John Varley - Sorcière

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 Vingt ans après Titan : Gaïa, l’univers-roue intelligent est devenu pour les Terriens un lieu de pèlerinage. Mettant à leur service ses immenses pouvoirs, elle opère des miracles.
Mais encore faut-il les mériter en faisant la preuve de son héroïsme… rude épreuve pour Chris, l’adolescent timide, et Robin, l’intraitable et fougueuse amazone, qui se voient embarqués, bien malgré eux, dans un tour de roue fertile en péripéties, en compagnie de Gaby et Cirocco, promue « Sorcière » et chargée par Gaïa de mater ses régions rebelles.
Mais qui sont les vrais ennemis ? Et qui sont les vrais héros ? Les surprises seront nombreuses au long du second volet de cette Divine Comédie (musicale) alliant la verve homérique au délire d’un Tex Avery.

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« J’y arrive pas !

— Et tu n’as jamais pu y arriver, lui rappela Gaïa. Souviens-toi : c’est avec un couteau que tu l’as sectionné. Cette histoire d’amputation d’un coup de dents, c’était de la publicité. À l’époque, tu t’y entendais ! Pour améliorer ton image, tu aurais été capable de t’étriper toute seule. Je crains que tu n’aies jamais été qu’une petite peste que seule une mère pouvait aimer. » Sa respiration était légèrement sifflante. « Tout comme maintenant. Franchement, mes enfants, tout cela doit cesser. Deux fois dans la même journée ! Dois-je endurer les attaques et les voies de fait ? Quel Dieu pourrait admettre ça, je vous le demande ? »

Robin ne faisait plus attention à ce qu’elle racontait. Ce qu’elle retenait de plus triste dans tout cela, ce qu’il lui fallait bien admettre comme elle avait bien admis d’autres choses c’est que Gaïa avait en fin de compte partiellement raison : elle n’était plus Robin-des-neuf-doigts.

« Inutile de faire vos adieux. Partez donc », dit Gaïa.

Chris aida Robin à se relever et, tout le long du chemin du retour vers cet ascenseur qui pouvait fort bien, Robin le savait, la larguer dans le rayon de Rhéa, elle se demanda si le tatouage de son ventre était intact, tout en sachant qu’elle n’oserait y regarder que le plus tard possible.

42. La Bataille des vents

Cirocco était juchée sur une avancée rocheuse dominant la Porte des Vents, la formation la plus occidentale de cette sorte de mesa qui faisait tellement ressembler le câble, connu sous le nom d’Escalier de Cirocco, à une main crochée dans le sol de l’est d’Hypérion. En dessous d’elle, les brins en forme de doigt lançaient au-dessus du sol leurs phalanges noueuses polies par les millions d’années d’un vent incessant. Entre chaque brin, à l’emplacement correspondant à l’espacement de deux doigts, l’air s’engouffrait par une faille elliptique béante et, par un réseau de conduits interstitiels, montait à l’intérieur du câble pour se déverser dans le moyeu lointain avant de redescendre par les rayons, selon ce grand cycle de remplissage qui était l’essence même de la vie de Gaïa. Le sol était nu et pourtant la vie, plus vaste, qui s’étendait au-dessous, alentour, le pénétrait jusqu’en ses plus infimes molécules, cette vie faisait vibrer les os de Cirocco.

Gaïa était si diablement grosse et il était si facile de désespérer.

Peut-être que dans toute sa longue histoire, elle avait été la seule à avoir osé la défier : Cirocco, la grande Sorcière, avait fait semblant, elle avait fait comme si elle pouvait réellement lui parler en égale, mais elle seule savait à quel point tout cela avait été vain ; elle seule pouvait établir la liste répugnante de ses propres crimes.

Au début, Gaïa devait taper sur le sol assez près de la Sorcière pour parvenir à la mettre au pas. Avec le temps, elle n’avait même plus eu à lever le pied : Cirocco se tortillait comme un ver et la moindre pression était tout de suite comprise.

Que sa tactique eût été la bonne lui semblait à présent évident : la seule à avoir osé se dresser pour la défier était morte à présent et son corps consumé par la colère d’un sol qui était le corps de Gaïa. C’était une leçon de choses efficace. Il ne faisait aucun doute que Gaby s’était comportée comme une idiote. Si pitoyablement dérisoire qu’ait pu paraître sa tentative de rébellion, elle s’était achevée avec son existence. À peine en avait-elle franchi les premières étapes que la toute-puissance de Gaïa s’était abattue. Gaïa avait tué Gaby sans plus de souci qu’un éléphant assoupi écrase une puce en se retournant.

