Michel Zévaco - Don Juan

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Après la signature du traité de paix entre François 1er et Charles Quint, en 1538, la ville de Gand s'est rebellée. Afin de briser cette révolte, Charles Quint est obligé de passer avec ses troupes à travers la France. C'est pourquoi il envoie à la cour de François 1er, son ambassadeur secret, don Sanche d'Ulloa. Ce dernier réussit sa mission, mais pendant son absence, un affreux malheur s'est abattu sur sa famille. Sa fille, Reyna-Christa, n'a pu résister à don Juan Tenorio, gentilhomme qui, bien que marié à dona Silvia, l'a séduite. Pour éviter le déshonneur et la honte, elle s'est laissée mourir. Léonor, sa soeur, part alors à la recherche de son père, poursuivie à son tour par Don Juan, ébloui par sa beauté…

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– Ce que j’en dis? Eh! Que pourrais-je bien en dire? Ma foi, je n’en sais rien. Adieu, ma bonne dame Samedi, je vais dormir…

– Samedi? s’écria la veuve. Je ne me nomme point samedi, mais Dimanche, par la merci-Dieu!

– Bon. Je le veux bien, moi. Mais qui êtes-vous, je vous prie?

– Qui je suis? fit la veuve abasourdie. Ne le savez-vous pas?

– Comment le saurais-je? Je vous vois pour la première fois de ma vie. À peine si je sais que vous vous appelez dame Mercredi, parce que vous venez de me le dire…

– Dimanche! glapit la bonne dame, Dimanche! Qui vous parle de mercredi?

– Vous voyez bien!…

– Quoi? Quoi? Qu’est-ce que je vois?

– Vous voyez bien que j’ignore qui vous êtes, et la preuve…

– Vous ignorez qui je suis! Vous n’êtes pas venu chez moi? Vous ne m’avez pas dit vous appeler le sire de Corentin? Vous ne m’avez pas demandé ma fille en mariage?

– Moi? Comment l’aurais-je fait, de par tous les diables, puisque je ne vous connais pas… et la preuve…

– Quoi, la preuve? Quelle preuve?

– Eh! la preuve, par le Dieu vivant, la preuve…

– Vous n’avez pas conduit ma pauvre Denise à l’autel? Dites! Et il n’est pas vrai qu’elle est au lit, malade, avec une bonne mauvaise fièvre, si bien qu’elle va en mourir à ce que dit la tripière qui s’y connaît?…

– Eh! qu’elle meure ou qu’elle vive! Par les saints anges, qu’y puis-je faire? Ah! je comprends. Vous croyez que je suis médecin? Erreur, ma bonne dame, erreur: je suis Juan Tenorio, l’un des Vingt-quatre de Séville, et je vous trouve bien insolente de me confondre avec un faquin de médecin… Allez, allez, ou je porterai plainte, et vous ferai mettre en prison.

Dame Jérôme Dimanche pâlit, puis devint cramoisie. Don Juan doucement la poussait vers la porte.

– Eh quoi! rugit-elle, furieuse, qui vous parle de vingt-quatre? Qu’est-ce que vingt-quatre?

– N’insultez pas les Vingt-quatre, dame Samedi, ne les insultez pas, ou il pourra vous en cuire!

– Fussent-ils mille, je soutiens…

– Je soutiens que vous êtes folle et que je ne vous ai jamais vue. Il y en a une preuve, mort du diable! Une preuve à laquelle vous ne pouvez rien! Dites! Répondez! Pouvez-vous rétorquer la preuve?

– Quelle preuve? bégaya la veuve.

– La preuve que je ne vous connais pas! La preuve c’est que je croyais que vous vous nommiez Vendredi, alors que vous-même jurez que Lundi est votre vrai nom…

– Dimanche, vous dis-je! Dimanche!

– Quoi? Que se passera-t-il dimanche?

– Le sais-je, moi? sanglota la pauvre femme. Ma fille sera peut-être morte dimanche. Et vous en serez la cause. Ma pauvre Denise! Ma chère enfant! Mourir à la fleur de son âge…

– Pauvre fille! fit don Juan. Quel âge a-t-elle donc? Si c’est celle que je vois passer dans la rue, elle est jeune encore, elle n’a guère que trente-cinq à quarante ans…

– Dix-sept ans! vociféra dame Jérôme Dimanche.

– Vous êtes sûre? Alors, ce n’est pas la même. Allons, adieu. Je vous pardonne, car je vois que la douleur vous rend aveugle. Mais ne recommencez pas, je porterais plainte…

– Vous me pardonnez? soupira la veuve suffoquée.

– Oui. Je ne suis pas méchant. Allez, allez, ma bonne dame Mardi…

– Dimanche! hurla la veuve, tandis que don Juan ouvrait la porte de l’auberge.

Tout doucement il la poussa dehors, et elle répéta avec toute la force que donne la certitude de la vérité:

– Je vous dis que je m’appelle Dimanche!

