Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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Il leva les yeux, visiblement stupéfait.

— Saturninus ? Ce nom sort tout droit des livres d’histoire ! Il doit y avoir… quoi ? Quarante ans qu’il a été tué.

— Trente-six, corrigea Catulus.

— Et Catulus est bien placé pour le savoir, intervint Isauricus, parce qu’il y était. Comme moi, d’ailleurs.

— Saturninus ! grommela Catulus avec fureur. Une belle fripouille ! Ce n’était pas un crime de le tuer — c’était une mission de salut public.

Il regardait au loin, comme s’il étudiait une grande fresque historique sur le mur d’un temple : L’Assassinat de Saturninus au sénat.

— Je le vois aussi clairement que je te vois, Cicéron. Un agitateur de la pire espèce, ce tribun. Il a assassiné notre candidat au consulat et le sénat en a fait un ennemi public. Après ça, même la plèbe l’a abandonné. Mais avant qu’on puisse lui mettre la main dessus, sa bande de vauriens et lui se sont retranchés sur le Capitole. Alors nous avons coupé l’alimentation en eau ! C’est toi qui en as eu l’idée, Vatia.

— Effectivement, convint le vieux général, les yeux brillant à ce souvenir. Je savais mener un siège, à l’époque.

— Évidemment, ils se sont rendus au bout de deux jours et ont été enfermés au sénat jusqu’à leur procès. On se doutait bien qu’ils tenteraient à nouveau de s’échapper, alors nous sommes montés sur le toit, nous avons arraché les tuiles et nous les avons bombardés avec. Il n’y avait nulle part où se cacher. Ils couraient dans tous les sens en criant, comme des rats dans un fossé. Quand Saturninus a arrêté de se tortiller, on aurait difficilement pu le reconnaître.

— Et Rabirius se trouvait avec vous deux sur le toit ? s’étonna Cicéron.

Je levai les yeux de mes notes pour regarder le vieillard : son expression absente, sa tête qui tremblait légèrement — il était impossible de l’imaginer participant à une telle action.

— Oh oui, il y était ! confirma Isauricus. On devait bien être une trentaine. C’est qu’on avait encore de la poigne à cette époque ! ajouta-t-il en crispant les doigts en un poing noueux.

— Le problème, intervint Hortensius, qui était plus jeune que ses compagnons et en avait visiblement assez d’entendre toujours la même histoire, n’est pas de savoir si Rabirius était ou non là-bas. C’est le crime dont on l’accuse.

— Qui est ?

— Il est accusé de perduellio .

Je dois avouer que je n’en avais jamais entendu parler, et que Cicéron dut me l’épeler.

— L’accusation de perduellio , expliqua-t-il, correspondait autrefois à une accusation de haute trahison. Pourquoi, demanda-t-il en se tournant vers Hortensius, invoquent-ils une loi si désuète ? Pourquoi ne pas juste le poursuivre pour haute trahison et en avoir terminé avec ça ?

— Parce que la sentence pour haute trahison est l’exil, alors que pour perduellio , c’est la mort — et même pas par pendaison, précisa Hortensius en se penchant en avant pour souligner ses paroles. S’il est jugé coupable, Rabirius sera crucifié.

— Qu’est-ce que c’est que cet endroit ? demanda soudain Rabirius. Où suis-je ?

Catulus le fit rasseoir avec douceur.

— Calme-toi, Gaius. Nous sommes tes amis.

Il y eut un silence.

— Mais aucun jury ne le reconnaîtra coupable, objecta tranquillement Cicéron. Le malheureux n’a visiblement plus toute sa tête.

— Le crime de perduellio n’est pas jugé devant un jury. C’est ça qui est si rusé. On le plaide devant deux juges spécialement nommés pour l’occasion.

— Nommés par qui ?

— Notre nouveau préteur urbain, Lentulus Sura.

Le visage de Cicéron se tordit en entendant ce nom. Sura était un ancien consul, un homme d’une grande ambition et d’une stupidité sans nom, deux qualités qui, en politique, font trop souvent la paire. On le surnommait « le vieux fainéant ».

