Robert Silverberg - L'oreille interne

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David Selig. Né en 1935 à New York. Juif.
Calvitie précoce. Ex-étudiant en lettres, ex-courtier en valeurs mobilières.
Célibataire. Sans ressources bien définies.
Signes particuliers : néant.
Bref, raté sur toute la ligne.
Et télépathe.
Bientôt ex-télépathe.
Car, en ces beaux jours de 1976, le pouvoir de David Selig décline. Ou plutôt disparaît, revient, semble jouer à cache-cache.
Mais David est sans illusion. Il sait que meurt en lui, irrévocablement, ce pouvoir étrange de lire dans l'esprit des autres, ce pouvoir qui a fait de lui un étranger sur la terre.

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Hé, Dieu ? Tu m’écoutes, Dieu ?

Je ne crois pas que tu m’écoutes. Je crois que tu t’en fous. Dieu, je crois que j’ai été baisé par toi.

Ti-la-li-la-lère. La musique est finie. Les harmonies célestes emplissent la pièce. Tout se fond dans l’unicité. Les flocons tourbillonnent derrière les carreaux. En avant, Schoenberg. Tu as compris, toi, au moins quand tu étais jeune. Tu as saisi la vérité et tu l’as mise sur le papier. J’entends ce que tu dis. Ne pose pas de questions. Accepte. C’est la devise. Accepte. Quoi qu’il t’arrive, accepte.

Judith me dit : « Claude Guermantes m’a invitée à aller faire du ski avec lui en Suisse pendant les vacances de Noël. Je peux laisser le petit chez une amie dans le Connecticut. Mais si tu as besoin de moi, je n’irai pas, Duv. Ça va bien ? Tu te débrouilles ? »

« Bien sûr, ça va. Je ne suis pas paralysé, Jude. Je n’ai pas perdu la vue. Tu peux aller en Suisse, si tu veux. »

« Ce n’est que pour huit jours. »

« Je survivrai, va. »

« À mon retour, j’espère que tu quitteras cet immeuble municipal. Tu devrais venir t’installer plus près de moi. Il faudrait qu’on se voie plus souvent. »

« Peut-être. »

« Je te présenterai même quelques-unes de mes amies, si ça t’intéresse. »

« Magnifique, Jude. »

« Ça n’a pas l’air de t’enthousiasmer. »

« Tu vas trop vite », lui dis-je. « C’est trop à la fois. Laisse-moi le temps de me remettre les idées en place. »

« Très bien. C’est comme si tu commençais une nouvelle existence, n’est-ce pas, Duv ? »

« Une nouvelle existence. Oui. Une nouvelle existence. C’est à peu près ça, Jude. »

La tempête fait rage maintenant. Les voitures disparaissent sous les premières couches blanches. À l’heure du dîner, le bulletin météorologique a annoncé vingt à vingt-cinq centimètres avant demain matin. Judith m’a invité à passer la nuit ici, dans la chambre de bonne. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas le moment de la repousser. Je resterai. Demain matin, nous conduirons Pauly dans le parc, avec sa luge, pour saluer la neige toute neuve. Ça tombe pour de bon, maintenant. C’est si beau, la neige. Cela recouvre tout, cela nettoie tout, cela purifie pour un temps la cité érodée et fatiguée et ses habitants érodés et fatigués. Je ne peux en détacher mon regard. Mon visage est presque collé au carreau. J’ai un verre de brandy à la main, mais j’oublie de le boire tant la neige me tient sous son charme hypnotique.

« Bouh ! » fait quelqu’un derrière moi.

Je sursaute si violemment que le cognac jaillit du verre et éclabousse le carreau. De terreur, je fais volte-face, ramassé sur moi-même, prêt à me défendre. Puis ma peur instinctive retombe, et je me mets à rire. Judith est en train de rire aussi.

« C’est la première fois que j’arrive à te surprendre », me dit-elle. « En trente et un ans, c’est la première fois ! »

« Tu m’as fait une sacrée peur. »

« Cela fait trois ou quatre minutes que je suis là derrière toi, en train de penser des choses à ton intention, pour voir si tu réagis. Mais non, rien. Tu regardais la neige comme si de rien n’était. Alors, je me suis avancée tout doucement et j’ai crié dans ton oreille. Tu as été réellement surpris, Duv. Tu ne feignais pas. »

« Tu croyais que je t’avais menti sur ce qui m’est arrivé ? »

« Non, bien sûr que non. »

« Alors, pourquoi aurais-tu imaginé que je faisais semblant ? »

« Je ne sais pas. Peut-être parce que j’avais un tout petit doute. Maintenant, je n’en ai plus du tout. Oh, Duv, que je suis triste pour toi ! »

« Je t’en prie », dis-je. « Il ne faut pas, Jude. »

Elle pleure, tout doucement. Comme c’est drôle de voir Judith pleurer. Pour l’amour de moi, pas moins. Pour l’amour de moi.

Tout est tranquille maintenant.

Le monde est blanc à l’extérieur et gris à l’intérieur. J’accepte. Je pense que l’existence sera plus paisible. Le silence va devenir ma langue maternelle. Il y aura des découvertes et des révélations, mais pas de bouleversements. Peut-être que plus tard le monde retrouvera un peu de ses couleurs pour moi. Plus tard. Peut-être.

Vivants, nous nous tracassons ; morts, nous vivons. Je tâcherai de garder cela à l’esprit. Je serai de bonne humeur. Dzong. Dzing. Dzoung. Jusqu’à ce que je meure une deuxième fois, salut, salut, salut.

FIN

Notes

1

Dick le fourbe: surnom de Richard Nixon. ( N.d.T.)

2

Allusion à une tradition américaine selon laquelle, les années bissextiles, ce sont les filles qui déclarent leurs sentiments aux garçons. ( N.d.T.)

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