Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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Le discours était efficace et Sylla fut dûment acquitté. Néanmoins, Cicéron aurait mieux fait de prêter attention à ces signes avant-coureurs d’orage. Au lieu de cela, il était si heureux à l’idée de rassembler une bonne partie de l’argent dont il avait besoin pour acheter sa nouvelle maison qu’il en oublia bien vite l’incident. Il ne lui manquait plus à présent qu’un million et demi de sesterces pour obtenir la somme demandée, et il décida de s’adresser aux prêteurs sur gages. Ils exigeaient des garanties, et il confia à au moins deux d’entre eux, sous le sceau du secret, son accord avec Hybrida et la part qu’il comptait toucher des revenus de Macédoine. Cela suffit à emporter l’affaire, et nous emménageâmes dans Clivus Victoriae avant la fin de l’année.

La maison était aussi imposante dedans que dehors. Le plafond de la salle à manger était en bois orné de chevrons dorés. Il y avait dans l’entrée des statues dorées de jeunes gens aux mains tendues, conçues pour faire office de torchères. Cicéron troqua son bureau exigu, où il avait passé tant d’heures mémorables, contre une bibliothèque spacieuse. Moi-même, j’héritai d’une plus grande chambre qui, quoique en sous-sol, n’était pas humide du tout et était dotée d’un soupirail qui me permettait de respirer les fleurs du jardin et d’entendre le chant des oiseaux tôt le matin. J’aurais préféré être affranchi, bien entendu, et avoir un endroit à moi, mais Cicéron n’en parlait jamais et j’étais trop timide — et, curieusement, trop fier — pour réclamer.

Lorsque j’eus rangé mes quelques affaires et trouvé une cachette pour les économies de toute ma vie, je rejoignis Cicéron qui faisait le tour du propriétaire. Les colonnades nous menèrent à une fontaine et à une maison d’été, sous une pergola puis dans une roseraie. Les quelques fleurs qui subsistaient étaient charnues et délavées ; à peine Cicéron en effleura-t-il une que les pétales tombèrent. J’avais le sentiment d’être observé par toute la ville et cela me mit mal à l’aise, mais c’était le prix à payer pour avoir une belle vue, et celle-ci était prodigieuse. Au-delà du temple de Castor, on distinguait très nettement les rostres, et la curie encore au-delà. Et si l’on regardait de l’autre côté, on parvenait tout juste à distinguer l’arrière de la résidence officielle de César.

— J’y suis enfin arrivé, dit Cicéron en la regardant avec un petit sourire. J’ai une plus belle maison que lui.

Les mystères de la Bonne Déesse tombaient comme d’habitude le 4 décembre. Un an tout juste s’était écoulé depuis l’arrestation des conjurés, et une semaine depuis notre déménagement. Cicéron n’avait rien à faire au tribunal, et l’ordre du jour du sénat était inintéressant. Il me dit donc que, pour une fois, nous ne descendrions pas en ville et passerions plutôt la journée à travailler à ses mémoires.

Il avait décidé de rédiger une version de son autobiographie en latin, pour le lecteur ordinaire, et une version en grec pour un lectorat plus limité. Il essaya aussi de persuader un poète d’écrire sur son consulat un poème épique en vers. Son premier choix, Archias, qui avait exécuté une œuvre similaire pour Lucullus, hésita à s’engager ; il prétendit qu’il était trop vieux, à soixante ans, pour rendre justice à un thème aussi immense. L’autre choix favori de Cicéron, Thyillus, très en vogue à l’époque, répondit humblement que ses pauvres talents de versificateur ne seraient tout simplement pas à la hauteur de la tâche.

— Ah, ces poètes ! grommela Cicéron. Je ne sais pas ce qui leur prend. L’histoire de mon consulat est un vrai cadeau pour quiconque a la moindre étincelle d’imagination. On dirait bien, poursuivit-il sombrement, instillant soudain la peur au plus profond de mon cœur, que je devrai écrire ce poème moi-même.