— Et qui a-t-il choisi ? Le savons-nous ?

— César pour l’un. Et César pour l’autre.

Quoi ?

— Caius Julius Caesar et son cousin Lucius ont été choisis pour juger l’affaire.

César est donc derrière tout ça ?

— Naturellement, le verdict est joué d’avance.

— Mais il doit y avoir une possibilité de faire appel, insista Cicéron, maintenant vraiment inquiet. On ne peut pas exécuter un citoyen romain sans un procès en bonne et due forme.

— Oh, que si ! fit Hortensius avec amertume. Si Rabirius est déclaré coupable, il aura bien entendu le droit de faire appel. Il y a pourtant un problème. Il ne pourra pas le faire devant une cour — seulement devant le peuple assemblé en comices tributes, sur le Champ de Mars.

— Vous imaginez le spectacle ! intervint Catulus. Un sénateur romain qui risque la peine de mort jugé devant la plèbe. Ils ne voteront jamais l’acquittement — cela les priverait d’une trop belle distraction.

— Ce sera le début d’une guerre civile, assura Isauricus, parce que nous ne le tolérerons pas, Cicéron. Tu entends ?

— J’entends bien, répondit Cicéron en parcourant rapidement l’assignation des yeux. Quel est le tribun qui porte l’accusation ? (Il trouva le nom au bas du document.) Labienus ? C’est un des hommes de Pompée. Il n’est généralement pas du genre à créer des problèmes. À quoi joue-t-il ?

— Apparemment, son oncle aurait été tué avec Saturninus, dit Hortensius avec le plus grand mépris, et l’honneur de sa famille réclamerait vengeance. Tout cela n’est qu’un prétexte pour que César et sa clique s’en prennent au sénat.

— Alors, que proposes-tu, Cicéron ? demanda Catulus. Nous avons voté pour toi, tu te rappelles ? Contre l’avis de certains d’entre nous.

— Que voulez-vous que je fasse ?

— D’après toi ? Sauver la vie de Rabirius ! Dénoncer ce scandale en public et puis te joindre à Hortensius pour assurer sa défense quand l’affaire sera portée devant le peuple.

— Eh bien, ce serait une grande première, commenta Cicéron en observant son grand rival, de nous voir apparaître du même côté.

— Cette perspective ne me plaît pas davantage qu’à toi, rétorqua froidement Hortensius.

— Allons, Hortensius, ne le prends pas mal. Je serais honoré de plaider un jour avec toi. Mais inutile de tomber dans leur piège. Voyons d’abord si nous ne pouvons pas régler cette question sans procès.

— Comment pourrait-on l’éviter ?

— Je vais parler à César. Découvrir ce qu’il cherche. Voir si nous pouvons arriver à un compromis.

À la simple mention du terme compromis, les trois anciens consuls se mirent tous à protester. Cicéron leva les mains.

— Il doit vouloir quelque chose. Il ne nous coûtera rien d’entendre ses conditions. Nous le devons à la république. Nous le devons à Rabirius.

— Je veux rentrer chez moi, fit la voix plaintive de Rabirius. S’il vous plaît, est-ce que je peux rentrer maintenant ?

Cicéron et moi quittâmes la maison moins d’une heure plus tard, la neige inhabituelle craquant et crissant sous nos pas tandis que nous descendions la rue déserte en direction de la ville. Cette fois encore, nous étions seuls, et cela me paraît, avec le recul, incroyable — en fait ce devait être la dernière fois que Cicéron put s’aventurer dans Rome sans un garde du corps. Il remonta cependant la capuche de son manteau afin d’éviter d’être reconnu : cet hiver-là, les rues les plus animées n’étaient plus sûres, même de jour.

— Il faudra qu’ils acceptent un compromis, dit-il. Cela ne leur plaira pas, mais ils n’auront pas le choix.

Il poussa alors un juron et donna un coup de pied dans la neige avec emportement.

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