Robert Silverberg - L'oreille interne

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David Selig. Né en 1935 à New York. Juif.
Calvitie précoce. Ex-étudiant en lettres, ex-courtier en valeurs mobilières.
Célibataire. Sans ressources bien définies.
Signes particuliers : néant.
Bref, raté sur toute la ligne.
Et télépathe.
Bientôt ex-télépathe.
Car, en ces beaux jours de 1976, le pouvoir de David Selig décline. Ou plutôt disparaît, revient, semble jouer à cache-cache.
Mais David est sans illusion. Il sait que meurt en lui, irrévocablement, ce pouvoir étrange de lire dans l'esprit des autres, ce pouvoir qui a fait de lui un étranger sur la terre.

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Tenez. Rincez-vous l’œil. Allez-y. Tous mes frénétiques débordements d’amour. Ils sont tous là. Lisez. Qu’est-ce que ça peut me faire ? Donna, Elsie, Magda, Mona, Sue, Lois, Karen. Vous aviez cru que j’étais sexuellement privé ? Vous pensiez que mon adolescence boiteuse m’avait précipité à l’état de mâle incapable de se trouver des femmes ? Je me suis frayé un chemin entre leurs cuisses. Chère Connie, te souviens-tu de cette nuit volcanique ? Chère Chiquita, ton parfum flotte encore autour de moi. Chère Elaine, quand je me suis réveillé ce matin-là j’avais encore le goût de toi sur mes lèvres. Chère Kitty, je…

Seigneur. Kitty. Chère Kitty, j’ai tant de choses à t’expliquer que je ne sais par quoi commencer. Tu n’as jamais su me comprendre, et je n’ai jamais su te comprendre. L’amour que je te portais devait fatalement nous jouer un mauvais tour, et c’est ce qui est arrivé. L’impossibilité de communiquer a joué à tous les niveaux de nos relations, et parce que tu étais différente de toutes les personnes que je connaissais, véritablement et qualitativement différente, j’ai fait de toi le centre de mes fantasmes au lieu de t’accepter comme tu étais et je n’ai eu de cesse de te marteler, marteler, marteler, jusqu’à ce que tu… Oh, Seigneur. Là, ça fait trop de mal. Qu’est-ce qui vous prend de fourrer votre nez dans la correspondance des gens ? N’avez-vous aucune pudeur ? Je ne peux pas vous montrer ça. La visite est terminée. Tout le monde dehors. Dehors ! Pour l’amour du ciel, sortez-moi d’ici !

XX

Il y avait constamment le danger d’être découvert. Il savait qu’il fallait se tenir tout le temps sur ses gardes. C’était une époque de chasse aux sorcières, où tous ceux qui s’écartaient des normes de la communauté étaient traqués sans pitié et jetés au bûcher. Les espions étaient partout, épiant les secrets du jeune Selig, essayant de percer à jour l’horrible vérité sur lui. Même Miss Mueller, sa prof de biologie. C’était une petite bonne femme boulotte comme un caniche, la quarantaine, le visage morose, avec des cernes noirs sous les yeux. Comme une espèce de crypto-gouine, elle se tondait les cheveux à ras et se rasait sous la nuque. Chaque matin, elle arrivait en classe avec sa blouse grise de laboratoire. Miss Mueller était branchée à fond sur les sciences occultes et les phénomènes para-sensoriels. Évidemment, on n’utilisait pas des expressions comme « branché à fond » en 1949, époque à laquelle David Selig était dans sa classe, mais passons sur l’anachronisme : elle était en avance sur son temps, une espèce de hippie avant la lettre. Elle cultivait l’irrationnel et l’inexplicable. Elle devait préparer ses cours dans son sommeil, et c’était plus ou moins la façon dont elle enseignait. La seule chose qui l’intéressait, réellement, c’était des trucs comme la télépathie, la clairvoyance, la télékinésie, l’astrologie, tout le répertoire parapsychologique. Le plus mince prétexte était bon pour la détourner de la leçon du jour, l’étude du métabolisme ou du système circulatoire ou n’importe quoi d’autre, et lui faire enfourcher un de ses dadas favoris. Elle avait été la première de l’école à posséder le Yi-King. Elle avait séjourné dans des caissons d’orgone. Elle croyait que la Grande Pyramide de Gizeh recelait des révélations divines pour l’humanité. Elle avait recherché des vérités profondes dans le Zen, la Sémantique générale, les exercices oculaires de Bâtes et les écrits d’Edgar Cayce. (Comme il est facile d’imaginer la suite après l’année où j’ai été sous son empire ! Elle a dû passer à la dianétique, Velikovsky, Bridey Murphy puis Timothy Leary, et terminer, dans son vieil âge, comme dame gourou dans quelque nid d’aigle de Los Angeles bourré de peyotl et de psilocybine. Pauvre vieille salope crédule.)

