Terry Pratchett - Trois sœurcières

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Rois, nains, bandits, démons, héritiers du trône, bouffons, trolls, usurpateurs, fantômes, tous sont au rendez-vous. Shakespeare n’en aurait pas rêvé autant. Ou peut-être que si ? Mais l’avantage du roman par rapport au théâtre, c’est que l’on peut s’autoriser beaucoup, beaucoup plus de personnages. Et même le ravitaillement en vol d’un balai de sorcière !

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* * *

« MAIS JE VOUS ASSURE, VOUS N’ÊTES PAS MORT. VOUS POUVEZ M’EN CROIRE. »

Le duc gloussa. Il avait trouvé un drap quelque part, s’en était recouvert et parcourait furtivement certains des couloirs les plus déserts du château. De temps en temps, il lançait un « hou-ou » à voix basse.

Ce qui inquiétait la Mort. Les clients dont il avait l’habitude prétendaient ne pas être morts, parce que le trépas les mettait toujours dans un état de choc et que beaucoup d’entre eux avaient du mal à l’accepter. Mais des gens qui se voulaient morts à chacune de leurs respirations, voilà qui était une expérience troublante.

« Je vais sauter sur tout le monde, fit le duc d’un air rêveur. Je vais agiter mes os toute la nuit, je vais grimper sur le toit et prédire une mort dans la maison…

— ÇA, CE SONT LES BANSHEES.

— Je le ferai si je veux, dit le duc dont la voix retrouva des accents de son ancienne détermination. Je flotterai à travers les murs, je cognerai sur les tables et je laisserai tomber des gouttes d’ectoplasme sur tous ceux qui ne me plaisent pas.

Ha. Ha.

— ÇA NE MARCHERA PAS. LES VIVANTS N’ONT PAS LE DROIT D’ÊTRE DES FANTÔMES. JE REGRETTE. »

Le duc essaya sans succès de traverser un mur, renonça et ouvrit une porte qui donnait sur une partie éboulée des remparts. La tempête s’était un peu calmée, et une mince écorce de lune se tapissait derrière les nuages comme un revendeur au marché noir de billets pour l’éternité.

La Mort le suivit en passant à travers le mur d’une enjambée.

« Bon, alors, fit le duc, si je ne suis pas mort, qu’est-ce que vous faites ici ? »

Il bondit sur le rempart et fit claquer son drap.

« J’ATTENDS.

— Attends toujours, face d’os ! jeta le duc, triomphant. Je vais errer dans le monde nébuleux, je vais trouver des chaînes à secouer, je vais… »

Il recula, perdit l’équilibre, atterrit lourdement sur le mur et glissa. L’espace d’un instant, ce qu’il restait de sa main droite racla en vain la maçonnerie puis disparut.

La Mort peut évidemment se trouver partout à la fois, et dans un sens il n’est pas plus juste de le situer sur les remparts, où il retirait des particules inexistantes de métal brillant sur le fil de sa lame de faux, que plongé jusqu’à la taille dans les eaux écumantes hérissées de rochers au fond de la gorge de la Lancre pendant que son regard calcaire suivait le courant pour s’arrêter soudain là où le torrent passait traîtreusement à quelques centimètres au-dessus d’un lit de galets anguleux.

Au bout d’un moment, le duc s’assit, transparent dans les vagues phosphorescentes.

« Je vais hanter leurs couloirs, dit-il, et chuchoter sous les portes par les nuits sans vent. » Sa voix s’estompa, se perdit presque dans le rugissement incessant de la rivière. « Je vais faire horriblement grincer les fauteuils en osier, vous allez voir ça. »

La Mort lui fit un grand sourire.

« À LA BONNE HEURE. »

Il se mit à pleuvoir.

* * *

La pluie des montagnes du Bélier possède un pouvoir curieusement pénétrant qui fait paraître la pluie ordinaire presque aride. Elle tomba à verse sur les toits du château et donna l’impression de passer carrément à travers les tuiles pour baigner la grand-salle d’une humidité chaude et désagréable [21] Comme Bognor, sur la côte sud de l’Angleterre. .

La moitié de la population de Lancre avait envahi la salle. Dehors, la pluie battante dominait même le rugissement lointain de la rivière. Elle imbiba la scène. Les couleurs dégoulinèrent et se mélangèrent sur la toile de fond ; l’un des rideaux ploya, sortit de son rail et voltigea dans une flaque.

