Orson Card - L'exode

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L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

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Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

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« Ce n’est que notre sueur qui s’évapore », répétait Nafai à Luet qui avait annoncé qu’elle préférait manger sa viande crue et conserver son époux en vie.

Malheureusement, rares étaient les feux utilisables, car souvent situés loin des sources d’eau, si bien que les voyageurs mangeaient froid plus souvent qu’à leur tour.

Cette vallée des Feux formait certes un paysage d’une sublime grandeur, mais il était redoutable de voyager ainsi confronté sans répit aux manifestations des forces terribles qui agitaient la planète, forces assez puissantes pour soulever le roc massif à des centaines de mètres dans les airs.

Paysage sublime, effrayant, mais aussi malcommode, ils s’en avisèrent en parvenant au bout de la route qu’ils avaient choisie et qui finissait en cul-de-sac – un profond lac bouillant entouré de toutes parts de falaises hautes de cinq cents mètres. Impossible de traverser le lac ni de le contourner. Ils allaient devoir refaire en sens inverse un voyage de plusieurs jours, selon l’estimation de Volemak et d’Elemak, puis choisir un autre trajet encore plus écarté des routes régulières des caravanes et beaucoup plus proche de la mer.

« Surâme n’aurait pas pu le prévoir ? demanda Mebbekew d’un ton mordant.

— L’Index nous a indiqué le lac, répondit Volemak. C’est pourquoi nous sommes venus jusqu’ici. Mais Surâme ne pouvait pas savoir qu’il n’existait pas de moyen de le contourner.

— Alors, on a voyagé ces trois derniers jours pour rien ? gémit Kokor.

— Mais nous avons vu des spectacles qu’on n’imaginerait même pas à Basilica ! répliqua dame Rasa.

— Sauf en cauchemar, dit Kokor.

— Il y a des artistes qui, devant de telles visions, en ont fait des chansons, reprit Rasa. À propos : nous ne vous avons pas entendues chanter de toute cette année, Sevet et toi, sauf des berceuses à vos bébés. Ni Eiadh, d’ailleurs ; elle n’a jamais eu l’occasion de tenter une carrière comme mes filles, mais elle a une très jolie voix. »

Hushidh aurait pu lui dire d’économiser sa salive : personne ne chanterait tant que rien n’aurait changé entre les femmes. Il s’agissait naturellement de la vieille querelle entre Sevet et Kokor. Sevet ne pouvait plus chanter, ou bien préférait s’en abstenir, à cause des dommages infligés par Kokor à son larynx lorsqu’elle l’avait surprise au lit avec Obring. Et tant que Sevet ne chanterait pas, Kokor ne s’y risquerait pas – elle craignait trop la vengeance de sa sœur. Quant à Eiadh, elle s’aplatissait maladivement devant ses deux aînées, qui avaient été fort célèbres à Basilica, surtout Sevet. Kokor s’était montrée on ne peut plus claire : si elle ne pouvait pas chanter, elle n’avait pas envie d’entendre la misérable petite voix d’Eiadh s’élever en une parodie de musique. Ce qui était injuste, car Eiadh avait du talent et le timbre fluet de sa voix se serait vu qualifié de pureté cristalline par tout autre critique que Kokor. Mais chaque fois qu’Eiadh avait fait mine de chanter, Kokor avait crispé le visage en un tel masque de souffrance qu’Eiadh avait perdu courage et n’avait jamais recommencé. Il n’y aurait donc pas de chant dans leur groupe pour louer la grandeur et la majesté de la vallée des Feux.

