Simenon, Georges - La danseuse du Gai-Moulin

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Deux jeunes noceurs endettés – un bourgeois désaxé et le fils d'un employé – fréquentent à Liège « Le Gai-Moulin », une boîte de nuit où ils courtisent l'entraîneuse Adèle. A la fin d'une soirée qu'elle a passée, à une table voisine des jeunes gens, en compagnie d'un Levantin arrivé le jour même dans la ville, Delfosse et Chabot se laissent enfermer dans la cave de l'établissement afin de s'emparer de la recette. Dans l'obscurité, ils entr'aperçoivent ce qu'ils croient être un cadavre, celui du Levantin ; ils prennent la fuite. Le lendemain, émoi dans la presse : le corps d'Ephraïm Graphopoulos, le client de passage, est découvert à l'intérieur d'une manne d'osier abandonnée dans un jardin public. L'enquête aboutit rapidement à l'arrestation des deux jeunes gens. Mais il y a un troisième suspect : un autre client de passage, un Français, également présent au « Gai-Moulin » le soir du meurtre.
[http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549](http://www.amazon.fr/Danseuse-du-Gai-Moulin-Georges-Simenon/dp/2253142549)

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» D’après le garçon de café, ce serait un Français, qui a été aperçu pour la première et la dernière fois ce soir-là. A-t-il déjà quitté la ville ? Préfère-t-il ne pas être interrogé par la police ?

» La piste n’est peut-être pas négligeable, et, au cas où les deux jeunes gens seraient innocents, ce serait sans doute de ce côté que viendrait la lumière.

» Nous croyons savoir, d’ailleurs, que le commissaire Delvigne, qui poursuit l’enquête en étroite collaboration avec le juge d’instruction, a donné à la Brigade des garnis et à la Police de la voie publique les ordres nécessaires pour que le mystérieux client du Gai-Moulin soit retrouvé…»

Le journal parut un peu avant deux heures.

À trois heures, un homme corpulent, aux joues couperosées, se présentait à la police, demandait M. Delvigne et déclarait :

— Je suis le gérant de l’Hôtel Moderne, rue du Pont-d’Avroy. Je viens de lire les journaux et je crois que je puis vous donner des renseignements sur l’homme que vous cherchez.

— Le Français ?

— Oui. Et aussi sur la victime. Je ne m’occupe pas beaucoup, en général des racontars de journaux et c’est pourquoi je me suis aperçu si tard de ce que je vais vous dire. Voyons… Quel jour sommes-nous ?… Vendredi… C’était donc mercredi… C’est bien mercredi que le crime a été commis, n’est-ce pas ?… Je n’étais pas là… Je m’étais rendu à Bruxelles pour affaires… Un client s’est présenté, qui avait un fort accent étranger et qui n’avait pour tout bagage qu’une mallette en porc… Il a demandé une grande chambre donnant sur la rue et il est monté immédiatement… Quelques minutes plus tard, un autre client prenait une chambre voisine…

« D’habitude, on fait remplir la fiche à l’arrivée… Je ne sais pas pourquoi il en a été autrement… Je suis rentré à minuit. J’ai jeté un coup d’œil sur le tableau des clés…

— Vous avez les fiches ? ai-je commandé à la caissière.

— Sauf de deux voyageurs, qui sont sortis tout de suite après leur arrivée.

Jeudi matin, un seul des deux était rentré. Je ne me suis pas inquiété de l’autre, me disant qu’il avait dû faire quelque galante rencontre.

Au cours de la journée, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer mon homme et ce matin on m’a dit qu’il avait payé sa note et qu’il était parti.

Comme la caissière lui demandait de remplir sa fiche, il a haussé les épaules en grommelant que ce n’était plus la peine. »

— Pardon ! intervint le commissaire. C’est celui-là qui correspond au signalement de l’homme aux larges épaules ?

— Oui… Il est parti avec son sac de voyage, vers neuf heures…

— Et l’autre ?

— Comme il n’était pas rentré, j’ai eu la curiosité de pénétrer dans sa chambre à l’aide du passe-partout que nous sommes obligés de posséder pour les cas urgents. Or, sur la mallette en porc, j’ai lu un nom gravé : Éphraïm Graphopoulos . C’est ainsi que j’ai appris que l’individu trouvé dans la malle d’osier avait été mon locataire…

— Si je comprends bien, ils sont arrivés mercredi après-midi, quelques heures avant le crime, l’un derrière l’autre. Comme s’ils descendaient du même train, en somme !

