Simenon, Georges - Maigret a peur

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***Maigret a peur*** se situe à Fontenay-le-Comte, alors que Maigret séjourne chez son ami le juge d'instruction Julien Chabot.
Il est alors confronté à une énigme, l'assassinat de trois personnes : Robert de Courçon, un aristocrate, une ancienne sage-femme et un ivrogne.

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— Encore ? balbutia-t-elle.

Il fit signe que oui.

— Gobillard.

Il expliqua à Maigret :

— Un vieil ivrogne que tout le monde connaît à Fontenay, car il passe la plus grande partie de ses journées à pêcher à la ligne près du pont. On vient de le trouver sur le trottoir, mort.

— Assassiné ?

— Le crâne fracassé, comme les deux autres, vraisemblablement avec le même instrument.

Il s’était levé, avait ouvert la porte, décrochait au portemanteau un vieux trench-coat et un chapeau déformé qui ne devait lui servir que les jours de pluie.

— Tu viens ?

— Tu penses que je dois t’accompagner ?

— Maintenant qu’on sait que tu es ici, on se demanderait pourquoi je ne t’emmène pas. Deux crimes, c’était beaucoup. Avec un troisième, la population va être terrorisée.

Au moment où ils sortaient, une petite main nerveuse saisit la manche de Maigret et la vieille maman souffla à son oreille : — Veillez bien sur lui, Jules ! Il est tellement consciencieux qu’il ne se rend pas compte du danger.

2

Le marchand de peaux de lapins

À ce degré d’obstination, de violence, la pluie n’était plus seulement de la pluie, le vent du vent glacé, cela devenait une méchanceté des éléments, et tout à l’heure, sur le quai mal abrité de la gare de Niort, harassé par cet hiver dont les dernières convulsions n’en finissaient pas, Maigret avait pensé à une bête qui ne veut pas mourir et qui s’acharne à mordre, jusqu’au bout.

Cela ne valait plus la peine de se protéger. Il n’y avait pas seulement l’eau du ciel, mais celle qui tombait des gouttières en grosses gouttes froides, et il en dégoulinait sur les portes des maisons, le long des trottoirs où des ruisseaux faisaient un bruit de torrent, on avait de l’eau partout, sur le visage, dans le cou, dans les chaussures et jusque dans les poches des vêtements qui ne parvenaient plus à sécher entre deux sorties.

Ils marchaient contre le vent, sans parler, penchés en avant, le juge dans son vieil imperméable dont les pans avaient des claquements de drapeau, Maigret dans son pardessus qui pesait cent kilos, et, après quelques pas, le tabac s’éteignit avec un grésillement dans la pipe du commissaire.

Par-ci par-là, on voyait une fenêtre éclairée, mais pas beaucoup. Après le pont, ils passèrent devant les vitres du Café de la Poste et eurent conscience que des gens les regardaient pardessus les rideaux ; la porte s’ouvrit, après qu’ils se furent éloignés, et ils entendirent des pas, des voix derrière eux.

Le meurtre avait eu lieu tout près de là. À Fontenay, rien n’est jamais bien loin et il est le plus souvent inutile de sortir sa voiture du garage. Une courte rue s’amorçait à droite, reliant la rue de la République au Champ-de-Mars. Devant la troisième ou la quatrième maison, un groupe se tenait sur le trottoir, près des lanternes d’une ambulance, certains portant une lampe de poche à bout de bras.

Un petit homme se détacha, le commissaire Féron, qui faillit commettre la gaffe de s’adresser à Maigret plutôt qu’à Chabot.

— Je vous ai téléphoné tout de suite, du Café de la Poste. J’ai également téléphoné au procureur.

Une forme humaine était couchée en travers du trottoir, une main pendait dans le ruisseau, et on voyait le clair de la peau entre les souliers noirs et le bas du pantalon : Gobillard, le mort, ne portait pas de chaussettes. Son chapeau gisait à un mètre de lui. Le commissaire braqua sa lampe électrique vers le visage et, comme Maigret se penchait en même temps que le juge, il y eut un éclair, un déclic, puis la voix du journaliste roux qui demandait : — Encore une, s’il vous plaît. Rapprochez-vous, Monsieur Maigret.

