Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Veux-tu que j’envoie un message à Catulus et aux autres ? demandai-je.

— Pour leur dire quoi ? Que César est décidé à épargner Rabirius, à la condition que je les trahisse derrière leur dos et que j’étudie sa proposition ?

Il marchait devant. Son irritation lui donnait des forces, et j’avais peine à ne pas me laisser distancer.

— J’ai remarqué, continua-t-il, que tu ne notais pas ce qu’il disait.

— Cela ne m’a pas paru opportun.

— Tu dois toujours prendre des notes. Dorénavant, tout doit être consigné par écrit.

— Oui, sénateur.

— Nous pénétrons dans des eaux dangereuses, Tiron. Le moindre récif, le moindre courant doit être porté sur la carte.

— Oui, sénateur.

— Tu as gardé la conversation en mémoire ?

— Je crois, répondis-je. La majeure partie.

— Bien. Écris tout cela dès que nous serons rentrés. Je veux en avoir une trace. Mais ne parle de cette affaire à personne — et surtout pas devant Postumia.

— Tu crois qu’elle viendra quand même dîner ? questionnai-je, surpris.

— Oh oui, elle viendra, ne serait-ce que pour faire son rapport à son amant. Cette femme n’a pas de pudeur. Pauvre Servius. Il est tellement fier d’elle.

Dès que nous fûmes rentrés, Cicéron monta se changer pendant que je me retirais dans ma petite chambre pour écrire tout ce dont je pouvais me souvenir. J’ai encore ce rouleau avec moi pour rédiger ces mémoires : Cicéron l’a conservé parmi ses archives secrètes. L’âge a décoloré le parchemin et l’a rendu friable, comme moi. Comme moi aussi, il est encore compréhensible, tout juste, et quand je l’approche de mes yeux, j’entends encore la voix rauque de César résonner dans mon oreille : « Tu pourras toujours compter sur ma protection … »

Il me fallut plus d’une heure pour retranscrire le tout. Les invités de Cicéron avaient eu le temps d’arriver et de commencer à dîner. Lorsque j’eus terminé, je me couchai sur mon lit étroit et repensai à tout ce dont j’avais été témoin. J’admets sans peine que j’étais inquiet, car la Nature ne m’a pas doté du sang-froid nécessaire à la gestion des affaires publiques. J’aurais été heureux de rester dans le domaine familial, et mon rêve a toujours été d’avoir une petite ferme à moi, où je pourrais me retirer pour écrire. J’avais un peu d’argent de côté et l’espoir secret que Cicéron m’affranchirait lorsqu’il aurait obtenu le consulat. Mais les mois avaient passé et il n’en avait pas fait mention. À plus de quarante ans, je commençais à craindre de mourir esclave. La dernière nuit de l’année est souvent propice à la mélancolie. Janus regarde à la fois devant et derrière, et il arrive que les deux perspectives soient aussi peu attirantes l’une que l’autre. Mais ce soir-là, je me sentais particulièrement enclin à m’apitoyer sur mon sort.

Quoi qu’il en soit, je restai à l’écart jusque tard dans la soirée. Lorsque j’estimai que le dîner devait toucher à sa fin, je me rendis dans la salle à manger et me plantai près de la porte, à un endroit où Cicéron pouvait me voir. La pièce était petite, mais plaisante, nouvellement décorée de fresques conçues pour donner aux convives l’illusion qu’ils se trouvaient dans le jardin de Cicéron à Tusculum. Ils étaient neuf autour de la table, trois par lit — le nombre parfait. Postumia était venue, exactement comme Cicéron l’avait prévu. Elle portait une robe décolletée et paraissait sereine, comme si la gêne de l’après-midi n’avait jamais existé. Son mari, Servius, reposait à côté d’elle ; c’était l’un des plus vieux amis de Cicéron et le juriste le plus éminent de Rome, ce qui n’était pas un mince exploit dans cette cité remplie d’hommes de loi. Mais s’immerger dans le droit, c’est un peu comme s’immerger dans un bain glacé — un peu, c’est revigorant, trop, c’est usant — et Servius avait, au fil des années, fini par devenir pusillanime et ratatiné alors que Postumia demeurait très belle. Cependant, il avait ses partisans au sénat et conservait — comme elle — une solide ambition. Il projetait de se présenter au consulat l’été suivant, et Cicéron avait promis de le soutenir.

