Orson Card - L'exode

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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Surâme avait annoncé à Père que sur une route sans obstacles et sans danger, avec des vivres en quantité, soixante jours de marche régulière les amèneraient à leur destination. Mais évidemment, il était hors de question de voyager soixante journées de suite. Jamais les bébés ne supporteraient une si longue exposition à la chaleur, à la sécheresse et à une existence instable. Non, il leur faudrait dénicher un autre abri sûr et s’y reposer, peut-être encore un autre après cela. Et à chaque fois, ils devraient sans doute s’installer assez longtemps pour semer et moissonner dans l’optique de la suite du voyage. Une année. Une année par campement, peut-être trois ans pour accomplir un voyage de soixante jours. Mais durant ce temps, ce serait Elemak qui les mènerait tous, et à la fin, tous se tourneraient vers lui pour en faire leur chef et Père ne tiendrait plus que son rôle naturel : celui d’un vieux et sage conseiller. Mais il ne serait plus le véritable chef, plus jamais.

Ce sera moi, de plein droit. Si je décide que la destination de Surâme est celle où je veux emmener le groupe, c’est là que je l’emmènerai, en sécurité et à l’heure dite. Si j’en décide autrement, que Surâme aille se faire voir.

La Nividimu n’était pas un oued saisonnier ; elle prenait naissance à partir de sources naturelles dans les chaotiques monts Lyudy, d’une altitude suffisante pour se couvrir de neige en hiver. Mais son débit n’était jamais important et quand, après avoir impétueusement descendu la vallée de Krutohn, elle débouchait dans le désert bas et aride, elle s’enfonçait dans le sable et disparaissait plusieurs kilomètres avant d’atteindre la mer de Récur.

C’est à cause de la Nividimu que la grande piste nord-sud des caravanes suivait les pentes abruptes des monts Lyudy, puis redescendait le long de la rivière presque jusqu’au point où elle s’évanouissait : elle constituait la source la plus fiable d’eau potable entre Basilica au nord et les cités de Feu au sud. Une dizaine de caravanes passaient chaque année le long des rives de la Nividimu et il était presque évident que l’Index indiquerait au groupe de monter un camp pour une semaine sur les contreforts des Lyudy, alors qu’une caravane accompagnée d’une lourde escorte militaire remontait la vallée avant de redescendre la route sinueuse qui permettait de quitter les monts.

Le pire de l’attente fut de ne pouvoir faire du feu. L’escorte militaire, avait signalé l’Index, était sur les dents et espérait en découdre. Une fumée serait considérée comme l’indication de la présence de bandits et les soldats n’attendraient pas d’en savoir davantage pour massacrer l’expédition. Aussi ses membres se nourrirent-il de méchantes rations de voyage, sans rien faire que s’exaspérer les uns les autres en espérant le jour où Volemak leur annoncerait que l’Index les laissait repartir.

Ce fut le deuxième jour, tandis qu’Elemak et Vas chassaient ensemble – car Vas avait un petit talent de traqueur –, qu’ils perdirent le premier pulsant. On n’aurait sans doute pas dû en confier un à Vas, mais il l’avait demandé et il aurait été trop humiliant pour lui de le lui refuser. D’ailleurs, il y avait toujours un risque qu’il tombe sur un prédateur dangereux et il aurait besoin du pulsant pour se défendre.

D’habitude, Vas n’était pas maladroit. Mais alors qu’il marchait en crabe le long d’une étroite corniche qui surplombait une gorge, il trébucha et, comme il se rattrapait, le pulsant lui glissa de la main. L’arme rebondit sur un affleurement rocheux, puis se perdit dans les profondeurs du défilé. Ni Vas ni Elemak ne l’entendirent toucher le fond. « Ça aurait pu être moi », ne cessa-t-il de répéter en racontant son histoire ce soir-là.

Elemak n’eut pas le cœur de lui dire qu’il aurait peut-être mieux valu pour tout le monde que ce soit lui qui y passe. Ils ne possédaient que quatre pulsants, après tout, et aucun moyen de s’en procurer de nouveaux ; de plus, ils finiraient par perdre leur capacité à se recharger à la lumière solaire, ce pourquoi Elemak prenait grand soin d’en conserver deux enfermés dans un récipient opaque. Maintenant qu’un des pulsants manquait, l’un de ceux qui restaient en réserve devrait sortir pour servir à la chasse.

