Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Tous, sauf Zdorab, naturellement, toujours aussi discret et réservé, avec son épouse sans enfant ; tous deux semblaient parfois disparaître complètement. C’étaient les seuls de la compagnie sans lien de sang ni d’alliance avec Rasa et Volemak ; c’étaient les seuls à n’avoir pas d’enfant ; ils étaient nettement plus âgés que ceux de leur génération, à part Elemak ; nul n’aurait prétendu qu’ils n’étaient pas les égaux des autres, mais d’autre part, nul n’était vraiment convaincu du contraire.

Comme la troupe se rassemblait pour le départ, Luet, Chveya endormie dans son harnais, porta un melon trop mûr sur son épaule jusqu’au territoire de la tribu des babouins. Les animaux paraissaient agités et nerveux, ce qui n’avait rien d’étonnant, étant donné le remue-ménage qui régnait au camp. Alors que Luet franchissait le périmètre de leur zone d’alimentation, ils ne la quittèrent pas des yeux, dans l’attente de ce qu’elle allait faire. Certaines femelles s’approchèrent pour apercevoir le bébé – elle leur avait déjà permis de toucher Chveya, sans naturellement les laisser jouer avec elle comme elles jouaient avec leurs propres petits ; Chveya était bien trop fragile pour leurs brutales câlineries.

Luet cherchait un mâle et, dès qu’elle s’écarta des femelles curieuses, elle l’aperçut – Yobar, indésirable moins d’un an plus tôt et aujourd’hui dans les meilleurs termes avec la fille aînée de la matriarche de la tribu ; il jouissait d’autant de prestige que pouvait en posséder un mâle dans cette cité de femelles. Luet présenta le melon afin que Yobar vît bien ce qu’elle tenait. Puis, se tournant légèrement pour ne pas trop l’effrayer, elle jeta le fruit sur un rocher et le melon s’ouvrit en éclatant.

Comme prévu, Yobar fit un bond en arrière, alarmé. Mais voyant le calme de Luet, il se rapprocha bientôt pour se renseigner. Elle pouvait maintenant lui montrer ce qu’elle voulait qu’il voie – le secret qu’ils avaient si jalousement caché aux babouins durant leur séjour dans la vallée. Elle se baissa, ramassa un morceau d’écorce auquel tenait encore une bonne quantité de chair et se mit à manger bruyamment.

Le bruit attira les autres babouins, mais ce fut Yobar – comme elle l’avait espéré – qui suivit son exemple et se mit à manger à son tour. Il ne faisait naturellement aucune distinction entre la chair et l’écorce et semblait apprécier également les deux. Une fois rassasié, il se mit à faire des bonds folâtres en ululant, si bien que les autres – les jeunes mâles, en particulier – se risquèrent prudemment vers le fruit.

Luet recula lentement, puis se retourna et s’en alla.

Elle entendit alors des pas étouffés derrière elle et tourna la tête : Yobar la suivait. Elle ne l’avait pas prévu, mais il est vrai que Yobar l’étonnait toujours. Il était intelligent et curieux, même parmi des animaux dont l’intelligence ne le cédait que de peu à l’esprit humain et dont la curiosité et la soif d’apprendre étaient parfois plus grandes.

« Eh bien, viens, si tu veux », dit-elle. Elle l’emmena vers le potager, où les babouins avaient toujours été interdits de séjour. La dernière récolte de melons était encore sur les tiges, certains mûrs, d’autres encore un peu verts. Il hésita à la limite du potager, car les babouins avaient depuis longtemps appris à respecter cette frontière invisible. Mais Luet lui fit signe de la suivre et il franchit avec circonspection le bord du potager. Elle le dirigea sur un melon à point. « Mange-les quand ils sont comme ça, lui expliqua-t-elle. Quand ils ont cette odeur. » Elle lui tendit le fruit toujours attaché à sa tige. Il le renifla, le secoua, puis le jeta par terre. Après plusieurs essais, il le brisa. Alors il en mangea une bouchée et poussa un ululement de bonheur à l’adresse de Luet.

