Robert Silverberg - À la fin de l'hiver

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À la fin de l'hiver: краткое содержание, описание и аннотация

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La chute des comètes avait apporté le long hiver, comme, cent millions d’années plus tôt, lorsque les dinosaures avaient disparu. L’Hiver durait depuis soixante-dix mille ans.
Le Peuple survivait à l’abri de son cocon souterrain, génération après génération. Et voilà que le Printemps, annoncé par la Tradition, était revenu. Le Peuple devait sortir et aller recueillir son héritage dans la glorieuse cité de Vengiboneeza. Mais était-il encore humain ?

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— Je connais les prophètes ! répliqua sèchement Koshmar. Et tu as dit que ces… animaux arriveraient directement sous notre grande salle ? En es-tu bien sûr ?

— Ils vont déboucher en plein milieu, répondit Thaggoran en hochant vigoureusement la tête. Je ne sais pas dans combien de temps… Peut-être dans une semaine, ou dans un mois, ou même dans six mois. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils se dirigent droit sur nous. Et ils sont gigantesques, Koshmar.

Il écarta les deux bras autant qu’il le pouvait.

— Ils font au moins ce diamètre… peut-être plus !

— Que Yissou nous protège ! murmura Torlyri tandis que Hresh poussait de petits cris d’incrédulité.

— Qu’est-ce que vous faites encore là, tous les deux ? rugit Koshmar d’un ton exaspéré. Torlyri, je t’ai demandé de le conduire au sas ! La loi est claire ! Quiconque s’aventure à l’extérieur du cocon sans en avoir le droit ne peut plus y revenir ! Je te le demande une dernière fois, Torlyri : conduis-le au sas.

— Mais il n’est pas vraiment sorti du cocon, dit posément Torlyri. Il a juste fait quelques pas et…

— Ça suffit, Torlyri ! Tu vas obéir maintenant ! Prononce les paroles sacrées et jette-le dehors ! Et toi, viens avec moi, ajouta-t-elle en se retournant derechef vers Thaggoran. Viens me montrer tes mangeurs de glace. Nous les attendrons avec nos hachettes et nous les découperons en rondelles dès qu’ils apparaîtront. Une rondelle et une autre rondelle et…

Elle s’interrompit brusquement en entendant un cri rauque et étranglé, comme une sorte de gargouillement, qui provenait du fond de la salle.

— Aaoouuaah !

Le cri se prolongea pendant de longs instants, puis mourut lentement.

— Yissou et Mueri ! murmura Koshmar au comble de l’étonnement. Qu’est-ce que c’est que cela ?

C’était un son tel qu’elle n’en avait jamais entendu. Était-ce un de ces vers de glace qui s’agitait et éructait juste avant de fracasser le sol de la grande salle ? Déroutée, elle fouilla la pénombre du regard. Mais tout était calme, tout semblait parfaitement normal. Le tabernacle était à sa place, de même que le coffret renfermant le livre des chroniques, la Pierre des Miracles dans sa niche, entourée de toutes les antiques pierres de lumière et le berceau dans lequel Ryyig, le Faiseur de Rêves, dormait de son sommeil étemel…

— Aaoouuaah !

— C’est Ryyig ! s’écria Torlyri. Il se réveille !

— Par les Déités ! lança Koshmar. C’est bien lui ! Il se réveille !

Elle sentit une terreur sacrée l’envahir et ses genoux se dérobèrent sous elle. Prise d’un brusque vertige, elle dut s’appuyer à la paroi. Elle posa la main sur la pierre noire et commença de réciter la liste des noms à voix basse : Thekmur, Nialli, Sismoil, Thekmur, Nialli, Sismoil… Le Faiseur de Rêves s’était dressé sur son séant — cela lui était-il jamais arrivé ? Il avait les yeux ouverts — dans la mémoire du Peuple nul n’avait jamais vu les yeux du Faiseur de Rêves — et il criait, lui que personne n’avait jamais entendu émettre de bruit plus fort qu’un ronflement. Il battait l’air de ses mains et remuait les lèvres. Il semblait vouloir parler.

— Aaoouuaah ! cria pour la troisième fois le Faiseur de Rêves.

Puis il referma les yeux et se replongea dans son rêve sans fin.

Dans la salle de culture chaude et humide, haute de plafond et bien éclairée, les femmes arrachaient les fleurs superflues des verfeuilles et émondaient les vrilles des vignes-velours. C’était une tâche répétitive, mais tranquille et agréable.

