, en raison de la faiblesse causée par la fièvre des prisons, l’air empuanti et le manque de soins eussent pu la tuer. Mais elle était à présent environnée de tant de tendresse, d’abondance, et même de luxe, qu’il était sûr qu’elle s’en tirerait. Deux jours après, par ordre de Théoclès, on la transporta dans les jardins qui entouraient la villa. Elle y restait de longues heures. Vinicius ornait sa litière d’anémones, et surtout d’iris, afin de lui rappeler l’atrium des Aulus. Souvent, à l’ombre des rameaux, ils s’entretenaient, la main dans la main, de leurs douleurs et de leur épouvante de naguère. Lygie l’assurait que le Christ lui avait à dessein infligé toutes ces épreuves afin de transformer son âme et de l’élever jusqu’à lui. Vinicius sentait qu’elle disait vrai et que rien ne subsistait en lui du patricien d’autrefois, ne reconnaissant d’autre loi que son propre désir. Mais à ces souvenirs ne se mêlait aucune amertume. Il leur semblait à tous deux que de longues années avaient coulé sur leurs têtes et que cet horrible passé était déjà très loin. Ils éprouvaient une émotion de quiétude encore inconnue d’eux; une existence nouvelle, une félicité sans bornes venaient au-devant d’eux et les enveloppaient.

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