Clifford Simak - À chacun ses dieux

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2185. Quand Witney commence le journal que poursuivront ses descendants, il ne reste plus sur Terre qu'une poignée d'humains. Que s'est-il passé ? Aucun cataclysme, aucune épidémie, rien ne vient expliquer que plus de huit milliards d'individus aient tout simplement comme par magie, disparu... Quelques Blancs désemparés, quelques Indiens retournés avec soulagement au mode de vie de leurs ancêtres, essaient de donner un nouveau départ à l'humanité. Il y a aussi les robots : les uns, devenus sauvages, se livrent à des activités occultes, d'autres mènent une vie monastique, maintenant une institution oubliée des hommes... Pendant ce temps, ailleurs, très loin, au cœur de la galaxie, veille un mystérieux "Principe "...

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— Qu’est-ce que vous avez contre eux, en fait ? Ne leur faites-vous pas confiance ? Ils ne traîneront pas, ils ne vous ennuieront pas, ils nettoieront les champs et s’en iront.

— Nous nous sentons mal à l’aise avec eux, dit Nuage Rouge. Ils ne cadrent pas avec nous. Ils nous rappellent ce qui est arrivé quand les Blancs sont venus. Quand nous avons rompu, nous avons rompu complètement. Nous n’avons gardé que quelques choses : de simples outils de métal, la charrue, un meilleur sens économique – nous ne faisons pas ripaille un jour pour mourir de faim le lendemain comme le faisaient les Indiens avant la venue de l’homme blanc. Nous sommes retournés à la vie des bois, à la vie des plaines, comme autrefois. Tout seuls. Et il faut que cela continue ainsi.

— Je crois que je comprends.

— Je ne suis pas non plus absolument sûr que nous leur fassions confiance, dit Nuage Rouge. Pas complètement. Peut-être ceux que vous avez ici, qui travaillent dans vos champs et font d’autres choses pour vous, peut-être ceux-là sont-ils bien ? Mais je fais des réserves quant à quelques-uns des « robots sauvages ». Je t’ai dit, n’est-ce pas, qu’un groupe d’entre eux se trouve en amont du fleuve, sur le site d’une ancienne ville ?

— Oui, je me souviens que tu m’en as parlé. Minneapolis et St Paul. Tu les as vus il y a de nombreuses années. Ils construisaient quelque chose.

— Ils continuent à le construire, dit Nuage Rouge. Nous nous sommes arrêtés en aval et nous avons regardé – de loin. Il y en a plus que jamais et ils construisent toujours. Un grand bâtiment. Bien que cela n’ait pas l’air d’un bâtiment. Les robots ne construiraient pas une maison, n’est-ce pas ?

— Je ne pense pas. Pas pour eux, ils se moquent du temps qu’il fait. Ils sont faits d’une espèce d’alliage pratiquement indestructible qui ne rouille pas, ne s’use pas, et qui résiste pratiquement à tout. Pour eux, les intempéries, les variations de température, la pluie, rien de tout cela n’a de sens.

— Nous n’avons pas traîné là longtemps, dit Nuage Rouge. Nous sommes restés à distance. Nous nous sommes servis de jumelles, mais malgré cela, nous n’avons quand même pas pu voir grand-chose. Nous étions effrayés, je crois. Mal à l’aise. Nous avons filé après avoir jeté un coup d’œil. Je ne pense pas qu’il y avait le moindre danger, mais nous n’avons pris aucun risque.

4.

Étoile du Soir marchait dans le matin en bavardant avec tous les amis qu’elle rencontrait. Fais attention, lapin qui grignote du trèfle, il y a un terrier de renard habité de l’autre côté de la colline. Pourquoi fais-tu claquer tes dents et frappes-tu du pied, petite queue en panache, c’est ton amie qui passe. Tu as pris toutes les noix des trois grands arbres à l’entrée du ravin avant que j’aie le temps de les ramasser et de les emmagasiner. Tu devrais être content car tu es le plus heureux des écureuils. Tu as un nid bien protégé dans un chêne creux et tu y seras bien au chaud et à l’abri quand l’hiver viendra, avec toutes les provisions que tu as cachées partout. Petite mésange, tu te trompes d’endroit et de saison pour te balancer sur cette tige de chardon. Tu ne devrais pas être là si tôt. Tu ne viens que quand il y a de la neige dans l’air. As-tu devancé tes camarades ? Tu vas te sentir seule jusqu’à leur arrivée. Ou bien es-tu comme moi, aimes-tu les derniers jours ensoleillés avant l’arrivée du froid ?

