Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

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Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.
[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

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— On m’a demandé de passer… commença-t-il en regardant autour de lui avec étonnement.

— C’est vous, monsieur Lasnier ! intervint le commissaire. Veuillez vous asseoir. Vous m’excuserez de vous avoir dérangé, mais je voudrais savoir si, au cours de la journée d’hier, vous vous êtes aperçu qu’il manquait de l’argent dans votre tiroir-caisse.

Le chocolatier de la rue Léopold montra des yeux ronds, répéta :

— Mon tiroir-caisse ?…

Et M. Chabot père le regardait avec angoisse, comme si de sa réponse allait découler son opinion sur l’affaire.

— Je suppose que si l’on y prenait deux mille francs, par exemple, cela se remarquerait ?

— Deux mille francs ?… Vraiment, je ne comprends pas…

— Peu importe ! Répondez à ma question ! Avez-vous constaté un trou dans la caisse ?…

— Pas du tout !

— Vous avez bien reçu hier la visite de votre neveu ?

— Attendez… Oui, je crois qu’il est passé, comme cela lui arrive de temps en temps… Pas tant pour me voir que pour faire des provisions de chocolat…

— Vous n’avez jamais remarqué que votre neveu volait de l’argent dans la caisse ?

— Monsieur !

Le chocolatier s’indignait, semblait prendre les autres à témoin de l’injure qui était faite à sa famille.

— Mon beau-frère est assez riche pour donner à son fils tout ce dont il a besoin…

— Excusez-moi, monsieur Lasnier. Je vous remercie…

— C’est tout ce que vous vouliez me…

— Tout ce que je voulais vous demander, oui !

— Mais qu’est-ce qui vous fait croire ?…

— Je ne puis rien vous dire pour le moment… Girard !… Reconduisez M. Lasnier…

Et le commissaire se remit à marcher tandis qu’Adèle questionnait avec effronterie :

— On a encore besoin de moi, ici ?

Il la regarda d’une façon suffisamment éloquente pour la faire taire. Et, pendant près de dix minutes, ce fut le silence. On devait attendre quelqu’un ou quelque chose. M. Chabot n’osait pas fumer. Il n’osait pas regarder son fils. Il était aussi gêné de sa personne qu’un client pauvre dans l’antichambre d’un grand médecin.

Jean, lui, suivait le commissaire des yeux, et chaque fois que celui-ci passait près de lui il avait des velléités de lui parler.

Enfin l’on entendit des pas dans le corridor. Des coups furent frappés à la porte.

— Entrez !

Deux hommes arrivaient : Genaro, court et râblé, vêtu d’un complet clair à martingale, et Victor, que Chabot n’avait jamais vu en tenue de ville et qui, tout en noir, avait l’air d’un ecclésiastique.

— J’ai reçu votre convocation il y a une heure et… commença l’Italien avec volubilité.

— Je sais ! Je sais ! Veuillez plutôt me dire si, cette nuit, vous avez vu l’étui à cigarettes de Graphopoulos entre les mains de René Delfosse.

Genaro fit une révérence pour s’excuser.

— Personnellement, je ne m’occupe pas beaucoup des clients, mais Victor pourra vous dire…

— Parfait ! Alors, répondez, vous !

Jean Chabot regardait le garçon dans les yeux. Sa respiration était forte. Mais Victor baissa les paupières d’un air patelin, murmura :

— Je ne voudrais pas faire du tort à ces jeunes gens, qui ont toujours été très gentils envers moi. Mais je suppose que je dois dire la vérité, n’est-ce pas ?

— Répondez par oui ou par non !

— Eh bien ! oui… Il l’avait… Même que j’ai failli lui conseiller d’être prudent…

— Par exemple ! s’indigna Jean. C’est trop fort ! Vous n’avez pas honte, Victor ?… Écoutez, monsieur le commissaire…

— Silence ! Dites-moi maintenant ce que vous pensez de la situation pécuniaire de ces jeunes gens.