Minbain se redressa brusquement et regarda autour d’elle, l’air inquiet, en penchant la tête sur le côté.

— Qu’est-ce que tu as ? demanda Galihine.

— Tu n’as rien entendu ?

— Non, rien du tout.

— Un bruit très curieux, insista Minbain dont le regard passa de Boldirinthe à Sinistine et à Cheysz avant de revenir se fixer sur Galihine. On aurait dit une sorte de grognement.

— Le ronflement d’Harruel, avança Sinistine.

— Koshmar et Torlyri qui se donnent du bon temps, dit Boldirinthe.

Au milieu de l’éclat de rire général, Minbain pinça les lèvres. Elle était plus âgée que les autres et elle se sentait souvent différente. Dans le passé elle avait été une génitrice et n’était devenue ouvrière qu’après îa mort de Samnibolon, son compagnon. Ce n’était pas un cheminement très courant et elle soupçonnait les autres de la trouver bizarre. Peut-être croyaient-elles que la mère d’un enfant aussi singulier que Hresh devait être, elle aussi, un peu étrange. Mais que savaient-elles de ces choses ? Aucune des femmes présentes dans la salle n’avait jamais connu l’homme, ni porté un enfant et elles n’avaient aucune idée de ce que cela pouvait être d’en élever un.

— Écoutez ! reprit Minbain. Cela recommence ! Vous n’avez pas entendu ?

— Je suis sûre que c’est Harruel, dit Sinistine. Il rêve qu’il s’accouple avec toi, Minbain !

— Voilà un joli couple ! ricana Boldirinthe. Minbain et Harruel ! Comme je t’envie, Minbain ! Imagine-le en train de se jeter sur toi et de te renverser…

— Tais-toi ! hurla Minbain.

Elle saisit son panier de fleurs de verfeuilles et le lança vers Boldirinthe qui réussit à le faire dévier au dernier moment en levant le coude. Le panier rebondit, s’éleva et se retourna, libérant une masse de fleurs jaunes et gluantes qui tombèrent sur Sinistine et Cheysz. Toutes les femmes écarquillèrent les yeux. Un tel accès de colère était véritablement très rare.

— Pourquoi as-tu fait cela ? demanda Cheysz, une petite femme très douce qui semblait totalement ébahie par l’attitude de Minbain. Regarde, ajouta-t-elle, au bord des larmes, j’en ai partout sur moi.

De fait, les fleurs d’un jaune-vert pâle, gorgées de nectar luisant s’accrochaient en grappes à sa fourrure, lui donnant un curieux aspect moucheté. Sinistine, elle aussi, en était couverte et, quand elle essaya d’enlever une fleur, la fourrure commença de s’arracher en même temps, ce qui lui fit pousser un hurlement de douleur. Des éclairs de colère froide passaient dans ses yeux d’un bleu délavé. Saisissant une grosse vrille noire de vigne-velours qui se trouvait à ses pieds, elle avança vers Minbain en la brandissant comme un fouet.

— Arrêtez ! s’écria Galihine. Êtes-vous devenues folles ?

— Écoutez ! dit Minbain. Je viens encore d’entendre ce bruit.

Tout le monde fit silence.

— Cette fois, dit Cheysz, je l’ai entendu.

— Moi aussi, dit Sinistine, les yeux remplis d’étonnement en jetant la vrille de vigne-velours. Une sorte de grognement. Comme tu l’as dit, Minbain.

— Qu’est-ce que cela peut bien être ? demanda Boldirinthe.

— C’est peut-être un dieu qui passe devant le sas, suggéra Minbain. Peut-être Emakkis à la recherche d’une brebis égarée, ou bien Dawinno qui se mouche. Étrange, poursuivit-elle après un haussement d’épaules. Vraiment très étrange. Il faudra en parler à Thaggoran.

Puis elle se tourna vers Cheysz avec un sourire d’excuse.

— Laisse-moi t’aider à enlever tout cela de ta fourrure, dit-elle.

Ryyig n’était sorti de son sommeil que pendant quelques instants. Tout s’était passé si rapidement que même ceux qui avaient assisté à la scène ne pouvaient totalement en croire leurs yeux et leurs oreilles. Et maintenant, les yeux clos, la poitrine se soulevant et s’abaissant si lentement qu’on eût pu le croire taillé dans la pierre, le Faiseur de Rêves s’était de nouveau retiré dans son mystérieux sommeil. Mais ses cris, survenant après la découverte de l’ascension des mangeurs de glace, étaient des présages hautement significatifs.

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