Des gens s’attroupaient, un groupe d’artisans goguenards, amusés, et qui ricanaient:

– Dimanche? Quoi? Dimanche?…

– Adieu, dame Jeudi, fit don Juan. Comment pourrais-je savoir qui vous êtes, puisque vous-même ne le savez pas! Au fait, est-ce bien Lundi que vous avez dit?

Il ferma la porte. Dans la rue, parmi les rires, on entendit les vociférations de la veuve qui, dévoyée par la manœuvre de don Juan, finissait par oublier pourquoi elle était venue le trouver et ne songeait plus qu’à établir son droit formel au nom qu’en toute et légitime propriété lui avait laissé le drapier Jérôme Dimanche.

C’est une manœuvre qui réussit souvent.

Don Juan s’essuya le front et se tourna vers M meGrégoire ébahie:

– Je vois ce que c’est, dit-il, je ne ferai pas jeter cette infortunée en prison parce qu’il y a du vrai, sans doute, dans cette folle histoire qu’elle raconte.

Javotte écoutait de toutes ses oreilles…

– Du vrai? Vous croyez? fit M meGrégoire ébranlée.

– Je suis sûr qu’il y a du Jacquemin Corentin là dedans…

– Votre valet?

– Oui, Ce drôle n’en fait pas d’autres. Il m’a déjà causé bien des tourments. Mais je le garde parce que mon vénéré père me le recommanda à son lit de mort. Ah! l’impudent faquin! Il ne peut voir un jupon sans courir sus…

– Voilà donc la vérité! s’écria M meGrégoire. Je me disais bien aussi…

– Où est-il, ce drôle? Où est-il, que je lui coupe une bonne fois le nez?…

– Monseigneur, votre valet est en prison!

– Jacquemin? Arrêté? tressaillit don Juan. Eh! Qu’a-t-il pu faire? De quoi l’accuse-t-on?

M meGrégoire rougit, baissa les yeux, et répondit:

Il est accusé de polygamie…

Don Juan, une longue minute, demeura immobile, pétrifié… puis M meGrégoire le vit qui levait les yeux au ciel, elle vit son visage se contracter comme lorsqu’on retient à grand’peine une crise de larmes, puis brusquement elle le vit se détourner, comme n’en pouvant plus, et tandis qu’il montait l’escalier, elle vit ses épaules toutes secouées…

– Pauvre jeune seigneur! murmura-t-elle. Comme cette nouvelle lui fait mal! Il sanglote, par ma foi, il sanglote au point qu’on pourrait le croire pris de fou rire…

Secoué par cette crise de sanglots qui, d’après la bonne M meGrégoire, ressemblait si fort à un fou rire, don Juan se disait:

– Jacquemin polygame!… Cela devait être!… C’était marqué au livre du Destin!… Il fallait que cela fût!…

Quand il fut calmé, don Juan se coucha, et ne tarda pas à s’endormir. Il s’éveilla un peu après midi, s’habilla avec le soin méticuleux qu’il mettait toujours à cette importante opération, dîna de fort bon appétit, et sortit de l’auberge en assurant M. et M meGrégoire qu’il se rendait au Louvre pour demander au roi la grâce de Jacquemin Corentin, grâce qu’il était sûr d’obtenir, car le roi François le tenait en haute estime et n’avait rien à lui refuser.

– C’est un bien grand seigneur, dit M meGrégoire lorsque don Juan fut sorti.

– Oui, fit M. Grégoire, et il est l’ami intime de Sa Majesté le roi…

– Et il est riche à ne savoir que faire de son or.

– Oui, Et c’est pourquoi, madame Grégoire, il faut faire crédit à ce gentilhomme, et ne jamais lui présenter la note de ses dépenses.

Don Juan donna quelques minutes de regret sincère à Jacquemin Corentin.

– Il sera pendu, se disait-il. Pauvre diable! C’est fort ennuyeux pour moi, car où vais-je maintenant trouver un valet qui comme lui me soit dévoué corps et âme? Allons, n’y pensons plus, ce serait du temps perdu. Puis-je, en ce moment, entreprendre quoi que ce soit pour éviter la mort à cet animal? Non. Mes regrets ne lui apporteront donc nul soulagement. Donc, il est inutile que je me donne de vaines émotions à penser à ce bon Jacquemin. C’est un aveuglant syllogisme, comme eût dit Fra Domenico qui m’enseigna la logique…

Tout en ratiocinant, tout en cheminant, alerte, gracieux, vraiment joli à voir, tout en se livrant à une attentive et sérieuse étude des silhouettes féminines rencontrées, cherchant avidement l’émotion de la beauté entrevue, don Juan avait atteint la rue du Temple. Ce fut en cette rue, dans le renfoncement de la porte de l’hôtel de Runes, qu’il vit la ribaude.

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