Et Victor, embarrassé, de soupirer, comme à regret :

— Bien sûr qu’ils me devaient toujours de l’argent… Et pas seulement le prix des consommations !… Il leur arrivait de m’emprunter des petites sommes…

— Quelle impression vous a faite Graphopoulos ?

— Un riche étranger de passage. Ce sont les meilleurs clients. Il a tout de suite commandé du champagne, sans demander le prix. Il m’a donné cinquante francs de pourboire…

— Et vous avez aperçu plusieurs billets de mille francs dans son portefeuille…

— Oui… Il était bien bourré… Surtout des billets français… Point de billets belges…

— C’est tout ce que vous avez remarqué ?

— Il avait une très belle perle à sa cravate.

— À quel moment est-il parti ?

— Un peu après Adèle, qu’accompagnait un autre client. Un gros, qui n’a bu que de la bière et qui m’a donné vingt sous de pourboire. Un Français ! Il fumait du tabac gris.

— Vous êtes resté seul avec le patron ?

— Le temps d’éteindre les lampes et de fermer la porte.

— Et vous êtes rentré directement chez vous ?

— Comme toujours ! M. Genaro m’a quitté au bas de la rue Haute-Sauvenière, où il habite.

— Le matin, en prenant votre service, vous n’avez remarqué aucun désordre dans la salle ?

— Aucun… Il n’y avait de sang nulle part… Les femmes de ménage étaient là et je les ai surveillées…

Genaro écoutait d’une oreille distraite, comme si cela ne le concernait aucunement. Le commissaire l’interpella.

— Est-il vrai que vous laissez généralement la recette de la soirée dans le tiroir-caisse ?

— Qui vous a dit cela ?

— Peu importe ! Répondez à la question.

— Pas du tout ! J’emporte l’argent avec moi, sauf la petite monnaie.

— C’est-à-dire ?

— Une moyenne de cinquante francs de pièces que je laisse dans le tiroir.

— Mais ce n’est pas vrai ! hurla littéralement Jean Chabot. Dix fois, vingt fois, je l’ai vu sortir en laissant…

Et Genaro :

— Comment ? C’est lui qui prétend que…

Il avait l’air sincèrement étonné. Il se tourna vers la jeune femme.

— Adèle vous dira.

— Bien sûr !

— Ce que je ne comprends pas, par exemple, c’est comment ces jeunes gens peuvent affirmer qu’ils ont vu le cadavre à l’intérieur de l’établissement. Graphopoulos est parti avant moi. Il n’a pas pu rentrer. Le crime a été commis dehors, je ne sais pas où… Je regrette de devoir être aussi catégorique. Ce sont des clients aussi… Et même j’avais pour eux une certaine sympathie… La meilleure preuve, c’est que je leur faisais crédit. Mais la vérité est la vérité et le cas est assez grave pour…

— Je vous remercie !

Il y eut un moment d’hésitation. Genaro questionna enfin :

— Je puis m’en aller ?

— Vous et votre garçon, oui ! Si j’ai encore besoin de vous, je vous le ferai savoir.

— Je suppose qu’il n’y a pas d’objection à ce que l’établissement reste ouvert ?

— Aucune !

Et Adèle questionna :

— Et moi ?

— Rentrez chez vous !

— Je suis libre ?

Le commissaire ne répondit pas. Il était soucieux. Il caressait avec obstination le fourneau de sa pipe. Quand les trois personnages furent dehors, on sentit le vide.

Il n’y avait plus là que le commissaire, Jean Chabot et son père. Et tout le monde se taisait.

Ce fut M. Chabot qui parla le premier. Il hésita longtemps. Enfin, il toussa, commença :

— Excusez-moi… Mais est-ce que vous croyez vraiment…

— Quoi ? répliqua l’autre, bougon.

— Je ne sais pas… Il me semble…

Et il esquissait un geste pour compléter sa pensée imprécise. Un geste imprécis qui signifiait : « Il me semble qu’il y a dans tout cela quelque chose de pas très net, de pas très clair… Quelque chose d’équivoque…»

Jean s’était levé. Il avait repris une certaine énergie. Il osa regarder son père.

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