Paul Féval - Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 2

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Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 2: краткое содержание, описание и аннотация

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Blanche renversait sur le dos de la bergère sa tête charmante, dont les contours délicats et purs semblaient taillés dans de l'albâtre.

– Ce ne sera rien… murmura Madame d'une voix qui voulait être gaie, mais où se devinaient les sanglots contenus; où souffres-tu, ma pauvre enfant?..

Blanche porta sa main à sa ceinture.

– J'étouffe!.. dit-elle.

Sous le sourire forcé de Madame, il y eut un tressaillement d'angoisse.

Elle répéta pourtant d'un accent morne et brisé.

– Ce ne sera rien!..

Puis elle se tourna vers l'oncle Jean qui s'appuyait, immobile, au montant de la porte, et lui fit signe de se retirer.

Le vieillard sortit aussitôt sans mot dire. A travers la porte refermée, on entendit un instant le bruit de ses sabots dans le corridor.

Il allait d'un pas lent et la tête courbée. Quand il passait devant l'une des fenêtres, et que les lumières répandues dans le jardin arrivaient jusqu'à lui, on aurait pu le voir presser son front de ses deux mains tremblantes.

Blanche était seule avec sa mère. Ce n'était pas à cause de la présence de l'oncle que Madame se forçait à sourire, car son regard devint plus caressant encore.

– Soulève-toi un peu, murmura-t-elle; ta robe est peut-être trop serrée.

– Oh! non… dit l'Ange; tu sais bien, mère, qu'on a élargi ma robe il y a quelques jours…

– Qu'importe! si tu souffres.

– Ce n'est pas cela, ce n'est pas cela, répliqua la jeune fille, qui se révoltait naïvement contre l'évidence; je grandis, bonne mère… mais en quatre jours ma taille n'a pas pu changer… N'as-tu point eu cette maladie quand tu étais jeune fille?

La paupière de Madame se baissa; elle ne répondit point.

– Mon Dieu! reprit Blanche en appuyant ses deux mains contre sa poitrine oppressée, je crois que tu as raison, mère… mon corset m'étouffe!.. Si cela continue, il faudra me faire faire des robes à cœur comme madame l'adjointe… Je suis bien malheureuse!

– Petite folle! dit Madame, il faut bien souffrir un peu pour devenir une grande et belle demoiselle.

– Mes cousines Diane et Cyprienne sont grandes… elles sont bien jolies… et je ne les ai jamais vues souffrir ainsi…

– C'est que tu ne te souviens pas, ma pauvre Blanche!

La jeune fille poussa un soupir où son enfantine coquetterie avait plus de part que les élancements de son mal. Elle fit effort pour se soulever à demi, et Madame, passant derrière elle, détacha les agrafes de sa robe.

Dans cette position où elle ne pouvait être vue, Marthe de Penhoël ne se contraignit plus. Ce sourire, retenu péniblement, qui éclairait naguère sa figure, faisait place à une tristesse morne et découragée.

La robe de Blanche portait en effet les traces du travail de la couturière; mais ce n'était pas une fois seulement, comme elle le croyait, qu'on avait élargi sa robe. Trois plis manquaient derrière son corsage, trois plis, défaits un à un, et les deux premiers à son insu, par la propre main de sa mère.

Les agrafes, détachées, laissaient voir maintenant le corset. Entre les baleines du corset, il y avait un large espace vide.

– Fais vite, mère… j'étouffe… murmurait l'Ange dont la respiration devenait de plus en plus pénible.

Les doigts de Madame tremblaient, tandis qu'elle cherchait à débrouiller le nœud du lacet.

– Vite! oh! vite! je t'en prie… disait la jeune fille haletante.

Les mains de Madame, maladroites et comme engourdies, serraient le nœud au lieu de le lâcher. Plus elle s'efforçait, plus le filet de soie s'enchevêtrait en des nœuds nouveaux et inextricables.

Elle saisit une paire de ciseaux sur la cheminée et trancha le lacet.

Les flancs de l'Ange bondirent, débarrassés de la pression qui les étranglait. Elle poussa un cri de bien-être.

Le corset, détendu, s'était retiré à droite et à gauche, et cachait maintenant ses baleines jusque sous l'étoffe de sa robe.