Le commissaire recula en grognant. Près du corps, deux ou trois personnes le regardaient, puis, bien à part, à cinq ou six mètres, il y avait un second groupe, plus nombreux, où l’on parlait à mi-voix.

Chabot questionnait, à la fois officiel et excédé :

— Qui l’a découvert ?

Et Féron répondait en désignant une des silhouettes les plus proches : — Le docteur Vernoux.

Est-ce que celui-là aussi appartenait à la famille de l’homme du train ? Autant qu’on en pouvait juger dans l’obscurité, il était beaucoup plus jeune. Peut-être trente-cinq ans ? Il était grand, avec un long visage nerveux, portait des lunettes sur lesquelles glissaient des gouttes de pluie.

Chabot et lui se serraient la main de la façon machinale des gens qui se rencontrent tous les jours et même plusieurs fois par jour.

Le docteur expliquait à mi-voix :

— Je me rendais chez un ami, de l’autre côté de la place. J’ai aperçu quelque chose sur le trottoir. Je me suis penché. Il était déjà mort. Pour gagner du temps, je me suis précipité au Café de la Poste d’où j’ai téléphoné au commissaire.

D’autres visages entraient les uns après les autres dans le rayon des lampes électriques, avec toujours des hachures de pluie qui les auréolaient.

— Vous êtes là, Jussieux ?

Poignée de main. Ces gens-là se connaissaient comme les élèves d’une même classe à l’école.

— Je me trouvais justement au café. Nous faisions un bridge et nous sommes tous venus…

Le juge se souvint de Maigret qui se tenait à l’écart, présenta :

— Le docteur Jussieux, un ami. Commissaire Maigret…

Jussieux expliquait :

— Même procédé que pour les deux autres. Un coup violent sur le sommet du crâne. L’arme a légèrement glissé vers la gauche cette fois. Gobillard a été attaqué de face, lui aussi, sans rien tenter pour se protéger.

— Ivre ?

— Vous n’avez qu’à vous pencher et renifler. À cette heure-ci, d’ailleurs, comme vous le connaissez…

Maigret écoutait d’une oreille distraite. Lomel, le journaliste roux, qui venait de prendre un second cliché, essayait de l’attirer à l’écart. Ce qui frappait le commissaire était assez difficilement définissable.

Le plus petit des deux groupes, celui qui se tenait près du cadavre, paraissait n’être composé que de gens qui se connaissaient, qui appartenaient à un milieu déterminé : le juge, les deux médecins, les hommes qui, sans doute, jouaient tout à l’heure au bridge avec le docteur Jussieux et qui tous devaient être des notables de l’endroit.

L’autre groupe, moins en lumière, ne gardait pas le même silence. Sans manifester à proprement parler, il laissait sourdre une certaine hostilité. Il y eut même deux ou trois ricanements.

Une auto sombre vint se ranger derrière l’ambulance et un homme en sortit, qui s’arrêta net en reconnaissant Maigret.

— Vous êtes ici, patron !

Cela ne paraissait pas l’enchanter de rencontrer le commissaire. C’était Chabiron, un inspecteur de la Mobile attaché depuis quelques années à la brigade de Poitiers.

— Ils vous ont fait venir ?

— Je suis ici par hasard.

— Cela s’appelle tomber à pic, hein ?

Lui aussi ricanait.

— J’étais en train de patrouiller la ville avec ma bagnole, ce qui explique que cela ait pris du temps de m’avertir. Qui est-ce ?

Féron, le commissaire de police, lui expliquait :

— Un certain Gobillard, un type qui fait le tour de Fontenay une fois ou deux par semaine pour ramasser les peaux de lapins. C’est lui aussi qui rachète les peaux de bœufs et de moutons à l’abattoir municipal. Il a une charrette et un vieux cheval et il habite une bicoque en dehors de la ville. Il passe le plus clair de son temps à pêcher près du pont en se servant des appâts les plus dégoûtants, de la moelle, des boyaux de poulets, du sang coagulé…

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