Orson Card - L'exode

Здесь есть возможность читать онлайн «Orson Card - L'exode» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Nantes, Год выпуска: 1996, ISBN: 1996, Издательство: L'Atalante, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

L'exode: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «L'exode»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Pour Nafai et ses compagnons, la page de Basilica est définitivement tournée. Quittant, sous la contrainte des événements, la quiétude de la cité des femmes, ils doivent à présent affronter le rude désert d’Harmonie. Commence alors pour eux un voyage de plusieurs années qui doit les mener jusqu’aux vaisseaux stellaires, synonymes de retour vers la Terre. Au cours de leur exode, jalousie et rancœur font leur apparition au sein de la communauté et le groupe menace de se désintégrer. En dépit des doutes et des difficultés qui jaillissent, Nafai continue de placer sa confiance et sa foi en Surâme. Mais que peut faire même le plus puissant des ordinateurs dieux lorsque la haine s’installe dans le cœur des hommes ?

L'exode — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «L'exode», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Jamais l’inutilité de Mebbekew n’avait été aussi manifeste. « Ça ne m’étonne pas », dit Elemak.

Meb lui lança un regard furieux. « Je rigolais, pizdouk !

— Pas moi.

— Alors, c’est ça, tu as vendu ton âme ? Tu es le petit chouchou du paternel ? Nafai senior ? »

La rancune de Mebbekew envers Nafai était bien naturelle : Nafai l’avait démasqué à plusieurs reprises. Mais Elemak avait pour sa part décidé de supporter son petit frère, du moins tant qu’il restait à sa place, tant qu’il était utile. C’était tout ce qui l’intéressait, à présent : que l’on contribue à la survie du groupe. De l’épouse et de l’enfant d’Elemak. Et cela ne ferait pas de mal à Mebbekew de savoir exactement à quel point Nafai se montrait plus utile que lui. « Nous avons vécu toute une année ensemble, dit Elemak. Tu as mangé la viande que Nafai tuait chaque semaine de cette année, et tu crois toujours qu’il n’est rien d’autre que le chouchou de Père ?

— Oh, je sais bien qu’il vaut mieux que ça, répondit Mebbekew. Tout le monde le sait ; et même, la plupart ont compris qu’il avait plus de valeur que toi ! »

Mebbekew dut alors remarquer un changement dans l’expression d’Elemak, car il ralentit sa monture et demeura un bon moment derrière son frère.

La petite insulte de Meb ne cherchait qu’à le faire enrager, Elemak le savait bien, mais il n’avait pas l’intention de le suivre sur ce terrain. Ce que voulait Mebbekew était clair : échapper à son mariage, fuir les cris des bébés, retourner à la cité, avec ses baignoires et ses commodes, sa cuisine et ses arts, et, surtout, son inépuisable cheptel de femmes faciles à flatter et qui ne cherchaient pas de complications. Et à la vérité, s’il rentrait à Basilica, il se débrouillerait sans doute parfaitement, avec ou sans argent ; quant à Dol, elle s’y ferait sûrement une vie aisée, en sa qualité d’ex-enfant prodige du théâtre. Pour tous les deux, Basilica valait bien mieux que tout ce qui les attendait dans un avenir prévisible.

Mais cette issue est condamnée, songea Elemak. Depuis le jour où Surâme m’a ridiculisé. Le message était sans ambiguïté : Tente de tuer Nafai et tu ne seras plus qu’un lourdaud décervelé, incapable même de faire un nœud correctement. De plus, ce ne serait pas Nafai qu’il lui faudrait vaincre pour modifier leur destination, mais Père. Non, Elemak était pieds et poings liés. Et d’ailleurs, rien ne l’attirait à Basilica. Au contraire de Meb, il ne se satisfaisait pas de passer de lit en lit et de se laisser entretenir par les femmes qu’il séduirait. Non, il avait besoin d’occuper une position dominante dans la cité, de savoir que lorsqu’il parlait, les hommes l’écoutaient. Sans argent, l’espoir d’y parvenir était bien mince.

Et puis il aimait Eiadh, il s’enorgueillissait de sa petite Proya, et il adorait la vie du désert d’une façon que personne, même Volemak, ne pourrait jamais comprendre. Et s’il revenait à Basilica, Eiadh finirait par ne pas renouveler son contrat. Il se retrouverait dans la position indigne d’un homme qui doit chercher une épouse dans le seul but de rester dans la cité. Ce serait intolérable ; la vraie vie d’un homme, c’était celle qu’il menait aujourd’hui, en sécurité avec son épouse, avec leurs enfants. Il n’avait aucune envie de briser sa famille, en tout cas pour le moment. Il avait cessé de rêver de Basilica, ou du moins de la regretter, car la seule existence digne de ce nom dans cette cité était hors de sa portée.

Seuls Meb et Dolya nourrissaient encore des fantasmes de retour. Et, vu leur inutilité à tous les deux, la troupe ne souffrirait nullement de leur départ.

Aussi, tandis qu’avec son père il choisissait le site du camp prochain, il aborda la question. « Vous savez que Meb et Dolya ont toujours envie de revenir à Basilica.