– Oh! tu avais raison, mère, dit Blanche soulagée tout à coup; c'était ce vilain corset qui me faisait souffrir… Il me semble, à présent, que je suis dans le paradis!

Elle respirait avec délices.

L'œil de Madame se fixait avidement sur les reins de sa fille, où les plis de la chemise demeuraient aplatis et collés en quelque sorte à la chair, endolorie par la récente pression des baleines. Puis son regard mesura l'écartement des deux parties du corset, comme si elle eût voulu se rendre compte de la force soudaine qui les avait séparées.

Tout à l'heure, lorsque sa robe était encore agrafée, Blanche gardait la taille d'une jeune fille; mais cette apparence de juvénile finesse était due tout entière au moule élastique qui modelait ses reins.

Le moule était brisé; la taille de Blanche apparaissait déformée.

Les yeux de Madame se levèrent au ciel; une larme roula sur sa joue. On eût dit qu'une pensée odieuse et toujours combattue entrait malgré elle dans son âme.

– Que fais-tu donc là, mère?.. demanda Blanche.

Madame essuya vivement sa paupière humide, et sépara doucement les beaux cheveux blonds de l'Ange pour lui mettre sur le front un baiser, rempli d'ardent amour.

– Je te disais bien, ma fille, murmura-t-elle, que ce ne serait rien… Les jeunes filles ont comme cela des malaises étranges… Il n'y faut plus songer.

Blanche lui rendait ses caresses, et disait:

– Bonne mère!.. c'est toi, toujours toi qui me guéris et me consoles!.. Sans toi, quand ces souffrances me prennent, j'aurais peur de mourir!

– Mourir!.. répéta Marthe de Penhoël, qui s'assit auprès d'elle et l'attira sur ses genoux.

– Si tu savais!.. reprit l'Ange; autrefois, durant ma petite enfance, j'étais souvent malade… mais cela ne ressemblait point à ce que j'éprouve aujourd'hui… Tout à coup quelque chose tressaille en moi: mon souffle s'arrête et le cœur me manque…

Elle s'arrêta pour cacher sa tête charmante dans le sein de sa mère, et ajouta tout bas:

– Oh! quelquefois j'ai peur… grand'peur!

Le regard de Madame se perdait dans le vide. Les paroles de l'Ange glissaient sur son esprit inattentif. Elle n'écoutait pas.

Pendant le court silence qui suivit, le rouge et la pâleur se succédèrent plusieurs fois sur sa joue. A deux ou trois reprises, elle ouvrit la bouche comme si une question se fût pressée sur sa lèvre.

Elle n'osait pas.

Au bout de quelques secondes, elle serra sa fille contre sa poitrine avec une sorte de brusquerie. Un effort soudain qu'elle fit sur elle-même donna une apparence de gaieté vive à sa physionomie.

– Causons!.. dit-elle. Te voilà comme autrefois sur mes genoux, Blanche!.. Te souviens-tu que tu aimais à t'endormir ainsi tous les soirs?

– On est si bien auprès de ton cœur!.. murmura l'Ange en fermant ses paupières à demi, et en reposant sa prunelle limpide sur les yeux de sa mère.

– Avant de t'endormir, poursuivit Madame, tu me disais tout ce que tu avais fait dans la journée… En ce temps-là, tu n'avais pas de secret pour moi…

– En ai-je donc à présent?.. demanda Blanche étonnée.

L'hésitation de Madame devint plus forte. Évidemment, elle voulait interroger, et quelque scrupule arrêtait ses questions au passage.

– Je ne sais… dit-elle pourtant; les jeunes filles aiment à faire du mystère…

– Moi j'aime à être auprès de toi, interrompit l'Ange qui souriait, candide comme la Vérité même; j'aime à te montrer mon âme… Je ne pourrais pas plus te cacher ma conscience qu'à Dieu.

Cette fois, ce fut une vraie joie qui brilla sur le visage de Marthe de Penhoël. Elle poursuivit en tenant sa bouche contre la joue de Blanche et en coupant chaque parole par un baiser:

– Je te crois… Est-ce qu'il pourrait en être autrement?.. Ne sais-tu pas combien je t'aime?.. Et cependant…

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