À l’intérieur, Mémé Ciredutemps finissait de parler.

« T’as oublié la couronne, chuchota Nounou Ogg.

— Ah. Oui, la couronne. Il l’a sur la tête, t’vois. On l’a cachée parmi les autres quand les acteurs sont partis, pour la bonne raison que personne la chercherait là. Regarde comme elle lui va bien. »

Il fallait reconnaître ça aux extraordinaires pouvoirs de persuasion de Mémé : tout le monde voyait qu’elle allait bien à Tomjan. En fait, il ne s’en trouvait qu’un d’un autre avis : Tomjan lui-même ; il sentait bien que seules ses oreilles empêchaient la couronne de lui tenir lieu de collier.

« Imagine l’effet que ça lui a fait, la première fois qu’il l’a coiffée, poursuivit-elle. Un effet de picotement fantasmagorique, j’suppose.

— En réalité, ça m’a plutôt… » commença Tomjan, mais personne ne l’écoutait. Il haussa les épaules et se pencha vers Hwel, lequel griffonnait toujours activement.

« Est-ce que « fantasmagorique », ça veut dire désagréable ? » souffla-t-il.

Le nain posa sur lui un regard absent.

« Quoi ?

— J’ai demandé : est-ce que « fantasmagorique », ça veut dire désagréable ?

— Hein ? Oh. Non. Non, je ne crois pas.

— Ça veut dire quoi, alors ?

— Chais pas. Pédestre, je crois. » Les yeux de Hwel retournèrent à son gribouillage, comme magnétisés. « Tu te souviens de ce qu’il a dit après tous les « demain » ? Je n’ai pas bien saisi après…

— Et tu n’avais pas besoin de répéter à tout le monde que j’étais… adopté, fit Tomjan.

— C’est pourtant la vérité, tu vois, fit distraitement le nain. Il vaut mieux être honnête avec ces choses-là. Alors, est-ce qu’il l’a vraiment poignardée ou seulement accusée ?

— Je ne veux pas être roi ! murmura Tomjan d’une voix rauque. Tout le monde dit que je tiens de mon père !

— Marrant, ça, toutes ces histoires de ressemblances, fit vaguement le nain. Je veux dire, si moi, je tenais de mon père, je serais trente mètres sous terre à creuser la roche, alors que… » Sa voix mourut. Il fixa la pointe de sa plume, comme si elle exerçait une fascination extraordinaire.

« Alors que quoi ?

— Hein ?

— Tu n’écoutes donc pas ?

— Je savais que ça ne collait pas quand je l’écrivais. Je savais que je m’y prenais mal… Quoi ? Oh, oui. Roi. Très bon boulot. On dirait que la compétition est dure, en tout cas. Je suis très content pour toi. Une fois roi, tu pourras faire tout ce que tu veux. »

Tomjan parcourut les visages des notables de Lancre autour de la table. Ils avaient un air pénétrant, calculateur, comme le public d’un défilé d’animaux de boucherie. Ils le jaugeaient. Le sentiment froid, suintant, le gagna peu à peu qu’une fois roi il pourrait faire tout ce qu’il voudrait. À condition d’avoir envie d’être roi.

« Tu pourrais faire construire ton propre théâtre, suggéra Hwel dont les yeux s’allumèrent un instant. Avec autant de trappes que tu voudrais et des costumes magnifiques. Tu pourrais jouer dans une pièce différente tous les soirs. Le Dysk, à côté, aurait l’air d’une cabane.

— Qui viendrait me voir ? demanda Tomjan qui se tassa sur son siège.

— Tout le monde.

— Quoi ? Tous les soirs ?

— Tu pourrais le leur ordonner », fit Hwel sans lever les yeux.

Je savais qu’il allait dire ça, songea Tomjan. Il ne le pense pas réellement, ajouta-t-il, charitable. Il est dans sa pièce. Il n’a pas vraiment les pieds sur terre, pas en ce moment.

Il ôta sa couronne, la tourna et la retourna dans ses mains. Elle ne contenait pas beaucoup de métal, mais elle paraissait lourde. Il se demanda quel poids elle pesait quand on la portait tout le temps.

En bout de table se trouvait une chaise vide où siégeait, lui avait-on assuré, le fantôme de son vrai père. Il aurait bien aimé dire qu’il avait ressenti, lorsqu’on l’avait présenté, autre chose qu’une impression de froid glacial et de bourdonnement dans les oreilles.

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