Terry Pratchett - Trois sœurcières

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Rois, nains, bandits, démons, héritiers du trône, bouffons, trolls, usurpateurs, fantômes, tous sont au rendez-vous. Shakespeare n’en aurait pas rêvé autant. Ou peut-être que si ? Mais l’avantage du roman par rapport au théâtre, c’est que l’on peut s’autoriser beaucoup, beaucoup plus de personnages. Et même le ravitaillement en vol d’un balai de sorcière !

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Soudain, les arbres parurent plus nombreux que la normale. La piste était toujours là et elle allait plus ou moins dans la bonne direction, mais les troncs de chaque côté étaient plantés plus serrés qu’on aurait cru, et lorsque la duchesse voulut se retourner, elle ne retrouva plus du tout de piste derrière elle. Elle se retourna plusieurs fois d’un bloc, s’attendant à moitié à voir les arbres bouger, mais ils se dressaient toujours stoïquement, solidement enracinés dans la mousse.

Elle ne sentait pas de vent, mais on soupirait à la cime des arbres.

« D’accord, fit-elle tout bas. D’accord, je m’en vais, de toutes façons. C’est moi qui veux m’en aller. Mais je reviendrai. »

À cet instant la piste déboucha sur une clairière qui n’existait pas la veille et n’existerait plus le lendemain, une clairière où le clair de lune se réfléchissait sur un rassemblement d’andouillers, de crocs et de rangs serrés d’yeux luisants.

Des faibles qui se regroupent, ça se méprise, mais la duchesse comprit que des forts qui s’allient risquent de poser un problème beaucoup plus épineux.

Il y eut plusieurs secondes de silence complet seulement troublé par un léger halètement, puis la duchesse se fendit d’un grand sourire, brandit le couteau et chargea la multitude.

Les premiers rangs des créatures massées s’ouvrirent pour la laisser passer ; ensuite ils se refermèrent. Même les lapins.

Le royaume relâcha son souffle.

* * *

Sur la lande dans l’ombre même des pics, le puissant chœur nocturne de la nature s’était tu. Les grillons avaient cessé leur grésillement, les chouettes s’étaient hué de garder le silence, et les loups avaient d’autres affaires en train.

Une chanson rebondit en écho, renvoyée d’un à-pic à l’autre, et résonna jusque dans les hautes vallées cachées, au prix de quelques avalanches miniatures. Elle s’engagea dans les tunnels secrets sous les glaciers et perdit toute signification tandis qu’elle retentissait entre les parois de glace.

Pour savoir ce qu’on chantait en réalité, il faudrait redescendre tout en bas, jusqu’au feu mourant près du menhir, là où les résonances croisées et les vagues d’échos opposés convergeaient sur une petite vieille qui agitait une bouteille vide.

«… avec un escargot si on ralentit le mouvement, mais le hérisson…

— C’est meilleur au fond de la bouteille, j’crois bien, dit Magrat en essayant de couvrir le refrain.

— C’est vrai, dit Mémé qui vida sa tasse.

— Il en reste ?

— Je crois que Gytha l’a fini, d’après ce que j’entends. »

Assises sur la bruyère odorante, elles contemplaient la lune.

« Enfin, on a un roi, fit Mémé. Et voilà.

— C’est grâce à vous et à Nounou, en vérité, dit Magrat dans un hoquet.

— Pourquoi ?

— Personne m’aurait crue si vous aviez rien dit.

— Seulement parce qu’on nous a demandé de parler.

— Oui, mais tout le monde sait que les sorcières, elles mentent pas, c’est ça l’important. J’veux dire, tout le monde avait remarqué qu’ils se ressemblaient beaucoup, mais ç’aurait pu être une coïncidence. Vous voyez, fit Magrat en rougissant, j’ai regardé à « droit de cuissage ». Bobonne Plurniche avait un dictionnaire. »

Nounou Ogg s’arrêta de chanter.

« Oui, dit Mémé Ciredutemps. Bon. »

Magrat prit conscience d’un malaise dans l’air.

« Vous avez dit la vérité, hein ? demanda-t-elle. Ils sont vraiment frères, n’est-ce pas ?

— Oh, oui, répondit Nounou Ogg. Absolument. Je m’suis occupée de sa mère quand ton… quand le nouveau roi est né. Et de la reine quand le petit Tomjan est né, et elle m’a dit qui était le père.