— Serait-ce vraiment sage ? objectai-je.

— Que veux-tu dire ?

Je commençais à transpirer.

— Eh bien, après tout, même Achille a eu besoin de son Homère. Son histoire n’aurait peut-être pas eu la même… comment dire… ? la même résonnance épique s’il l’avait racontée de son point de vue.

— J’ai résolu ce problème hier soir, dans mon lit. Mon projet est de faire raconter mon histoire par la voix des dieux, chacun d’eux me rappelant à son tour des épisodes de ma carrière pour m’accueillir tel un immortel sur le mont Olympe.

Il se redressa d’un bond et s’éclaircit la gorge.

— Je vais te montrer ce que ça donne :

Toi-même tu suivais les préceptes des sages,
Quand Rome t’appela pour braver les orages ;
Mais cette étude encore a pour toi des plaisirs,
Et nos doctes leçons remplissent tes loisirs.

Par tous les cieux, quels vers épouvantables ! Les dieux durent verser des larmes en les entendant. Quand l’envie lui en prenait, Cicéron pouvait empiler les hexamètres avec la même facilité qu’un maçon empilait les briques : trois, quatre ou même cinq cents lignes par jour n’étaient rien pour lui. Il arpentait sa grande bibliothèque, interprétant tour à tour les rôles de Jupiter, Minerve, et Uranie, les mots jaillissant avec tant de facilité que j’avais peine à le suivre, même avec mon système de notes. Quand Sositheus finit par entrer sur la pointe des pieds pour annoncer que Clodius attendait dehors, je dois avouer que je fus profondément soulagé. La matinée était déjà bien avancée — nous étions au moins dans la sixième heure — et Cicéron était tellement en veine qu’il faillit envoyer son visiteur paître. Cependant, il savait que Clodius rapportait sûrement un potin de choix, et la curiosité l’emporta. Il demanda à Sositheus de le faire entrer, et Clodius ne tarda pas à arriver dans la bibliothèque, ses boucles dorées coiffées avec élégance, le bouc soigneusement taillé et ses membres bronzés exhalant un parfum d’huile de crocus. Il avait trente ans à présent et était un homme marié puisqu’il avait épousé la riche héritière de quinze ans, Fulvia, pendant l’été, en même temps qu’il était élu magistrat. Non que la vie maritale le retînt beaucoup chez lui. La dot de la jeune fille leur avait permis d’acquérir une grande maison sur le Palatin, et elle y restait presque toujours seule le soir pendant qu’il continuait à faire la fête dans les tavernes de Subura.

— J’ai du croustillant, annonça Clodius avant de lever un doigt à l’ongle brillant. Mais tu ne dois en parler à personne.

Cicéron lui fit signe de s’asseoir.

— Tu connais ma discrétion.

— Tu va adorer ça, assura Clodius en prenant un siège. Ça va éclairer ta journée.

— J’espère que ton histoire sera à la hauteur de l’annonce.

— Aucun doute, fit Clodius en tirant sur sa petite barbe avec un sourire réjoui. Le Gardien de la Terre et de la Mer divorce.

Cicéron se tenait renversé sur sa chaise, un demi-sourire aux lèvres, soit sa pose habituelle lorsqu’il bavardait avec Clodius. Soudain, il se redressa lentement.

— Tu en es tout à fait sûr ?

— Je viens de l’apprendre par ta voisine, ma charmante sœur — qui, au fait, t’envoie toute son affection —, qui a reçu la nouvelle par messager spécial de son cher mari Celer, la nuit dernière. Apparemment, Pompée aurait écrit à Mucia pour lui demander de ne plus être dans sa maison lorsqu’il serait rentré à Rome.

— C’est-à-dire quand ?

— Dans quelques semaines. Sa flotte se trouve devant Brundisium. Il a peut-être même déjà débarqué.

Cicéron émit un sifflement.

— Alors, il rentre enfin. Après ces six années, je commençais à croire que je ne le reverrais jamais.

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