Cirocco n’avait pas bougé depuis plusieurs heures mais un cri jailli derrière elle la fit retourner, puis se lever. L’ange n’était encore qu’un point ailé mais il grossit rapidement. Les ailes multicolores se jouaient avec habileté des courants pleins de traîtrise et vinrent le déposer au sol à deux mètres à peine de Cirocco. Non loin derrière arrivaient cinq autres anges.

« Ils sont de retour à Titanville », annonça le premier. Cirocco sentit un poids quitter ses épaules. C’étaient eux qui avaient insisté pour y aller. Mais apparemment, ils étaient trop petits pour l’ire de Gaïa.

L’ange examina Cirocco avec un regard insistant :

« Es-tu toujours sûre de vouloir le faire ?

— Je ne suis jamais sûre de rien. Allons-y. »

Elle s’avança avec lui jusqu’au bord du précipice. En dessous se trouvait l’entrée d’air appelée le Grand Hurleur et connue également sous le nom d’Entrejambe de Gaïa, à cause de la ressemblance avec un vagin de cette monstrueuse faille verticale ouverte entre deux cuisses de pierre. Il chantait en permanence une note plaintive et grave.

Les anges avancèrent derrière elle. Deux d’entre eux prirent fermement ses bras entre leurs mains noueuses. Les quatre autres serviraient de relève pour ce vol dangereux dans une obscurité totale.

Cirocco sauta de la corniche et le vent la happa comme une feuille morte. Elle pénétra dans le câble et fonça vers le moyeu.

43. Le Ruban rouge

Cirocco avait baptisé ça « Le Thé chez les Fous », tout en sachant l’expression inappropriée ; c’était simplement que pendant quelque temps, elle s’était un peu sentie comme Alice. La suite désespérée qui entourait Gaïa aurait mieux eu sa place sur la scène existentialiste d’un Beckett qu’au pays des merveilles de Carroll. Malgré tout, elle n’aurait pas été surprise de voir quelqu’un lui offrir une demi-tasse de thé.

La foule était au plus haut point sensible à l’humeur de Gaïa. Tandis qu’elle approchait, Cirocco n’avait jamais ressenti une telle réticence, ni relevé une telle nervosité lorsque Gaïa l’eut enfin remarquée.

« Eh bien, eh bien, lança-t-elle. Si ce n’est pas le capitaine Jones ! Que nous vaut l’honneur de cette visite aussi spontanée qu’impromptue ? Toi là, dont j’ignore le nom, apporte à la sorcière quelque chose de frais dans un grand verre. N’importe quoi, pourvu que ça ne contienne pas d’eau. Prends donc cette chaise, Cirocco. Veux-tu que je te demande autre chose ? Non ! Bon. » Gaïa semblait provisoirement à court de paroles. Assise dans son vaste fauteuil, elle marmonna jusqu’à l’arrivée de la boisson de Cirocco.

Cirocco contempla le verre comme si elle n’avait jamais rien vu de semblable.

« Peut-être préfères-tu la bouteille ? » suggéra Gaïa. Cirocco releva les yeux pour croiser son regard. Puis, revenant au verre, elle le prit et le retourna, lui imprimant un lent mouvement circulaire jusqu’à ce qu’une sphère de liquide se forme et descende doucement vers le sol. Elle projeta enfin le verre dans les airs et il montait encore lorsqu’il disparut hors du cercle de lumière. La sphère s’aplatit et se mit à imbiber le tapis.

« Est-ce ta façon de m’annoncer que tu es devenue abstinente ? demanda Gaïa. Que dirais-tu d’un Shirley Temple ? Je viens juste de recevoir d’un admirateur sur Terre le plus chou des mixeurs : il est en céramique, à l’effigie de “la Petite Fille de l’Amérique” et je crois pouvoir dire qu’il a dû coûter un paquet. Tu peux y préparer des martinis en le remplissant de gin jusqu’au menton et de vermouth jusqu’à la…

— La ferme ! »

Penchant légèrement la tête, Gaïa considéra la chose et fit comme on le lui avait demandé. Elle croisa les mains sur l’estomac et attendit.

« Je suis venue donner ma démission.

— Je ne te l’ai pas demandée.

— Vous l’avez quand même. Je ne désire plus être la Sorcière.

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