« Attends, je n’ai pas encore fini. Il faut que tu sois bien attentif pendant toute la leçon. » Elle prit un nouveau melon, pas encore mûr celui-ci, et tout en laissant Yobar le renifler, elle ne le lui donna pas. « Non. Tu ne dois pas manger ceux-là. Les graines ne sont pas mûres, et si tu les manges quand elles sont ainsi, tu n’auras pas de récolte l’année prochaine. » Elle reposa le melon derrière elle et montra du doigt les morceaux du fruit qu’avait brisé Yobar. « Mange ceux qui sont mûrs. Shedemei dit que les graines traverseront sans mal votre système digestif, qu’elles germeront dans vos excréments et qu’elles pousseront très bien. Vous aurez des melons pour toujours, si tu apprends aux autres à ne manger que les mûrs. Si tu leur apprends à attendre. »

Yobar la regardait sans ciller.

« Tu ne comprends rien à ce que je raconte, dit-elle. Mais ça ne veut pas dire que tu ne comprends pas la leçon, n’est-ce pas ? Tu es intelligent. Tu comprendras. Tu apprendras aux autres avant de t’en aller dans une autre tribu, d’accord ? C’est le seul présent que nous puissions vous laisser, notre façon de payer le loyer de votre vallée que nous avons occupée cette année. Accepte-le et sers-t’en comme il faut. »

Il poussa un unique ululement.

Alors Luet se leva et s’éloigna. Les chameaux de monte étaient prêts ; tout le monde l’attendait. « Je montrais juste le potager à Yobar », expliqua-t-elle. Naturellement, Kokor leva les yeux au ciel, mais Luet le remarqua à peine ; ce qui comptait, c’était le sourire de Nafai, le hochement de tête approbateur d’Hushidh, et le « bravo ! » de Volemak.

Au signal, les chameaux se mirent debout avec force embardées, chargés de tentes, de provisions, de caissons secs et de glacières pleines de semences et d’embryons, et – par-dessus tout – non plus de seize mais de vingt-trois êtres humains. Comme Elemak l’avait dit la veille, Surâme avait intérêt à les mener à destination avant que les enfants ne deviennent trop grands pour chevaucher avec leurs mères, ou alors il faudrait qu’il se débrouille pour leur trouver des chameaux en chemin.

Les deux premiers jours de voyage les conduisirent vers le nord-est, retraçant la même route qu’ils avaient prise en venant de Basilica. Plus d’une année s’était écoulée, toutefois, et ils ne reconnaissaient rien – ou du moins, rien de notable, car au bout d’une heure, les rochers gris-brun et le sable gris-jaune avaient commencé à leur paraître familiers.

Mebbekew chevaucha un court moment en compagnie d’Elemak à la fin du second après-midi. « On a passé l’endroit où tu l’avais condamné à mort, non ? »

Elemak ne répondit pas tout de suite. Puis : « Non, nous n’y passerons pas du tout.

— Pourtant, j’ai cru le reconnaître.

— Tu t’es trompé. »

Ils avancèrent un moment sans rien dire.

« Elemak… reprit Mebbekew.

— Oui ? » Son ton indiquait qu’il n’appréciait pas la conversation.

« Qui pourrait nous empêcher de prendre nos tentes, trois jours de vivres et de repartir vers Basilica ? »

Elemak avait parfois l’impression que l’imprévoyance de Mebbekew confinait à la stupidité. « On dirait que tu oublies que nous n’avons pas d’argent. Je peux t’assurer qu’être pauvre à Basilica est un sort bien pire que l’indigence ici, parce qu’à Basilica, Surâme se fichera comme d’un téton de lézard que tu survives ou non !

— Ah ça, il faut reconnaître qu’on est traités comme des rois, ici ! rétorqua Mebbekew, méprisant.

— Nous avons vécu dans une vallée bien arrosée pendant plus d’un an, et pas une seule fois des voyageurs, des bandits, des couples en fuite ni des familles en vacances ne se sont approchés de nous !

— Oh, je sais, on aurait aussi bien pu séjourner sur une autre planète. Une planète inhabitée ! Je te le dis, quand Dolya est devenue trop grosse pour bouger, j’ai commencé à trouver du charme aux femelles babouins ! »

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