— Gytha !

— Pardon. »

Le vin lui montait à la tête, mais les rouages du cerveau de Magrat arrivaient encore à tourner. « Une minute, fit-elle.

— Je m’souviens du père du fou, dit Nounou Ogg d’une voix lente et mesurée. Présentait bien, comme jeune homme, c’est sûr. Il s’entendait mal avec son père, tu sais, mais il passait de temps en temps. Pour revoir de vieilles connaissances.

— Il se liait facilement, fit Mémé.

— Avec les dames, convint Nounou. Très athlétique, qu’il était, hein ? Grimpait aux murs comme personne, à ce qu’on m’a raconté.

— L’était très apprécié à la cour, renchérit Mémé. Ça, je l’sais.

— Oh, oui. D’la reine, en tout cas.

— Le roi allait si souvent à la chasse, dit Mémé.

— C’était ce droit qu’il avait, fit Nounou. Toujours dehors à cause de ça. Rarement chez lui le soir.

— Une minute », répéta Magrat.

Elles la regardèrent.

« Oui ? fit Mémé.

— Vous avez dit à tout le monde qu’ils étaient frères et que Vérence était l’aîné !

— C’est vrai.

— Et vous avez laissé tout le monde croire que… »

Mémé Ciredutemps ramena son châle autour d’elle.

« Faut toujours qu’on dise la vérité, fit-elle. Mais y a pas de raison d’être honnêtes.

— Non, non, ce que vous dites, c’est que le roi de Lancre, il est pas vraiment…

— Ce que j’dis, moi, fit Mémé avec fermeté, c’est qu’on a un roi pas pire que la plupart et meilleur que beaucoup d’autres, et qu’il a la tête bien vissée sur les épaules…

— Même si c’est à l’envers, dit Nounou.

— … On a enterré content le fantôme du vieux roi, y a eu un beau couronnement, certaines d’entre nous ont eu des chopes auxquelles on avait pas droit, vu que c’était pour les p’tits enfants, et tout compte fait, y a pas de quoi se plaindre, ça pourrait être pire. Voilà ce que moi, j’dis. On se fiche de savoir comment les choses devraient ou pourraient être. L’important, c’est ce qu’elles sont.

— Mais il est pas vraiment un roi !

— Il l’est peut-être… dit Nounou.

— Mais vous venez de dire…

— Qui sait ? La défunte reine, elle comptait pas très bien. N’importe comment, il ignore qu’il est pas de sang royal.

— Et tu vas pas lui répéter, hein ? » fit Mémé Ciredutemps.

Magrat contempla la lune devant laquelle passaient quelques nuages.

« Non, dit-elle.

— Bon, d’accord. De toutes façons, j’vais te dire : la royauté, faut qu’ça démarre quelque part. Elle pourrait aussi bien démarrer avec lui. On dirait qu’il prend son rôle au sérieux, la plupart peuvent pas en dire autant. Il fera l’affaire. »

Magrat sut qu’elle avait perdu. On perdait toujours contre Mémé Ciredutemps, la seule surprise, c’était comment on allait perdre exactement.

« Mais vous m’étonnez, toutes les deux, vraiment, dit-elle. Vous êtes des sorcières. Ça veut dire que vous devez vous soucier de la vérité, de la tradition, de la destinée, des choses dans le genre, non ?

— C’est là que tu te trompes complètement, dit Mémé. La destinée, oui, c’est important, t’vois, mais les gens se trompent s’ils se figurent qu’elle les dirige. C’est le contraire.

— Fait chier, la destinée », approuva Nounou.

Mémé lui jeta un regard noir.

« Après tout, t’as jamais cru que ce serait facile de devenir une sorcière, hein ?

— J’apprends », fit Magrat. Son regard embrassa la lande, où une mince pelure d’aurore rougeoyait sur l’horizon.

« Je crois que je ferais mieux d’y aller, dit-elle. Il commence à se faire tôt.

— Moi aussi, fit Nounou Ogg. Ma Shirl, elle s’inquiète si j’suis pas à la maison quand elle vient me faire mon petit-déjeuner. »

Mémé piétina prudemment les restes du feu.

« Quand nous revoyons-nous, toutes les trois ? demanda-t-elle. Hmm ? »

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