William Shakespeare - Les Sonnets
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Comment, dis-je, pourraient mes yeux être bénis en regardant vers toi dans la vive journée, quand dans la morte nuit ta belle ombre imparfaite à travers lourd sommeil se colle aux yeux fermés!
Tous les jours sont des nuits jusqu'à que je te voie, et nuits de brillants jours où rêve te montre à moi.
44
Si ma pesante chair était de la pensée, la blessante distance n'arrêterait ma route, car en dépit d'espace je serais porté, des frontières au loin jusque-là où tu es.
Qu'importerait alors que mon pied fût posé sur une terre de toi bien éloignée, car l'argile pensée peut sauter mère et terre, aussi vite que penser l'endroit où voudrait être.
Hélas! pensée me tue de n'être pas pensée, pour franchir les longs milles quand tu t'en es allé, et de devoir, pétri par tant d'eau et de terre, attendre en lamentant le bon plaisir du temps;
Ne recevant des éléments si lents, que larmes lourdes, signes de mutuel tourment.
45
Les autres (l'air subtil et le feu purifiant) tous deux sont avec toi en tout lieu où je sois, le premier ma pensée et l'autre mon désir, présents absents glissant par rapides mouvements.
Car lorsque ces éléments vifs se sont rendus en une tendre ambassade d'amour auprès de toi, ma vie, formée de quatre et n'ayant plus que deux, sombre à la mort, de mélancolie oppressée;
Jusqu'au point où la composition de vie est recouvrée, par ces rapides messagers arrivés de toi, qui même maintenant reviennent rassurés de ta bonne santé en me la racontant.
Cela dit, je suis joie; alors non plus joyeux, je les renvoie,- et tout droit je deviens malheureux.
46
Mon œil et mon cœur en sont à guerre mortelle: comment répartir la conquête de ta vue? Mon œil veut interdire au cœur de voir ta peinture, mon cœur dénie à l'œil franchise de ce droit.
Mon cœur plaide le fait qu'en lui seul tu demeures (coffret jamais percé par des yeux de cristal), mais l'autre défendant repousse l'argument, et dit qu'en lui se tient ta brillante apparence.
Pour décider l'affaire, jury est composé, formé des pensers tous habitants du cœur, et par leur verdict il est déterminé: la partie de l'œil clair, et la part du cher cœur.
Ainsi: due à mon œil est ta part extérieure; le droit de mon cœur est l'intime de ton cœur.
47
De mon œil à mon cœur une entente est passée, chacun a des bontés pour l'autre maintenant. Lorsque mon œil a la faim d'une vue, ou le cœur en amour dans ses soupirs s'étouffe,
Par la peinture de mon amour mon œil festoie, et à ce banquet peint il invite mon cœur; une autre fois mon œil est l'hôte de mon cœur, et vient prendre sa part à des pensers d'amour.
Ainsi que se soit par ta peinture ou par mon amour, toi-même absent es encor présent avec moi, car tu ne peux aller plus loin que mes pensées, moi toujours avec elles et elles avec toi.
Ou bien, quand elles dorment, ton image à ma vue vient réveiller mon cœur, pour faire le délice et de l'œil et du cœur.
48
Combien soigneux ai-je été, alors que j'ai pris ma route, de mettre chaque bagatelle sous les verrous les plus sûrs, afin que pour mon usage, non usée par mains de mensonge, elle pût rester en sûre garde!
Mais toi, auprès de qui mes joyaux sont bagatelles, toi le grand consolateur, à présent mon plus grand chagrin, toi le meilleur des plus chers et mon souci le plus certain, tu es laissé la proie de tout vulgaire voleur.
Je ne t'ai pas placé sous clé dans un coffret, sauf celui où tu n'es pas, bien que je croie que tu y es, dans le fond de la clôture tendre de ma poitrine, – où selon ton plaisir tu peux entrer sortir;
Mais même là, je crois, tu seras dérobé; pour une conquête si belle, la fidélité deviendrait infidèle.
49
En garde contre ce moment (s'il doit venir jamais) où je te verrai froncer sourcils sur mes faiblesses, quand, ton amour ayant jeté ses derniers sous, je serai mis en jugement pour causes motivées,
En garde contre ce moment où tu me croiseras étranger, et à peine me salueras de ce soleil de tes yeux, quand l'amour retourné de la chose qu'il était, trouvera bonnes raisons de sûre gravité;
En garde contre ce temps, ici je me renforce en l'appréciation de ce qu'ai mérité, et ma main contre moi-même je la lève, pour mettre les légitimes raisons de ton côté.
Pour me quitter moi misérable, tu auras la force des lois – car de l'amour, je n'alléguerai le pourquoi.
50
Combien lourdement je voyage à ma route, quand ce que je désire, fin d'un pesant trajet, apprendra de penser au repos et à l'aise: "Si longs milles loin de ton ami sont mesurés!"
La bête qui me porte, alourdie par ma peine, pesamment marche, à porter en moi ce poids-là; comme si la misérable savait d'instinct que son maître n'aime point vitesse au loin de toi.
L'éperon sanglant ne peut plus l'exciter, que parfois la colère enfonce dans son cuir, à quoi elle répond par sourd gémissement, plus pénétrant pour moi que l'éperon au flanc;
Car ce gémissement a mis dans ma pensée: en arrière est ma joie, ma peine est en avant.
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