Elle marchait dans le soleil matinal, avec tout autour d’elle le magnifique spectacle des grands bois teintés de pourpre et d’or. Elle voyait la couleur métal bruni de la verge d’or, le bleu ciel des asters. Elle marchait sur l’herbe qui avait été verte et luxuriante et était maintenant jaunie et glissante sous ses mocassins. Elle s’agenouilla pour passer la main sur le tapis vert et écarlate des plaques de lichen qui poussaient sur un vieux bloc de pierre gris, et tout en elle chantait parce qu’elle faisait partie de tout cela – oui, même des lichens, même du rocher.

Elle parvint au sommet de la crête qu’elle gravissait, au-dessus de la forêt touffue qui couvrait les collines autour du fleuve. Un ravin s’enfonçait entre deux pentes escarpées et elle le suivit. Une source coulait d’un affleurement calcaire. Elle continua à suivre le ravin au son musical de l’eau chantante dissimulée qui provenait de la source. Sa pensée s’envola vers cet autre jour. C’était l’été, alors, les collines étaient vertes et les oiseaux chantaient encore dans les arbres. Elle serra contre elle la poupée qu’elle portait et entendit de nouveau les mots que l’arbre lui avait dits. C’était mal, bien sûr, car nulle femme ne devait faire alliance avec quelque chose d’aussi fort et majestueux qu’un arbre. Peut-être avec un bouleau ou un peuplier, ou bien avec un arbre plus petit, plus féminin – cela pouvait être compréhensible, même si c’était mal vu. Mais l’arbre qui lui avait parlé était un antique chêne blanc – un arbre de chasseur.

Il se dressait devant elle, vieux, fort et noueux, mais malgré sa force et la largeur de son tronc, il semblait se tapir contre le sol, comme un ouvrage fortifié. Ses feuilles étaient brunes et avaient commencé à se dessécher, mais il ne les avait pas encore perdues. Il conservait encore son manteau de combattant alors que certains autres arbres autour de lui étaient déjà nus.

Elle descendit la pente raide dans sa direction et, quand elle l’atteignit, elle trouva la cavité pourrie et effritée qui s’était creusée dans son tronc massif. En se hissant sur la pointe des pieds, elle vit que la cavité secrète recelait toujours la poupée qu’elle y avait placée cette année-là, longtemps auparavant – une petite poupée faite d’un épi de mais habillé de bouts de drap de laine. Elle était marquée par les intempéries. La pluie s’était infiltrée dans la cavité, l’avait trempée et retrempée et lui avait donné une couleur plus sombre. Mais sa forme était intacte et elle reposait toujours tout contre l’arbre.

Toujours sur la pointe des pieds, elle plaça dans la cavité la poupée qu’elle portait, l’installant précautionneusement à côté de la première. Puis elle fit un pas en arrière.

— Vénérable grand-père, je suis partie mais je ne t’ai pas oublié, dit-elle, les yeux baissés vers le sol en signe de respect. Je me suis souvenu de toi pendant les longues nuits et sous le soleil éclatant de midi. Je reviens maintenant te dire que je vais peut-être m’en aller à nouveau, mais d’une manière différente. Pourtant je ne partirai jamais complètement parce que j’aime trop ce monde, et je tendrai toujours mes mains vers toi, sachant que tu le sentiras quand je lèverai les bras pour te vénérer. Et moi, je saurai qu’ici, dans cette contrée, il y a quelqu’un que je peux croire et sur qui je peux compter. Je te suis sincèrement reconnaissante, vénérable grand-père, pour la force que tu me donnes et pour ta compréhension.

Elle cessa de parler et attendit une réponse, mais il n’y en eut pas. L’arbre ne lui parla pas comme il l’avait fait la première fois.

— Je ne sais pas où je vais aller, ni quand je partirai – ni même si je partirai –, mais je suis venue te le dire pour partager avec toi un sentiment que je ne peux partager avec personne d’autre, dit-elle.

Elle attendit à nouveau que l’arbre réponde. Il n’y eut pas de mots, mais il lui sembla que le grand chêne frémissait, comme s’il se réveillait. Elle eut l’impression que de grands bras s’élevaient, se tenaient au-dessus de sa tête, et que quelque chose – une bénédiction ? – sortait de l’arbre pour venir à elle.

Elle recula lentement, pas à pas, tenant toujours ses yeux baissés au sol, puis elle fit demi-tour et s’enfuit en une course éperdue vers le sommet de la colline, remplie de l’impression que quelque chose était sorti de l’arbre et l’avait touchée.

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