— Ils ont si peu d’imagination que je ne m’en étonne pas, répondit Volemak. Certains n’ont qu’une seule idée dans toute leur vie et donc beaucoup de mal à s’en défaire.

— Vous savez aussi qu’ils ne nous sont pratiquement d’aucune utilité.

— Pas autant que Kokor, fit Père.

— Oui, ça, elle est presque hors concours.

— Aucune de ces personnes n’est complètement sans valeur, dit Père. Elles ne font peut-être pas leur part de travail, mais leurs gènes nous sont utiles. Nous avons besoin de leurs enfants dans notre communauté.

— Cela nous faciliterait bien la vie… moins de conflits et d’énervement… si…

— Non », coupa Volemak.

Elemak sentit la colère bouillir en lui. Comment son père osait-il l’empêcher de seulement finir ses phrases ?

« Ce n’est pas de mon choix, poursuivit Volemak. Je laisserais n’importe qui s’en retourner, si cela ne tenait qu’à moi. Mais c’est Surâme qui a élu notre troupe. »

Elemak cessa d’écouter presque aussitôt que son père mentionna Surâme. Cela indiquait toujours que la partie raisonnable de la discussion était terminée.

Quand ils campèrent pour la nuit, Elemak décida que durant son tour de garde, si Meb et Dolya s’avisaient de s’éclipser, il ne s’apercevrait de rien. Ils n’auraient pas grand mal à trouver leur chemin ; le désert n’était pas très dangereux par ici, et ils disposeraient de la meilleure occasion de tout le voyage pour regagner la civilisation. Leurs chances étaient quand même minces, il fallait le reconnaître – le risque de tomber sur des bandits restait le même qu’ailleurs. Peut-être était-il même aggravé par le fait que Mouj, maître de Basilica, aurait chassé de la cité les éléments violents et indisciplinés. Mais Surâme veillerait peut-être sur les deux jeunes gens et les aiderait à retourner à Basilica – ou peut-être pas. Quoi qu’il en fût, Elemak n’empêcherait pas leur tentative, s’ils en faisaient une.

Mais rien ne se produisit. Elemak monta la garde plus longtemps que d’habitude, mais ils ne se faufilèrent pas hors de leur tente, n’essayèrent pas de voler un ou deux chameaux. Elemak finit par éveiller Vas et alla se coucher, plein d’un nouveau mépris pour Meb. Si c’était moi qui avais voulu quitter le groupe et m’en aller vivre ailleurs, j’aurais emmené ma femme, mon enfant et je serais parti. Mais pas Mebbekew. Il plie beaucoup trop facilement l’échine quand on lui oppose un refus.

Au milieu de la matinée du troisième jour, ils atteignirent le point où, pour regagner Basilica, ils auraient continué au nord. Elemak reconnut le lieu ; Volemak aussi, naturellement. Mais personne d’autre ; aucun ne se rendit compte qu’en marchant vers l’est au lieu de poursuivre vers le nord, il voyait disparaître le dernier espoir de restaurer une partie de son existence passée.

Elemak ne s’en attrista pas. Il n’était pas comme Mebbekew ; toute sa vie avait été centrée sur le désert. Il ne revenait à Basilica que pour y vendre ses marchandises et trouver une femme, même si, naturellement, il avait toujours apprécié la cité et s’y était considéré comme chez lui. Mais cette notion de foyer n’avait jamais eu beaucoup de sens pour lui ; quand il s’en éloignait, il n’avait pas le mal du pays, pas de nostalgie, pas de larmes aux yeux. Ce défaut d’ancrage avait disparu quand Eiadh avait accouché, qu’il avait tenu Proya dans ses bras, entendu le cri puissant du garçon et vu son sourire. Alors, le foyer, pour lui, c’était devenu la tente où dormaient Eiadh et Proya. Il n’avait plus besoin de Basilica. Il était intérieurement trop solide pour désirer comme Meb une cité quelconque.

Mais si cette caravane devait constituer tout son monde pour les quelques années à venir, il était bien résolu à ce que sa position dans cet État miniature soit la plus haute et la plus dominante possible. Dans la vallée, où le potager de Zdorab fournissait la moitié de la nourriture du groupe et où Nafai était aussi bon chasseur qu’Elemak lui-même, il n’avait pas eu l’occasion de se révéler totalement et d’assurer sa position de chef. Mais maintenant, de nouveau à dos de chameau, même Père s’en remettait au jugement d’Elemak sur d’innombrables questions, et si Surâme choisissait leur direction générale, c’était Elemak qui décidait de leur chemin exact. Chaque fois qu’il se retournait sur le groupe, il voyait les yeux d’Eiadh posés sur lui quand elle n’était pas occupée à nourrir le bébé. Ce voyage lui rappelait à quel point son époux était essentiel à la survie de toute l’entreprise, et il jouissait de la fierté qu’elle en tirait.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «L'exode»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «L'exode» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «L'exode»

Обсуждение, отзывы о книге «L'exode» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.