Robert Silverberg - L'oreille interne

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David Selig. Né en 1935 à New York. Juif.
Calvitie précoce. Ex-étudiant en lettres, ex-courtier en valeurs mobilières.
Célibataire. Sans ressources bien définies.
Signes particuliers : néant.
Bref, raté sur toute la ligne.
Et télépathe.
Bientôt ex-télépathe.
Car, en ces beaux jours de 1976, le pouvoir de David Selig décline. Ou plutôt disparaît, revient, semble jouer à cache-cache.
Mais David est sans illusion. Il sait que meurt en lui, irrévocablement, ce pouvoir étrange de lire dans l'esprit des autres, ce pouvoir qui a fait de lui un étranger sur la terre.

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Vendredi. Réveil endolori, migraine, température. Sans doute un accès de fièvre psychosomatique. L’esprit furieux, amer, flagellant sans pitié le corps sans défense. Frissons, suivis de sueurs chaudes, suivies de frissons. Vomissements atroces. Je me sens vidé. La tête bourrée de son. Hélas ! Je suis incapable de travailler. Je gribouille quelques lignes pseudo-lumumbesques et je déchire la page. Malade comme un chien. Enfin. C’est toujours un bonne excuse pour ne pas aller à cette foutue soirée. Je lis mes métaphysiques mineurs. Certains ne sont pas si mineurs que ça : Traherne, Crashaw, William Cartwright. Prenez Traherne, par exemple :

Des Puissances naturelles et pures qui abhorrent la Corruption,
Comme le plus clair Miroir Ou le Cuivre étincelant et sans tache,
De l’Image de leurs Objets d’emblée se revêtaient :
Les Impressions Divines en me parvenant
Entraient sans plus attendre dans mon Ame pour l’enflammer.
C’est la Lumière et non l’Objet
Qui fait le Ciel ; c’est une vue plus claire.
La Félicité
Ne vient qu’à ceux qui ont la vue pure.

J’ai encore vomi après ça. Ne pas interpréter comme une critique. Je me suis senti mieux pendant quelque temps. Il faudrait que j’appelle Judith. Qu’elle me fasse un peu de bouillon de poulet. Oy, veh. Veh is mir.

Samedi. Sans l’aide d’aucun bouillon de poulet, je suis remis et je décide d’aller à la soirée. Veh is mir, au carré. Souvenez-vous, souvenez-vous du six novembre. Pourquoi David a-t-il laissé Judith le sortir de son antre ? Le voyage en subway qui n’en finit pas. Des nègres pleins du vin de leur week-end ajoutent un frisson spécial à l’aventure des transports manhattanesques. Finalement, c’est la station familière de Columbia. J’ai quelques rues à traverser, frissonnant, peu adéquatement habillé pour l’hiver. Claude Guermantes est censé habiter un vieil immeuble résidentiel au coin de Riverside Drive et de la 112 e Rue. J’hésite devant le portail. Une brise froide, amère, m’apporte par-dessus l’Hudson son souffle malveillant chargé de l’odeur des détritus du New Jersey. Les feuilles mortes tournoient dans le parc. À l’intérieur, un portier acajou me reluque d’un œil glauque. « Le Professeur Guermantes ? » Il indique du pouce la cage d’ascenseur. « Septième étage, appartement 7-G. » Je suis en retard ; il est presque dix heures. Le vieil Otis craque et grince. La porte d’acier coulisse. Un poster en sérigraphie proclame le chemin. Non pas qu’il soit vraiment nécessaire. Un rugissement chargé de décibels en provenance de la gauche m’indique l’endroit où se situe l’action. Je sonne. J’attends. Rien. Je resonne. Trop de bruit pour qu’on m’entende. Ah, si j’étais capable de transmettre des pensées au lieu de seulement les capter ! Je m’annoncerais en notes d’airain ! Je sonne encore, un peu plus agressivement. Cette fois, ça y est. On vient me répondre. La porte s’ouvre. Petite brune à l’allure d’étudiante, vêtue d’une sorte de sari orange qui laisse son sein droit – minuscule – découvert. La dernière mode. Elle découvre ses dents dans un sourire joyeux : « Entrez, entrez ! »