Il existait cependant une autre sorte de poésie et une autre espèce d’artiste, et Hushidh et Luet s’en faisaient le public tandis que Shedemei entonnait les louanges des forces de la nature. « Deux vastes masses de terre, qui formaient autrefois un continent unique aujourd’hui divisé, disait-elle. Elles s’appuyaient l’une contre l’autre comme vos deux mains posées côte à côte sur une table. Mais un jour, elles se sont mises à pivoter dans des directions opposées, avec leur centre de giration au point précis où vos pouces se touchent. Aujourd’hui elles se rentrent dedans au niveau du bout des doigts, tandis qu’elles s’écartent par la base des mains. »

Shedemei expliquait tout cela assise sur le tapis de la tente de Luet, les bébés des deux sœurs installés sur ses genoux, les bras autour d’eux, ses mains s’agitant devant elle pour souligner ses paroles. Les enfants semblaient absolument fascinés – il y avait dans la tessiture ou dans l’intensité de la voix de Shedemei un je ne sais quoi qui séduisait tous les enfants de la compagnie, car Hushidh constatait comme ils devenaient alertes quand elle parlait. Souvent Shedemei parvenait à calmer un enfant capricieux après les vains efforts de sa mère – ni Kokor ni Sevet ne laissaient jamais Shedemei s’approcher de leurs bébés par crainte de s’en faire remontrer et Dol abandonnait toujours sa petite Selkya à ses bons soins, souvent jusqu’au moment où sa poitrine lui faisait si mal qu’elle ne pouvait faire autrement que de récupérer son bébé et de l’allaiter.

Seules, apparemment, Luet et Hushidh recherchaient la compagnie de Shedemei, et même elles devaient prendre leurs bébés comme excuse : « Tu pourrais t’occuper des petits pendant que nous nous baignons ? » Aussi Shedya s’installait-elle sur le tapis de la tente de Luet cependant que les deux sœurs se nettoyaient mutuellement le dos de la poussière de plusieurs jours de voyage à coups d’éponge et se lavaient l’une l’autre les cheveux.

« L’écrasement du bout des doigts fait surgir les grandes montagnes du nord, poursuivait Shedemei. Tandis que la séparation des bases a creusé la mer de Récur, puis la mer de Feu. La vallée des Feux constitue la résurgence centrale. Un jour, une fois la séparation achevée, Potokgavan sombrera dans la mer et la vallée des Feux ne sera plus qu’une île au milieu d’un océan de plus en plus vaste. Ce sera le point le plus sublime et le plus isolé de toute Harmonie, le site où la planète sera la plus vivante, la plus dangereuse et la plus magnifique ! »

Chveya, la fille de Luet, émit un gargouillis du fond de la gorge, comme un grondement.

« Exact, Veyevniya, fit Shedemei en lui donnant le petit nom idiot qu’elle lui avait inventé. Ce sera un endroit pour des animaux sauvages comme toi !

— Et les pouces ? demanda Hushidh. Qu’est-ce qui se passe, là ?

— Les pouces, l’axe, le centre… c’est Basilica. Le cœur stable du monde. Il existe d’autres continents, mais aucun où l’eau soit aussi chaude, aussi froide et aussi profonde en un même lieu, ni où la terre soit aussi ancienne et immuable. Basilica est le site où Harmonie demeure le plus en paix.

— Géologiquement parlant, dit Hushidh.

— Les petites perturbations de l’humanité… bah ! qu’est-ce donc ? La plus petite unité de temps qui compte, c’est la génération, pas la minute, ni l’heure, ni la journée, ni même l’année. Toutes ces unités vont, viennent et disparaissent en un instant. Mais la génération – voilà où se produisent les vrais changements, quand un monde vit véritablement !

— Alors, l’humanité est morte, si nous avons passé quarante millions d’années sans évoluer ? demanda Luet.

— Ne crois-tu pas que ces enfants devant nous sont l’évolution en marche ? La spéciation intervient aux périodes de troubles génétiques, quand une espèce – pas un simple individu ni même une tribu – est en danger de disparition. Alors l’immense éventail de potentialités que possède l’espèce se réduit par sélection aux rares variations qui offrent des avantages particuliers de survie. Une espèce peut donc donner une impression de stabilité un million d’années durant, pour changer brutalement quand le besoin s’en fait sentir. La vérité, c’est que l’évolution n’a jamais cessé ; simplement, on ne l’avait pas isolée ni mise à nu.

— À t’entendre, on a l’impression d’un plan prodigieux, dit Luet.

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