Le seul ami que Cicéron avait depuis plus longtemps que Servius était Atticus. Celui-ci était allongé près de sa sœur, Pomponia, qui était mariée — pour leur malheur — au frère cadet de Cicéron, Quintus. Pauvre Quintus : pour échapper à ses railleries de mégère, il semblait s’être réfugié dans le vin. Le dernier invité était le jeune Marcus Caelius Rufus, ancien élève de Cicéron, qui semblait un puits de plaisanteries et d’anecdotes. Quant à Cicéron, couché entre Terentia et sa Tullia chérie, il riait aux commérages de Rufus et affichait une telle image de nonchalance qu’il eût été impossible de se douter qu’il avait le moindre souci au monde. Tout homme politique qui réussit doit pouvoir garder plusieurs choses à l’esprit en même temps et passer de l’une à l’autre en fonction des besoins, faute de quoi la vie serait insupportable. Au bout d’un moment, il regarda dans ma direction et me fit un signe de tête.

— Mes amis, lança-t-il, assez fort pour couper court au bavardage général, il se fait tard et Tiron vient me rappeler que j’ai un discours à prononcer demain matin. Je me dis parfois que ce devrait être lui le consul et moi le secrétaire.

Il y eut un éclat de rire général et je sentis les visages se tourner vers moi.

— Mesdames, poursuivit-il, si vous voulez bien m’excuser, je voudrais entraîner ces messieurs dans mon bureau quelques instants. J’ai besoin de conseils.

Il se tamponna les commissures des lèvres avec sa serviette avant de la jeter sur la table, puis il se leva et tendit la main à Terentia. Elle la prit avec un sourire qui parut d’autant plus éclatant qu’il était rare. On aurait dit une plante d’hiver noueuse qui vient soudain de donner une fleur. La réussite de Cicéron était le soleil qui l’avait réchauffée — à tel point qu’elle avait même mis de côté sa parcimonie coutumière pour s’habiller comme il sied à la femme d’un consul, futur gouverneur de Macédoine. Elle portait une toute nouvelle robe brodée de perles et brillait de bijoux achetés pour l’occasion : sur sa gorge étroite et sa maigre poitrine, à ses poignets et sur ses doigts, et même mêlés à ses courtes boucles brunes.

Les invités quittèrent la salle à manger, les femmes se dirigeant vers le tablinum , les hommes vers le bureau. Cicéron me demanda de fermer la porte.

— Qu’y a-t-il, frère ? s’enquit Quintus, qui n’avait pas lâché son verre de vin. On dirait que tu viens de manger une huître avariée.

— Je déteste gâcher une soirée agréable, avoua Cicéron, mais il y a un problème.

La mine sombre, il montra l’assignation délivrée contre Rabirius puis raconta la visite de la délégation du sénat l’après-midi même et celle qu’il avait rendue ensuite à César.

— Tiron, lis-nous ce qu’a dit ce gredin, ordonna-t-il.

Je m’exécutai, et lorsque j’arrivai à la dernière partie — l’offre de protection qu’avait faite César —, tous quatre échangèrent des regards.

— En fait, tu en auras peut-être besoin, commenta Atticus. Parce que si tu tournes le dos à Catulus et ses amis, après les promesses que tu leur as faites avant les élections, ils ne te le pardonneront jamais.

— D’un autre côté, si je tiens ma promesse envers eux et que je m’oppose à cette assignation des tribuns, César déclarera Rabirius coupable et je serai contraint de le défendre au Champ de Mars.

— Et cela, tu ne peux tout simplement pas te le permettre, intervint Quintus. Il a raison. La défaite est annoncée. Quoi qu’il puisse en coûter, laisse Hortensius se charger de sa défense.

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