Scène de foule. Quatre-vingts, cent personnes, vêtues dans le style Flamboyantes Années 70, réunies par groupes de huit ou dix, se hurlant des choses profondes. Ceux qui n’ont pas de verre à la main sont occupés à se passer des joints : inhalation rituelle, toux frénétique, expiration passionnée. À peine ai-je ôté mon pardessus que quelqu’un me fourre dans la bouche une pipe au fourneau d’ivoire travaillé. « Super-hach », m’explique-t-il. « Vient d’arriver de Damas. Aspire, mon garçon ! » Bon gré, mal gré, j’inspire la fumée et j’en ressens l’effet immédiatement. Mes yeux clignent. « Hein ? » hurle mon bienfaiteur. « N’est-ce pas que ça a le pouvoir d’embrumer l’esprit des hommes ? » Au milieu de cette cohue, mon esprit est déjà assez embrumé comme ça, sans cannabis, rien qu’avec la saturation ambiante. Mon pouvoir semble fonctionner avec une intensité raisonnable ce soir, mais sans grande différenciation des sources, et je reçois involontairement un déluge de transmissions enchevêtrées, un chaos de pensées mêlées. Rien de très clair. Pipe et passeur ont disparu sans laisser de traces, et je me fraie un chemin, groggy, dans une pièce encombrée tapissée du sol au plafond d’étagères pleines de livres. J’aperçois Judith au moment où elle m’aperçoit, et une ligne de contact direct s’établit aussitôt d’elle à moi, extrêmement nette au début, puis perdant peu à peu son intensité : frère, douleur, amour, peur, souvenirs partagés, pardon, oubli, haine, hostilité, mrumnie, fromzbl, zzzhhh, mmm. Frère. Amour. Haine. Zzzhhh.

« Duv ! » s’écrie-t-elle. « Par ici, Duv ! »

Judith est sexy aujourd’hui. Son long corps souple est enveloppé dans un fourreau satiné pourpre qui la moule en faisant ressortir pleinement le bout de ses seins et la faille entre ses fesses. Sur son cœur est nichée une plaque étincelante de jade à bordure d’or, gravée d’un motif complexe. Ses cheveux, libres, flottent glorieusement. Je me sens fier de sa beauté. Elle est entre deux hommes à l’allure impressionnante. D’un côté, Dr. Karl F. Silvestri, auteur des Études sur la physiologie de la thermorégulation. Il correspond grosso modo à l’image de lui que j’avais extraite du cerveau de Judith la semaine dernière chez elle, sauf qu’il est un peu plus vieux que je ne m’y attendais : au moins cinquante-cinq, peut-être plus près de soixante. Plus grand, aussi : dans les un mètre quatre-vingt-dix. J’essaie de me représenter ce grand corps massif au-dessus de la frêle Judith, la compressant de tout son poids, mais je n’y arrive pas. Il a des joues rosées, une expression faciale satisfaite et entière, un regard doux et intelligent. Il irradie vers elle quelque chose d’avunculaire, de paternel même. Je vois pourquoi Judith est attirée par lui : il représente cette puissante image paternelle que le pauvre Paul Selig n’a jamais su être pour elle. De l’autre côté de Judith se trouve un homme que je soupçonne d’être le Professeur Claude Guermantes. Je lui lance une sonde rapide qui me le confirme. Son esprit est du vif-argent, un puits scintillant et miroitant. Il pense en trois ou quatre langues à la fois. Son énergie effrénée m’épuise au premier contact. Il a une quarantaine d’années, un peu moins d’un mètre quatre-vingts, une carrure athlétique. Ses élégants cheveux blond roux sont ondulés en vagues tournoyantes et baroques, et son bouc effilé est impeccablement taillé. Ses vêtements sont d’un style si avancé que le vocabulaire me manque pour les décrire, moi qui ne suis pas au courant des modes. Une espèce de cape de tissu rêche or et vert (de la toile ? de la mousseline ?), une large ceinture de tissu écarlate, un pantalon de satin évasé vers le bas, des chaussures médiévales au bout retourné. Son apparence de dandy et ses attitudes maniérées auraient pu suggérer qu’il était homosexuel, mais il émane de lui une puissante aura d’hétérosexualité. À en juger par la manière dont Judith le regarde, je me demande même s’il n’y aurait pas eu jadis une liaison entre eux. Peut-être qu’elle dure encore. Je n’ose pas utiliser mon pouvoir pour le vérifier. Il y a eu trop de frictions entre Judith et moi à propos de mes atteintes à sa vie privée.

« Je te présente mon frère David », fait Judith.

Silvestri me fait un sourire radieux : « J’ai beaucoup entendu parler de vous, Mr. Selig. »

« Vraiment ? » (J’ai un frère qui est un véritable phénomène, Karl. Croirais-tu qu’il est capable de lire dans l’esprit des gens ? Pour lui, tes pensées sont aussi claires qu’une émission de radio.) Combien Judith lui en a-t-elle révélé sur moi ? J’essaierai de le sonder pour voir. « Mais vous pouvez m’appeler David. Vous êtes le Dr. Silvestri, n’est-ce pas ? »

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