Naturellement, elle suivait de près les recherches sur la perception extrasensorielle que J.B. Rhine menait à l’Université de Duke. Chaque fois qu’elle parlait de ça, David était terrorisé. Il craignait qu’elle ne cède à la tentation de faire en classe quelques-uns des tests de Rhine, et qu’il ne soit ainsi irrémédiablement percé à jour. Il avait lu Rhine lui-même, évidemment, The Reach of Mind et New Frontiers of the Mind. Il avait même essayé de percer les opacités du Journal of Parapsychology, dans l’espoir d’y trouver quelque chose qui lui donnerait la clef de lui-même, mais il n’y avait rien d’autre que des statistiques et des conjectures brumeuses. D’accord, Rhine n’était pas une menace pour lui tant qu’il continuait à enfiler les mouches en Caroline du Nord, mais cette vieille folle de Miss Mueller pouvait le mettre à nu et le livrer aux flammes.

Inévitable progression vers le désastre. Le sujet de la leçon, cette semaine, était : Le cerveau humain, ses fonctions et ses capacités. Voyez les encéphales, le cervelet, la moelle allongée. Une jardinière de synapses. Le joufflu Norman Heimlich, visant la bonne note, sachant exactement sur quel bouton appuyer, lève innocemment la main pour demander : « Miss Mueller, croyez-vous qu’il sera un jour possible aux êtres humains de communiquer par la pensée, c’est-à-dire télépathiquement, et sans l’aide d’aucun appareil ? » Il fallait voir la joie de Miss Mueller ! Son visage bouffi était resplendissant. Elle avait un prétexte pour se lancer dans une discussion animée sur la P.E.S., la parapsychologie, les phénomènes inexplicables, les moyens de perception et de communication supranormaux, les travaux de Rhine, etc. Un torrent de digressions métaphysiques. David aurait voulu se cacher sous son pupitre. Le mot « télépathie » le faisait frissonner. Il était persuadé que la moitié de la classe soupçonnait déjà ce qu’il était. Est-ce qu’ils me regardent, est-ce qu’ils se tournent vers moi en se poussant du coude ? Ses craintes étaient naturellement irrationnelles. Il avait sondé maintes fois l’esprit de tous ses camarades de classe dans l’espoir de se distraire un peu durant les longues périodes de passivité aride, et il n’ignorait pas que son secret ne risquait rien. Ses condisciples, tous des gosses de Brooklyn, ne se douteraient jamais qu’ils abritaient en leur sein un superman en herbe. Ils le trouvaient bizarre, oui, mais ils n’avaient pas idée de l’ampleur de sa bizarrerie. Cependant, Miss Mueller était plus dangereuse. Elle parlait de faire des tests parapsychologiques à la classe pour démontrer l’étendue potentielle des capacités du cerveau humain. Oh, Dieu, où se cacher ? Aucune échappatoire possible. Le lendemain, elle apportait ses cartes : « On les appelle les cartes de Zener », expliqua-t-elle solennellement en les brandissant devant elle et en les déployant comme Wild Bill Hickok sur le point de se servir une quinte floche. David n’avait jamais vu de près la série de cartes, mais elles lui étaient aussi familières que le paquet que ses parents utilisaient dans leurs interminables parties de canasta. « Elles ont été conçues il y a environ vingt-cinq ans à l’Université de Duke par le Dr. Karl E. Zener et le Dr. J.B. Rhine. On les appelle aussi cartes de P.E.S. Qui peut me dire ce que signifie P.E.S. ? »

La main potelée de Norman Heimlich s’agite en l’air. « Perception extrasensorielle, Miss Mueller ! »

« Très bien, Norman. » D’un geste machinal, elle commence à remuer les cartes. Son regard habituellement inexpressif brille d’un éclat intense comme si elle se trouvait à Las Vegas. « Le paquet comporte vingt-cinq cartes, réparties en cinq séries ou symboles. Cinq cartes représentent une étoile, cinq un cercle, cinq une série de lignes ondulées et cinq une croix ou le signe plus. Autrement, elles ont exactement l’aspect de cartes à jouer ordinaires. » Elle tendit le paquet à Barbara Stein, une autre de ses favorites, et lui demanda de dessiner les cinq symboles au tableau noir. « Le principe est que le sujet testé regarde le dos des cartes une à une et essaie de deviner le symbole qui est de l’autre côté. Le test peut être conduit de différentes manières. Parfois, l’expérimentateur jette d’abord un bref coup d’œil à la carte, ce qui permet au sujet de lire la réponse dans sa pensée, s’il en est capable. Ou au contraire, ni l’expérimentateur ni le sujet ne voient la carte à l’avance. Parfois, le sujet a le droit de toucher la carte avant de donner sa réponse. Parfois, il a les yeux bandés. De toute manière, le but recherché est toujours le même : le sujet doit découvrir, en utilisant ses facultés extrasensorielles, le motif d’une carte qu’il ne voit pas. Supposons, Estelle, que notre sujet ne possède aucun pouvoir extrasensoriel, et que ses réponses soient purement le fruit du hasard. Combien de réponses justes pouvons-nous nous attendre à le voir donner à ton avis sur un paquet de vingt-cinq cartes ? »

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