— Oui ! du rapide de Paris.

— Et ils sont sortis le soir l’un derrière l’autre.

— Sans avoir rempli leur fiche !

— Seul le Français est revenu et ce matin il a disparu.

— C’est cela ! J’aimerais mieux, si c’était possible, ne pas voir publier le nom de l’hôtel, car il y a des clients que cela impressionne.

Seulement, à la même heure, un des garçons du Moderne racontait exactement la même chose à un journaliste. Et à cinq heures, dans les dernières éditions de toutes les feuilles, on lisait : « L’enquête prend une nouvelle tournure. L’homme aux larges épaules est-il l’assassin ? »

C’était une belle journée. La vie coulait dans les ruelles ensoleillées de la ville. Un peu partout les agents essayaient de reconnaître parmi les passants le Français recherché. À la gare, il y avait un inspecteur derrière chaque employé préposé aux billets et les voyageurs étaient examinés des pieds à la tête.

Rue du Pot-d’Or, un camion déchargeait en face du Gai-Moulin des caisses de champagne que l’on descendait au fur et à mesure à la cave, en traversant la salle où régnait une ombre fraîche. Genaro surveillait, en manches de chemise, la cigarette aux lèvres. Et il haussait les épaules quand il voyait des passants s’arrêter, murmurer avec un petit frisson : « C’est ici !…»

Ils essayaient de voir à l’intérieur, dans la pénombre où l’on ne distinguait guère que les banquettes de peluche grenat et les tables de marbre.

À neuf heures, on alluma les lampes et les musiciens accordèrent leurs instruments. À neuf heures et quart, six journalistes étaient au bar et, installés, discutaient passionnément.

À neuf heures et demi, la salle était plus qu’à moitié pleine, ce qui n’arrivait pas une fois par an. Non seulement il y avait là tous les jeunes fréquentant les boîtes de nuit et les dancings, mais encore des personnes sérieuses, mettant pour la première fois de leur vie les pieds dans un endroit mal famé.

On voulait voir. Personne ne dansait. On regardait tour à tour le patron, Victor, le danseur professionnel. Des gens se dirigeaient invariablement vers les lavabos pour contempler le fameux escalier de la cave.

— Pressons ! Pressons ! lançait Genaro aux deux garçons qui étaient débordés.

Et il adressait des signes à l’orchestre ; il demandait à voix basse à une femme :

— Tu n’as pas vu Adèle ? Il est temps qu’elle arrive !

Car Adèle était la grande attraction. C’était elle surtout que les curieux voulaient regarder de plus près.

— Attention ! souffla un journaliste à l’oreille d’un confrère. Ils sont ici…

Et il désignait deux hommes qui occupaient une table près de la portière de velours. Le commissaire Delvigne buvait de la bière, dont la mousse s’accrochait à ses moustaches rousses. À côté de lui, l’inspecteur Girard dévisageait les consommateurs.

À dix heures, l’atmosphère était caractéristique. Ce n’était plus le Gai-Moulin habituel, avec ses quelques clients réguliers et les voyageurs à la recherche d’une compagne d’un soir.

De par la présence des journalistes surtout, cela rappelait à la fois le grand procès de Cour d’assises et la soirée de gala.

Les mêmes gens étaient là. Non seulement les reporters, mais les chroniqueurs. Un directeur de journal était venu en personne. Puis tous ceux qui ont l’habitude de se retrouver dans les grands cafés : les viveurs, comme on dit encore en province, et les jolies femmes.

Dans la rue, il y avait une vingtaine de voitures. On se saluait de table à table. On se levait pour distribuer des poignées de main.

— Il se passera quelque chose ?

— Chut ! Pas si haut ! Le rouquin, là-bas, est le commissaire Delvigne. S’il s’est dérangé, c’est que…

— Laquelle est Adèle ? La grosse blonde ?

— Elle n’est pas arrivée !

Elle arrivait. Elle faisait une entrée sensationnelle. Elle portait un ample manteau de satin noir doublé de soie blanche. Elle avançait d’abord de quelques pas, s’arrêtait, regardait à la ronde puis, nonchalante, se dirigeait vers l’orchestre, tendait la main au chef.

Éclair de magnésium. Un photographe venait de prendre un cliché pour son journal et la jeune femme haussait les épaules, comme si cette popularité lui eût été indifférente.

— Cinq portos, cinq !

Victor et Joseph étaient sur les dents. Ils se faufilaient entre les tables.

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