« Pourquoi chassiez-vous, à propos ? » demanda Volemak, qui comprenait les conséquences possibles de la perte du pulsant pour l’avenir. Il s’adressait à Elemak, comme il se devait, puisque c’était Elemak qui avait décidé d’emporter deux pulsants ce jour-là.

Elemak répondit d’un ton froid, comme s’il déniait à son père le droit de remettre en cause sa décision. « Pour nous procurer de la viande. Nos épouses ne peuvent allaiter convenablement en ne mangeant que des biscuits de voyage et du bœuf séché.

— Mais nous ne pouvons faire cuire la viande. Que voulais-tu qu’elles en fassent ? Qu’elles la mangent crue ?

— Je pensais pouvoir la cuire au pulsant. Elle aurait été bleue, mais…

— Ç’aurait été aussi un gaspillage d’énergie que nous pouvons difficilement nous permettre, répliqua Volemak.

— Nous avons besoin de viande, insista Elemak.

— Aurait-il fallu que je saute après le pulsant ? demanda Vas d’un ton hargneux.

— Personne ne te le demande, répondit dédaigneusement Elemak. La question n’est plus là, maintenant. »

Comme toujours lorsque des conflits naissaient, Hushidh assistait à la conversation sans rien dire, en observant comment les fils qui reliaient les gens semblaient se modifier. Ces lignes qu’elle voyait n’avaient pas de réalité, elle le savait, c’était une métaphore visuelle que son esprit concevait, une espèce de diagramme hallucinatoire. Mais le message qu’elles dessinaient des relations, des loyautés, des haines et des affections était bien réel, lui, aussi réel que les rochers, le sable et les buissons qui les entouraient.

Vas constituait l’anomalie du groupe, depuis le début. Personne ne le haïssait, personne n’avait de reproche à lui faire. Mais personne ne l’aimait non plus. Nulle véritable fidélité ne le liait à personne – ni personne à lui, non plus, à part son lien étrange avec Sevet, et celui, plus bizarre encore, avec Obring. Sevet éprouvait peu d’amour et de respect pour son époux ; leur union avait été nominale, sans plus, un mariage de convenance, sans lien particulier de loyauté entre eux, ni de grande affection ou d’amitié, d’ailleurs. Mais il semblait éprouver un sentiment très puissant pour elle, un sentiment qu’Hushidh ne comprenait pas, qu’elle n’avait jamais observé ailleurs. Et son lien avec Obring était presque semblable, un peu plus faible seulement, ce qui n’aurait pas dû être le cas, Vas n’ayant aucune raison d’être étroitement lié à Obring. Après tout, Obring n’avait-il pas été surpris au lit avec Sevet la nuit où Kokor les avait découverts ensemble et avait failli tuer sa sœur ? Pourquoi Vas vivrait-il une si puissante relation à Obring ? Sa vigueur – qu’Hushidh reconnaissait à l’épaisseur du cordon qui les reliait – rivalisait en force avec les unions les plus solides de la compagnie, comme celle de Volemak et de Rasa, ou ce que ressentait Elemak envers Eiadh, ou encore le lien grandissant qui s’établissait entre elle-même et son Issib adoré, son dévoué, son tendre, son brillant, son affectueux Issib, dont la voix était la musique qui sous-tendait toute sa joie…

En tout cas, ce n’était pas cela que Vas ressentait pour Sevet ni Obring – et pour les autres, il ne ressentait presque rien. Mais pourquoi Sevet et Obring, personne d’autre ? Rien ne les rapprochait sinon leur adultère de jadis…

Était-ce cela, le lien ? L’adultère lui-même ? La puissante liaison de Vas avec les deux intéressés était-elle l’expression de son sentiment de trahison ? Mais non, c’était absurde. Il était depuis toujours au courant des passades de Sevet ; leur mariage était très souple de ce côté-là. Et Hushidh aurait reconnu un lien de haine ou de fureur – elle en avait souvent vu.

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